Fidelity
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
4967.69 -1.69% -6.49%

Pictet AM

Perf. YTD
Diversifiés/Flexibles

Cliquer sur un fonds de la sélection H24
Columbia Threadneedle

Perf. YTD
OPCVM Actions

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Perf. YTD
OPCVM Absolute Return

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Mandarine Gestion fête ses 10 ans avec des invités prestigieux…

Publié le

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Mandarine%20Gestion%2010%20ans.jpg

 

 

Mandarine Gestion célébrait ses 10 ans et a décidé de ne pas faire comme d’habitude lors de sa dernière conférence. « On va peu vous parler de gestion cette fois. On va plutôt discuter autour du thème des mutations de la décennie avec nos intervenants très compétents » explique le Président Marc Renaud.

 

 

Quelques phrases du discours d’introduction de Marc Renaud :

 

  • Mandarine Gestion, c’est 35 personnes, 4 milliards € d’encours dont 1 tiers hors de France et un bon équilibre avec environ 50% institutionnel / 50% retail.
  • Nous sommes indépendant et spécialiste des actions européennes. Mais on ne fera pas que cela éternellement.
  • On est de vrais gérants actifs. Nous affichons un grand souci de transparence que nous avons toujours eu. C’est quelque chose de naturel pour nous.
  • Nous affirmons avoir l'audace de la simplicité et on revendique faire de la finance utile.
  • Oui, les marges sont attaquées dans la gestion d'actifs et la concurrence de plus en plus forte ! Mais le fait de ne pas gagner d'argent en reproduisant un indice ne nous gêne pas car ce n'est pas notre métier. Notre métier est de faire de la perf.
  • Les mutations sont profondes mais on n'est pas inquiets. On n’est pas les plus mal outillés pour s’y préparer.
  • Il faut être humble face à ces mutations car on n’est pas des « digital natives ». Mais on s'adapte, on est très actifs et on ne fait pas que regarder.

 

 

3 invités prestigieux sont ensuite intervenus…

 

 

Quelques phrases de Xavier Fontanet, ancien PDG d'Essilor :

 

  • On parle du sujet des chocs technologiques mais il faut savoir que les entreprises mondiales les connaissent déjà depuis longtemps. Chez L’Oréal par exemple, qui a principalement des dépenses marketing, l'entreprise s'est adaptée et Claudia Schiffer a été remplacé par des blogueuses.
  • Les changements géographiques sont capitaux et on les sous-estiment. J'ai fait 4 à 6 voyages en Chine pendant 25 ans et j’ai remarqué que les progrès du peuple chinois sont inimaginables pour nous. Cela va continuer car le talent est immense. Mais ils ont 2 soucis : les problèmes de qualité de produit et la génération cocoonée issue de la politique de l'enfant unique. Je dis à mes petits-enfants : préparez-vous à vous battre contre des Chinois. Ce n'est pas une démocratie comme nous. J'avais voulu traduire Kant en chinois mais ils ont refusé car ce sont des enfants de Confucius. Ce ne sont pas des philosophes mais ce sont des sages. J'ai fait beaucoup de road show à Wall Street et je peux vous dire qu’ils n'ont pas vu la montée de l'Asie. Il ne faut pas la traiter comme étant inférieure. On va voir qui va gagner entre eux et nous mais je suis très admiratif de leur système. Pour moi, une bonne boîte est une boîte forte en Chine, mais aussi au Japon et en Corée.
  • Le deuxième changement majeur, c'est l’évolution de la durée de vie. Quand j'étais tout petit, mon grand-père de 62 ans était un vieillard. Moi à 69 ans, je fais du catamaran et j'espère en faire avec mes arrières petits-enfants.
  • Comment on finance cela ? Pour moi, cela passe par l’actionnariat salarié. Nous avons des milliers de millionnaires chez Essilor. Avec cette épargne, certains ouvriers passent maintenant l'hiver dans leur maison en Thaïlande ou aux Philippines et l'été dans la Meuse.
  • Je pense qu’il faut aligner les retraites sur les résultats du CAC 40. Quand les fonctionnaires sauront que leur retraite dépend de la bonne santé des boites du CAC 40, ça ira un peu mieux.
  • J'ai travaillé pour Bénéteau et Essilor. J'avais un portefeuille qui fait que je devais quitter la France. Mais j'ai décidé de rester. Du coup on se moque de moi mais au moins on m'écoute car je paye autant d'impôts que j'ai de revenus. Et avec cela j'ai décidé de créer une fondation que j'ai abritée sous l'égide de HEC. J'y fais un cours de stratégie d'entreprise qui est 50 ans en avance sur tout ce qu'on apprend habituellement, même à Harvard. Les syndicats devraient regarder ce cours en replay sur internet.
  • Il y 20 ans on disait aux jeunes : « Viens chez Essilor, on va devenir leaders mondiaux ». Aujourd'hui cet argument ne marche pas, il faut que le job ait un sens.
  • Il y a une lutte de communication pour dire que les grandes entreprises font des choses bien. On entend souvent qu'on est des salauds mais ces sociétés sont très en avance. Il faut débaptiser les mots richesse ou fortune à propos de l'épargne a risque. J’ai demandé cette réflexion à l’Académie Française. Du capital à risque, ce n'est pas l’expression d'un sale capitalisme mais un service rendu à la société. On va aussi lancer un jeu de société pour que les enfants apprennent l'économie. Grâce à ce jeu, vous passerez 2h30 exceptionnelles avec votre gosse pour 25 euros.

 



Quelques phrases de Stéphane Mallard, Digital Evangelist :

 

  • Aujourd'hui, une machine est capable de parler au téléphone avec un être humain sans que ce dernier ne s'en rende compte. C'était impensable il y a 3 ans.
  • On a toujours pensé que les emplois détruits avec la disruption seront remplacés par des métiers que l'on ne connaît pas encore. Mais des visionnaires comme Bill Gates ou Elon Musk pensent que ça peut être différent cette fois car on s'attaque directement à ce qui permettait de différencier l’homme de la machine avec l'intelligence artificielle.
  • Les algorithmes peuvent maintenant trouver les manières optimales de réaliser plein de tâches dans plein de domaines différents. Elles ne sont plus programmées mécaniquement mais ont des capacités pour apprendre jusqu'à dépasser l'homme. On participe tous à l'entraînement des algorithmes. On va être leurs parents en améliorant leur expérience.
  • JP Morgan a été capable de réaliser via un algorithme l’équivalent de 360 000 heures de travail par des juristes… en un peu plus d'une seconde. La bonne nouvelle, c’est qu'on est tous dans le même bateau. Tous les métiers sont concernés par cette révolution. Ces algorithmes sont en train de tout changer. Demain vous ne saurez pas si ce que vous lisez a été écrit par un humain. Demain, un assistant personnel intelligent va remplacer tous vos devices (smartphone, tablettes...). Il sera votre banquier, votre médecin, votre conseiller, votre fiscaliste… peut-être même votre ami. L'enjeu de demain pour les entreprises va être non plus de convaincre le client mais l'assistant personnel du client. Il faut être sélectionné par l'environnement comme étant pertinent.
  • L'être humain va perdre de l'expertise et c’est une excellente nouvelle selon moi. Il restera ce sur quoi on est excellent : l'empathie. Vous n'allez dans la plupart des cas pas chez le médecin pour son diagnostic mais parce qu'il vous écoute. Sa valeur est sur la relation. L’expertise apportée par les algorithmes ne sera pas un élément différenciant pour les entreprises car toutes auront accès à cette technologie. La différence se fera sur l'expérience. Prenez Uber, ils n’ont pas cartographié toutes les routes du mondes, ils ont utilisé les cartes Google.
  • La disruption vient toujours de l'extérieur et surprend les acteurs établis. Les disrupteurs se sabordent eux-mêmes pour se disrupter. Lorsque Steve jobs invente l’iPhone, il disrupte son iPod. Les acteurs traditionnels tentent de mieux faire leur métier quand les disrupteurs essayent de le casser pour faire autre chose. Dans la disruption, il ne faut jamais se croire indispensable mais se demander comment soi-même se rendre obsolète. Mais la valeur qui arrive derrière est toujours plus importante que celle qui est détruite.



Quelques phrases de Thierry Marx, chef étoilé et engagé :

 

  • Je viens d'une extraction sociale très modeste avec une scolarité chahutée. Pour les plus vieux ça va vous parler, on m’a orienté vers la filière « mécanique générale ». Mais c’est surtout le cadre du judo qui m’a beaucoup apporté avec les 3 M : Mimétisme, Mémoire et Maîtrise.
  • Je rencontre à 18 ans les Compagnons du Devoir qui m’ont transmis de vraies valeurs. A cette époque, je deviens Pâtissier Chocolatier Glacier. Ensuite, je m'embarque pour 5 années au sein de l’armée. En revenant, je refais ma vie et deviens chef cuisinier. Depuis, j’ai eu 2 étoiles au Guide Michelin. C’est bien… mais pour un gamin qui sort de la cage d'escalier, il y en a 1000 qui restent !
  • Après un article de Libération en 2005 titré « Ceinture noire et cordon-bleu », la télévision s’intéresse à moi et Envoyé Spécial me consacre 52 minutes. Après cette émission, j'ai voulu remettre des passerelles dans les quartiers en créant des formations professionnelles.
  • Une formation standard en cuisine, c’est 2 ans à 550 euros par mois. Quand vous dîtes ça à un jeune, ça ne lui donne pas envie. La formation que l’on propose dure 12 semaines et elle est gratuite… Pas vraiment en fait car la monnaie d'échange est le RER : Rigueur Et Régularité. L'engagement que l’on demande est de regarder droit en avant en lâchant la main du passé.
  • On va dans les quartiers et la moyenne scolaire, on s'en fout. Ce qui nous intéresse est la posture. On a un taux de retour à l'emploi de 95% pour des personnes qui étaient perdues. On a enclenché cela dans les métiers de la cuisine du service et du sport. Depuis, il y a eu 11 créations d’entreprises par des gens qui étaient en précarité. En quelque sorte, on a disrupté le CAP Cuisine.
  • Notre financement, c’est 80/20 : 80 % de fonds privés et 20% de fonds d'État. Mais l’État est arrivé un peu après. Un des premiers à nous avoir aidé était Christophe de Margerie, l’ex PDG de Total. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit « Vous voulez quoi, de l’argent je parie ? ». Je lui ai répondu que non, je voulais un réseau. Ça lui a plu alors il m’a amené dans une fête organisée à Monaco où il ne m’a pas lâché de la soirée. Il m’a demandé « Vous connaissez le CAC 40 ? Tenez, ils sont tous là allez leur montrer votre projet ! » Quelque mois avant sa disparition, il m’a confié avoir accepté de m’aider car il s’agit d’un projet environnemental qui aide la société.

 


Pour en savoir plus sur Mandarine Gestion, cliquez ici.


@H24Finance
BNP Paribas
Pictet AM

Buzz H24


Pictet AM

Perf. YTD
OPCVM PEA

Cliquer sur un fonds de la sélection H24
Columbia Threadneedle

Perf. YTD
OPCVM Obligations Convertibles

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Columbia Threadneedle

Perf. YTD
OPCVM Obligations

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Powered by Morningstar


Fidelity