CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7726.2 +0.79% -5.19%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
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IAM Space 13.09%
Templeton Emerging Markets Fund 8.72%
Pictet - Clean Energy Transition 7.43%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 7.01%
SKAGEN Kon-Tiki 5.88%
GemEquity 5.36%
Longchamp Dalton Japan Long Only 5.16%
HMG Globetrotter 4.43%
Aperture European Innovation 4.40%
Sycomore Sustainable Tech 2.54%
Groupama Global Active Equity 2.26%
Mandarine Global Transition 1.94%
EdR SICAV Global Resilience 1.65%
Piquemal Houghton Global Equities Grand Prix de la Finance 1.59%
BNP Paribas Aqua 1.13%
Thematics Water 0.85%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 0.60%
Athymis Industrie 4.0 0.49%
Groupama Global Disruption -0.55%
JPMorgan Funds - Global Dividend -0.76%
Carmignac Investissement -1.51%
DNCA Invest Sustain Climate -1.54%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund -1.82%
FTGF Putnam US Research Fund -1.85%
Palatine Amérique -1.95%
BNP Paribas US Small Cap -1.97%
DNCA Invest Strategic Resources -2.12%
JPMorgan Funds - America Equity -2.52%
Fidelity Global Technology -2.69%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance -3.22%
Franklin Technology Fund -3.32%
CM-AM Global Gold -3.32%
AXA Aedificandi -3.39%
Echiquier Global Tech -3.65%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance -3.69%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology -3.80%
H2O Multiequities -4.01%
Pictet-Robotics -4.10%
CPR Invest Global Gold Mines -4.45%
Sienna Actions Internationales -4.73%
Thematics AI and Robotics -5.65%
Thematics Meta -5.73%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -5.94%
Candriam Equities L Oncology -6.15%
Echiquier World Equity Growth -6.16%
EdR Fund Healthcare -6.18%
Mirova Global Sustainable Equity -6.30%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -6.74%
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Athymis Millennial -6.94%
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Ofi Invest Grandes Marques -7.29%
Auris Gravity US Equity Fund -7.80%
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Square Megatrends Champions -7.89%
GIS Sycomore Ageing Population -8.18%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -9.12%
Pictet - Digital -10.11%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance -10.98%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Le compte à  rebours de Carmignac...

 

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Didier Saint-Georges

 

 

Près de dix années d’interventions hors normes sur les marchés financiers par les Banques centrales légitimaient l’irrationnel. Peu importait pour les investisseurs le cycle de croissance économique, le rythme d’inflation, voire les valorisations et la concentration des risques puisque c’étaient les achats de dettes souveraines par les Banques centrales qui étaient décisifs pour le prix des actifs financiers. En comprimant de façon délibérée et programmée les taux d’intérêt, l’action des Banques centrales écrasait la volatilité, et soutenait par effet d’éviction le resserrement des écarts de crédit et la hausse des marchés d’actions. Peu importait aussi que le régime de rigueur budgétaire imposé aux gouvernements après la grande crise financière de 2008 encourageât un déséquilibre de l’enrichissement général très en faveur des porteurs d’actifs financiers, plutôt que des salariés. On sait combien cette divergence a contribué à l’apparition ces deux dernières années de mouvements de rébellion politique des deux côtés de l’Atlantique, contestant l’ordre économique libéral et s’employant à ce que les gouvernements relâchent enfin les cordons de la vertu financière.

 

Le récent défi politique jeté par les partis antisystèmes italiens à la discipline de l’Union européenne peut ainsi s’entendre comme l’une des nombreuses résonnances locales du syndrome de l’« America First ». Elle est déjà source de stress pour les marchés, qui ont accumulé par leur concentration consensuelle sur les mêmes risques « sponsorisés » par les Banques centrales un niveau de fragilité élevé. Mais pour l’instant la croissance économique globale demeure satisfaisante, les résultats des entreprises enviables, et les politiques des Banques centrales toujours très accommodantes. Ce contexte constitue toujours un filet de sécurité apaisant pour les investisseurs.

 

Le test de solidité des marchés en grandeur réelle – et, par la même occasion, des gestions actives – interviendra quand le soutien des facteurs économiques et monétaires refluera. Or les premiers signes d’un affaiblissement du cycle économique et de la sollicitude des Banques centrales sont désormais tangibles.

 

Le compte à rebours a commencé.


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Cette fois, ce n’est pas différent

 

Les principaux indicateurs économiques parus au cours du mois de mai confirment notre message d’un ralentissement prochain du cycle de croissance globale, que nous rappelions dans la Carmignac’s Note du mois de mai « Sous la furie, le cycle ». En dépit de la réforme fiscale Trump, l’investissement n’accélère toujours pas aux États-Unis et le rythme de croissance de la consommation a commencé de baisser. En zone euro, bien qu’encore à un bon niveau, les indicateurs d’activité économique se sont clairement essoufflés ces deux derniers mois. Il en va de même au Japon.

 

Et cette fois, ce message d’approche de fin de cycle se retrouve pour l’investisseur dans des symptômes « classiques », qu’on n’avait néanmoins plus guère constatés pendant près de dix ans de distorsions des marchés par les Banques centrales. En effet, non seulement les actions des entreprises cycliques, industrielles, et endettées ont accusé une sous-performance notable depuis le début de l’année, mais aussi les premières tensions sur les prix sont apparues, et les anticipations d’inflation ont été relevées par les économistes, au moins aux États-Unis, entraînant une tension sur les marchés obligataires.

 

 

Les États-Unis en francs-tireurs


Ce n’est pas seulement en matière de commerce extérieur et de géopolitique que les États-Unis prennent de grandes libertés avec l’orthodoxie.

 

Les ambitions budgétaires du président Trump s’accompagnent logiquement de besoins de financement fortement accrus pour l’État fédéral, au moment même où la Banque de réserve inverse le sens de ses interventions, en réduisant la taille de son bilan, au lieu de l’augmenter par l’acquisition d’obligations du Trésor américain comme elle l’avait fait de 2009 à 2015. Nul doute que cette conjonction malheureuse prend aussi une part non négligeable dans la hausse des taux d’intérêt américains.

 

De l’autre côté de l’Atlantique, en revanche, la Banque centrale européenne est demeurée fortement acheteuse des dettes souveraines européennes en dépit de l’embellie économique et, point essentiel, les pays de la zone euro se sont tenus jusqu’à présent sur une ligne vertueuse de réduction des déficits. Il s’est ensuivi des taux d’intérêt à dix ans en Allemagne jusqu’à 2,5% plus bas qu’aux États-Unis et, jusqu’au coup de tonnerre politique italien, une remarquable poursuite de la convergence des taux entre pays de la zone.

 

 

La vertu sous tension


Après les craintes sur la zone euro qui étaient nées en 2016 de la présidentielle américaine et du vote britannique sur le Brexit, l’élection en 2017 du président Macron avait mis au moins en sursis les tensions centrifuges au sein de la zone euro. En effet, en étant élu sur un programme visant à réformer non seulement l’économie française mais aussi la gouvernance européenne, le président français offrait in extremis une alternative crédible à l’aventure du retour en arrière.

 

Un an plus tard, le projet d’une sortie de l’euro n’est plus explicitement brandi par aucun parti, fût-il souverainiste, et les difficultés que rencontre la Grande-Bretagne dans la négociation de son Brexit n’incitent a priori guère aux vocations schismatiques. Aussi, l’activité économique de tous les pays de la zone euro est-elle aujourd’hui soutenue. Mais les braises des programmes de rupture sont encore chaudes. L’opinion publique demeure partout encore largement divisée, et une partie importante reste sensible aux appels à se libérer des contraintes de la vertu budgétaire, dans l’esprit d’un enrichissement mieux partagé, mais aussi sur l’autel du « My country first ».

 

 

L’embellie économique a masqué la persistance des faiblesses structurelles en zone euro

 

Ces sources de tension sont particulièrement présentes aujourd’hui en Italie, non seulement en raison d’un système politique chroniquement instable, mais aussi du fait du talon d’Achille structurel que constitue une économie composée en grande part d’entreprises de petites tailles, certes souvent dynamiques, mais mal équipées pour investir dans l’innovation et la productivité. Faute d’investissements suffisants depuis vingt ans, que découragent également la lourdeur des réglementations et la pression fiscale, le niveau moyen des revenus disponibles en Italie est aujourd’hui encore inférieur à son niveau d’avant crise, et les inégalités sont demeurées particulièrement élevées.

 

Mais la problématique italienne est révélatrice d’une fragilité plus générale de la zone euro. À l’abri d’une Banque centrale très protectrice et, récemment, d’une conjoncture économique porteuse, quelques réformes structurelles ont certes été entreprises – dès 2011 en Italie, par exemple, beaucoup plus récemment en France. Mais ces réformes n’ont pas encore rendu les économies suffisamment compétitives ni les États moins endettés. Si bien que les marges de manœuvre budgétaires sont toujours très modestes, et s’avéreraient très insuffisantes encore pour juguler un ralentissement économique aujourd’hui. Les marchés traiteraient encore un recours au soutien budgétaire pour stabiliser des économies en ralentissement comme une détérioration problématique de solvabilité.

 

L’épisode italien récent a en quelque sorte brutalement rappelé que les dettes souveraines périphériques peuvent vite redevenir des actifs traités comme des obligations privées, dont l’analyse de crédit préside aux rendements exigés par les investisseurs. Vient renforcer cette vulnérabilité le constat que les réformes institutionnelles de l’Union européenne ne sont pas davantage abouties. La zone euro est encore loin de s’être accordée sur la mise en place d’un budget européen qui puisse pallier les contraintes des budgets nationaux en cas de besoin. Par conséquent, un ralentissement économique en Europe prochainement rencontrerait peu de facteurs stabilisateurs sur sa route, et la dynamique de convergence des dernières années risquerait d’achopper douloureusement sur la réalité économique.

 

Les prochains mois vont donc être décisifs pour l’allocation d’actifs. Cela faisait de longues années qu’établir le juste diagnostic macro-économique n’avait pas revêtu une telle importance pour la gestion active.

 

 

Achevé de rédigé le 04/06/2018.

 

 

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ACTIONS PEA Perf. YTD
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Arc Actions Rendement 1.72%
Chahine Funds - Equity Continental Europe -0.41%
JPMorgan Euroland Dynamic -0.65%
Ginjer Detox European Equity -0.93%
Indépendance Europe Mid -1.64%
HMG Découvertes -2.39%
Maxima -2.63%
Tailor Actions Entrepreneurs -2.85%
Groupama Opportunities Europe -3.11%
Indépendance France Small & Mid Grand Prix de la Finance -3.43%
Gay-Lussac Microcaps Europe -3.53%
Mandarine Premium Europe -3.71%
BDL Convictions Grand Prix de la Finance -4.05%
CPR Invest - European Strategic Autonomy -4.19%
Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe -4.46%
Tikehau European Sovereignty -4.49%
IDE Dynamic Euro -4.55%
Sycomore Europe Happy @ Work -4.59%
Axiom European Banks Equity -4.78%
Pluvalca Initiatives PME -5.10%
Mandarine Europe Microcap -5.38%
Fidelity Europe -5.79%
Tocqueville Euro Equity ISR -5.81%
Amplegest Pricing Power Grand Prix de la Finance -5.87%
Sycomore Sélection Responsable -6.09%
INOCAP France Smallcaps -6.17%
VALBOA Engagement -6.39%
DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe Grand Prix de la Finance -6.41%
Tocqueville Value Euro ISR -6.48%
Moneta Multi Caps Grand Prix de la Finance -6.68%
Tocqueville Croissance Euro ISR -7.15%
LFR Inclusion Responsable ISR -7.80%
Alken European Opportunities -7.80%
Uzès WWW Perf -7.82%
Tailor Actions Avenir ISR -8.14%
Lazard Small Caps Euro -8.34%
ODDO BHF Active Small Cap -8.63%
R-co 4Change Net Zero Equity Euro -8.80%
Echiquier Major SRI Growth Europe Grand Prix de la Finance -8.84%
Mandarine Unique -9.14%
VEGA Europe Convictions ISR -9.41%
Europe Income Family -9.66%
VEGA France Opportunités ISR -9.83%
DNCA Invest SRI Norden Europe -9.85%
Dorval Drivers Europe -9.86%
EdR SICAV Tricolore Convictions Grand Prix de la Finance -12.46%
Groupama Avenir PME Europe Grand Prix de la Finance -13.44%
OBLIGATIONS Perf. YTD
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Amundi Cash USD 2.19%
LO Funds - Short-Term Money Market CHF 1.87%
Templeton Global Total Return Fund 1.46%
IVO EM Corporate Debt UCITS Grand Prix de la Finance 0.27%
Axiom Short Duration Bond 0.20%
Axiom Emerging Markets Corporate Bonds 0.02%
IVO Global High Yield -0.01%
IVO EM Corporate Debt Short Duration SRI -0.10%
M&G (Lux) Emerging Markets Bond Fund -0.12%
M International Convertible 2028 -0.21%
Franklin Euro Short Duration Bond Fund -0.27%
Income Euro Sélection -0.47%
DNCA Invest Credit Conviction -0.56%
Axiom Obligataire Grand Prix de la Finance -0.59%
Ofi Invest Alpha Yield -0.70%
Hugau Obli 1-3 -0.71%
Ostrum SRI Crossover -0.75%
Carmignac Portfolio Credit -0.75%
R-co Conviction Credit Euro Grand Prix de la Finance -0.79%
Lazard Euro Short Duration Income Opportunities SRI -0.79%
SLF (L) Bond 12M -0.80%
EdR SICAV Short Duration Credit -0.82%
BNY Mellon Global Short-Dated High Yield Bond Fund (EUR) -0.86%
Mandarine Credit Opportunities -0.89%
Hugau Obli 3-5 -0.90%
Ostrum Euro High Income Fund -1.14%
Lazard Credit Fi SRI -1.17%
Auris Euro Rendement -1.17%
Sycoyield 2030 -1.31%
EdR SICAV Financial Bonds -1.32%
Omnibond -1.36%
Tikehau European High Yield -1.41%
Jupiter Dynamic Bond -1.53%
Tailor Crédit Rendement Cible -1.54%
La Française Credit Innovation -1.55%
EdR Fund Bond Allocation -1.61%
Tikehau 2031 -1.66%
EdR SICAV Millesima 2030 -1.68%
LO Fallen Angels -1.81%
Eiffel High Yield Low Carbon -1.92%
Eiffel Rendement 2030 -2.20%
Lazard Credit Opportunities -2.62%
CPR Absolute Return Bond -2.90%
H2O Multibonds Grand Prix de la Finance -6.35%