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« L’essentiel des rebonds se fait sur les secteurs massacrés qui ont été les plus impactés par la baisse de l’année dernière…»

Publié le

Entretien avec Michel Saugné, co-Directeur de la gestion de Tocqueville Finance.

 

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Michel Saugné


 

H24 : Les marchés ont été pénalisés en 2018 par la baisse du prix du pétrole, le ralentissement chinois dû aux tensions avec les États-Unis, le choc de confiance en Italie, le Brexit et la crise des gilets jaunes en France. En ce début d’année, quelles sont les craintes les plus présentes ?

 

Michel Saugné : Pour revenir sur 2018, nous avons été surpris négativement avec la même intensité que nous l’avions été positivement en 2017. En 2017, personne n’avait prévu le rebond conjoncturel mondial avec une synchronisation de toutes les économies développées et émergentes. En 2018, les acteurs n’avaient pas anticipé un tel ralentissement des échanges commerciaux. L’économie européenne, par son statut de grande exportatrice, a particulièrement souffert.

 

De fait, notre grosse épine dans le pied, ce sont les tensions avec la Chine et, de manière plus générale, la perspective potentielle d’une démondialisation des échanges.

 

 

H24 : Le Brexit ne constitue-t-il pas également un risque majeur ?


Michel Saugné : Quelle surprise négative pouvons-nous avoir que nous n’ayons pas déjà en tête ? L’un des principaux risques serait que nous ayons finalement un Brexit non négocié sans accord, avec une sortie sans ménagement, brutale de l’Union européenne. L’hypothèse retenue par les observateurs serait un report de la sortie du Royaume-Uni, peut-être d’un an. Toutefois, rien n’est acquis car, pour cela, il faut une approbation unanime des 27 pays de l’Union européenne.

 

Il est vrai que c’est flou mais c’est une épée de Damoclès parmi d’autres.

 

 

H24 : Quelles sont les autres ?

 

Michel Saugné : Il y a aussi les interrogations liées au resserrement des politiques monétaires. Le vrai risque serait que la Fed fasse la hausse de taux de trop, alors même que l'économie américaine serait en train de se retourner.

 

 

H24 : Ce scénario est-il probable ?

 

Michel Saugné : Nous verrons, mais un message positif a été délivré à travers les déclarations multiples des membres de la Fed, indiquant qu’il ne fallait pas être dogmatique et qu’il y avait une possibilité d’amender le programme de hausses des taux en cas de changement de configuration de la conjoncture américaine.


 

H24 : La BCE tient-elle le même discours ?

 

Michel Saugné : Oui, sauf que la BCE est encore en phase d’assouplissement monétaire. Idem en Chine qui relance à tout va et au Japon. La pire des choses serait que l’on se retrouve dans une récession économique mondiale avec des politiques monétaires qui n’auraient pas été normalisées. Quand on a une récession économique, il y a deux leviers pour s’en sortir : le budgétaire et le monétaire.

 

Le souci aux États-Unis est que l’aspect budgétaire a été fortement rogné par la politique de Trump. Si vous regardez les autres principaux pays développés, ils n’ont jamais été aussi endettés donc il ne reste que le levier monétaire. En Europe, le pire serait donc l’arrivée d’une récession car aujourd’hui nous n’avons aucun levier.

 

 

H24 : Chez Tocqueville Finance, comment gérez-vous vos portefeuilles ?

 

Michel Saugné : En début d’année, nous étions circonspects, en nous méfiant de la saison des résultats du 4ème trimestre 2018. Or, certains titres se sont redressés, après avoir publié des résultats en demi-teinte, ce qui sous-entendrait que beaucoup de mauvaises nouvelles sont intégrées par les marchés. C’est un point plutôt encourageant.

 

Toutefois, l’essentiel des rebonds se fait sur les secteurs ou les valeurs massacrés qui ont été les plus impactés par la baisse de l’année dernière. Est-ce juste un soulagement à court terme ou existe-t-il vraiment des points d’entrée à plus long terme ? Nous nous posons la question… La visibilité est très faible.

 

Concrètement, le mot d’ordre est de garder des portefeuilles équilibrés en termes de style (entre les cycliques et les défensives). De fait, il faut privilégier les histoires spécifiques et le stock picking.


 

H24 : Les petites et moyennes valeurs ont particulièrement souffert… N’est-ce pas tentant pour un investisseur de revenir ?

 

Michel Saugné : C’était tentant en décembre. Néanmoins, les valeurs les plus massacrées l’année dernière ont déjà largement rebondi. Nous avons donc tendance à alléger ces titres et nous réallouons sur des petites et moyennes capitalisations qui se sont beaucoup moins reprises et sur lesquelles nous avons des fondamentaux qui restent solides et attractifs.

 

 

H24 : Pour être prudent, vous intéressez-vous aussi aux valeurs de rendement ?

 

Michel Saugné : Notre façon d’aborder le rendement est un peu spécifique. Nous nous focalisons sur les sociétés qui ont la capacité de faire croître leurs dividendes sur longue période car nous estimons que c’est un gage de bonne gestion financière et de qualité du modèle d’entreprise sur la durée. Nous ne sommes pas focalisés sur les rendements élevés. Les sociétés qui offrent les rendements les plus élevés vont appartenir à des secteurs défensifs, comme les télécoms, les services aux collectivités, l’immobilier, les concessions… Or, ces valeurs ont très fortement surperformé sur le second semestre 2018 par rapport au reste du marché.

 

Donc je suis extrêmement prudent sur ce compartiment de la cote aujourd’hui. Il faut en avoir en portefeuille mais ce n’est pas le moment de rentrer.


 

H24 : Dernière question : regardez-vous les valeurs vertes ?

 

Michel Saugné : Notre ambition est de tenir compte de plus en plus des paramètres ESG dans notre manière d’aborder la gestion, sachant que notre maison mère, LBPAM, est en pointe sur ce sujet avec un objectif d’être 100 % ISR en 2020. Toutefois, notre approche de la gestion, notre philosophie et notre positionnement sont assez particuliers car nous sommes une maison multi-caps et les petites et moyennes capitalisations sont peu couvertes sur ces problématiques et beaucoup de paramètres restent encore à défricher.

 

Cependant, nous avons un fonds, Tocqueville Megatrends, dont l’un des thèmes majeurs est la transition énergétique. L’un des objectifs de ce fonds est de proposer à nos investisseurs de participer à ces changements en investissant sur des entreprises européennes de taille moyenne qui ne sont pas forcément connues du grand public, mais qui font la révolution énergétique et la révolution des pratiques dans la durée. Nous avons par exemple en portefeuille des sociétés spécialisées sur la technologie des véhicules électriques, sur la génération d’énergies vertes, ou en transition d’énergie fossile vers les énergies vertes. Nous avons également des ultra-spécialistes qui vont s’attaquer à une partie du cycle en question, comme les semi-conducteurs qui vont permettre de mieux gérer les flux sur les énergies renouvelables.

 

 

Pour en savoir plus sur les fonds Tocqueville Finance, cliquez ici.


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