Montpensier
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
5346.94 +0.57% +12.98%

Cogefi

Perf. YTD
Diversifiés/Flexibles

Cliquer sur un fonds de la sélection H24
Inocap Gestion

Perf. YTD
OPCVM Actions

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Perf. YTD
OPCVM Absolute Return

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

On comprend pourquoi cet Homme est le PDG d'une telle société…

Publié le

Sycomore AM accueillait à sa conférence annuelle un capitaine d’industrie exceptionnel : Jean-Pascal Tricoire, Président de Schneider Electric.

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Sycomore%20Schneider%20Tricoire.jpg

 

 

« C’est l’un des patrons les mieux placés pour parler des transformations mondiales » note le co-fondateur de Sycomore Cyril Charlot, qui a mené l’échange avec l‘invité du jour.

 


L’échec du "produire plus pour gagner plus"

 

Schneider Electric se veut une société très simple : elle a pour mission de fournir des technologies permettant de réaliser plus tout en consommant moins. « On m'a prêté les clés de la direction du groupe il y a 15 ans avec un chiffre d’affaires de 8 milliards €. Aujourd'hui c'est 26 milliards. Nos concurrents ont fondu en choisissant un modèle totalement différent qui est le "produire plus" » estime Jean-Pascal Tricoire.

 

A son arrivée, il a au contraire choisi de miser l'avenir de l’entreprise sur la convergence des nouvelles énergies et du digital. Son déclic ? L’échec en 2001 de l’OPA sur Legrand suite au refus de la Commission Européenne. « L’entreprise était un peu sonnée. Je l’ai pris dans la figure et le message est qu'on devait aller chercher notre croissance en dehors de France et même en dehors d'Europe » confie le patron de Schneider Electric. Le CA a depuis été multiplié par 9 en Asie, la moitié des collaborateurs y travaillent aujourd’hui et 45% du CA provient des marchés émergents.

 

Ayant vécu en Afrique et en Chine, il a été marqué par le fait qu'on ne pouvait plus fonctionner sur le même modèle. « Il faut que l’on fasse tout ce que l'on fait dans nos vies avec une efficacité multipliée par 3. C'est simple car les technologies existent déjà » affirme-t-il.


 

La Chine reste incontournable dans ce monde toujours plus globalisé

 

Jean-Pascal Tricoire décrit un monde encore très colonial au tournant du siècle. Presque 20 ans après, il considère que nous sommes dans un monde multipolaire qui ne reconnaît plus un modèle unique comme modèle cible. L’entreprise a su s’adapter à ce constat et a fait disparaître la notion de siège avec une tour d'ivoire inadaptée en inscrivant ses leaders partout dans le groupe. « On a vécu la globalisation dans nos tripes. Mon équipe de direction est répartie dans de multiples endroits » explique Jean-Pascal Tricoire, lui-même basé à Hong-Kong.


Il regrette cependant d’être une société mal comprise en France car atypique : une présence très locale et une forte internationalisation. « Certains pensent que l'on a atteint les limites de la globalisation » lui fait remarquer Cyril Charlot, en référence à la guerre commerciale et aux inquiétudes sur la Chine.

 

Si Jean-Pascal Tricoire reconnaît un renfermement de beaucoup de communautés, il constate que le monde n'a jamais été aussi global et qu’il s’agit d’une chance. « Célébrons tous les jours la globalisation ! En termes de paix et de liberté, ça a été une des plus grandes conquêtes » assure-t-il, préférant néanmoins le terme de « multi-localisation ».

 

Fin connaisseur de la Chine (il s’y rend au moins 2 fois par mois), il dresse le portrait d’une économie très domestique, où certes il n’attend pas la même croissance qu’auparavant, mais qui dispose encore de ressorts car énormément de zones du pays restent à développer. Et le pays autrefois tiré par le low-cost est aujourd'hui axé sur la haute qualité : « Cette nouvelle Chine n’a qu’un mot à la bouche : l’innovation. Vous avez aujourd’hui la Silicon Valley à l’EPO ! » s’enthousiasme le patron français.

 

 

L’importance du Digital

 

Autre choix fort de Jean-Pascal Tricoire, la transformation digitale avec un segment passé de 5% à 45% du CA. S’il était difficile de passer à côté de ces enjeux durant les dernières années, le boss de Schneider Electric assure que nous ne sommes qu’au début de l’histoire et qu’il faut encore s’attendre à de grandes révolutions : « Le 1er épisode de l’internet était la communication entre personnes On lisait nos mails et on consultait les journaux. 20 ans après, cela a tout modifié. Or, il n’y a que 5 ans que l’internet des objets a commencé donc on en est au même stade que pour la communication par internet durant le milieu des années 90. »

 

Il est également revenu sur le rachat en 2017 du britannique Aveva dans l’optique de créer un leader des logiciels industriels. S’il savait il y a 15 ans où il voulait aller, Jean-Pascal Tricoire admet ne pas avoir imaginé à l’époque avoir une pure société de software. Avec cette acquisition à hauteur de 60%, il voulait une structure qui agisse comme une start-up. « A un moment, il faut se dire qu’on ne peut y arriver au sein du vaisseau amiral et qu’il vaut mieux lancer une vedette rapide » explique-t-il.

 

Sans doute un beau modèle d'acquisition qui peut inspirer une industrie comme la gestion d’actifs ;)

 

 

Comme chez Sycomore AM, « Human is Capital » chez Schneider Electric

 

Schneider Electric compte plus de 142 000 collaborateurs. « Mais comment gère-t-on autant de monde ? » s’interroge Cyril Charlot. En réponse, la société se veut être la plus inclusive de l'industrie avec une forte diversité homme/femme, origine et nationalité... « On est une espèce de tour de Babel qui adore travailler ensemble. Je suis d’origine rurale avec des communautés très solidaires et l'urbanisation a tué cela. Quand on l'oublie, ça donne des manifestations de gilets jaunes » regrette Jean-Pascal Tricoire.

 

Selon lui, les grandes sociétés ont tendance à déshumaniser et il est attaché à décentraliser pour que les personnes se sentent responsables. Quand les gens viennent chez Schneider et s'attendent à un fonctionnement très hiérarchique, cela ne fonctionne donc pas.

 

Avec une telle dispersion des équipes dans les différents pays, Jean-Pascal Tricoire insiste sur l’importance d’avoir un solide système de valeurs. L’entreprise se donne des objectifs de transformation au même titre que des objectifs sur la partie financière. Aujourd’hui, elle est la 5ème boîte au monde dans laquelle les fonds ISR sont investis. « Quand vous arrivez à faire les choses de manière plus durable, vous pouvez aussi faire beaucoup d'argent » confirme le dirigeant.

 


Pour en savoir plus sur Sycomore AM, cliquez ici.


@H24Finance
Kirao AM
Cogefi

Buzz H24


Cogefi

Perf. YTD
OPCVM PEA

Cliquer sur un fonds de la sélection H24
Inocap Gestion

Perf. YTD
OPCVM Obligations Convertibles

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Inocap Gestion

Perf. YTD
OPCVM Obligations

Cliquer sur un fonds de la sélection H24

Powered by Morningstar


Montpensier