| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 7706.87 | -0.25% | -5.56% |
| Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds | |
| Pictet TR - Sirius | 3.82% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 3.16% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 3.16% |
| RAM European Market Neutral Equities | 2.05% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 1.89% |
| Pictet TR - Atlas | 1.01% |
| Sapienta Absolu | 0.88% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.42% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.40% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.38% |
| Schelcher Optimal Income | 0.18% |
BDL Durandal
|
-0.36% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
-0.60% |
| H2O Adagio | -0.71% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | -1.06% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | -1.11% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -1.36% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -1.87% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | -2.15% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | -3.23% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -4.05% |
Exane Pleiade
|
-4.49% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | -4.54% |
| MacroSphere Global Fund | -9.14% |
« Perdue de vue » : Le premier édito de la Financière de l'Echiquier sans Didier Le Menestrel...

Olivier de Berranger
Le 6 août 1979, Paul Volcker s’installe dans son nouveau bureau du Marriner S. Eccles Building à Washington. Il vient d’être nommé président de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, avec une mission claire, combattre l’inflation. Il faut dire que cette année-là, la hausse des prix atteindra plus de 13% aux Etats-Unis et qu’elle s’étendra à tout le monde développé.
Influencé par l’Ecole de Chicago et la pensée de Milton Friedman, sa recette fut simple : augmenter les taux d’intérêt bien au-dessus du niveau de l’inflation, rendre ainsi prohibitif le coût "réel" de la dette et briser la spirale hausse des prix/hausse des salaires. Ce remède de cheval, qui porte les taux de la Fed à 20% en mars 1980, provoquera une grave récession en 1982-1983. Il fera également retomber la hausse des prix autour de 3% dès 1983. L’inflation était vaincue, et surtout, entreprises et ménages furent convaincus dans leur comportement d’investissement, d’achat ou d’épargne que la banque centrale gardait la main.
Aujourd’hui, le doute s’installe, mais à l’inverse. Ainsi, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a un objectif de glissement annuel des prix proche de 2,0%, ce taux n’a plus été atteint, hors alimentation et énergie, depuis 2002. Pis, la moyenne depuis 10 ans dépasse péniblement 1%. Même constat aux Etats-Unis, alors que ce pays fête 10 années de croissance ininterrompue et de baisse historique du chômage. Pourtant, que n’avait-on entendu sur les risques de dérapage incontrôlé des prix qu’engendreraient à coup sûr les politiques non conventionnelles de l’ensemble des banques centrales après la grande crise de 2008 !
La compétition mondiale, le surinvestissement chinois, la globalisation des échanges, l’automatisation et la robotisation, le vieillissement de la population du monde développé, le faible pouvoir de négociation salariale sont autant de facteurs qui expliquent l’atonie persistante de la dynamique des prix.
L’inflation aurait-elle définitivement disparu ? C’est ce que semble croire le marché obligataire puisque près de 50% du stock, pourtant historiquement très élevé, d’emprunts d’Etat européens délivre un taux de rendement négatif. Au niveau mondial, ce sont même 10 000 milliards d’obligations d’Etat qui détruisent tous les jours du capital. Si un redémarrage immédiat et brutal de la hausse des prix est exclu, confier la totalité de son épargne à des Etats impécunieux semble risqué.
Alors que la saison de publications des résultats d’entreprises bat son plein, leur capacité de résistance et d’adaptation méritent, encore et toujours, qu’on s’y intéresse. Même si un peu moins de 30% des entreprises européennes ont publié leurs chiffres du premier trimestre, la moitié environ dépasse les attentes de résultats et/ou de chiffre d’affaires. Une dynamique plus établie de croissance et de hausse de prix aurait rendu ce tableau encore meilleur. Un retour vers une inflation plus raisonnable, plus normative, ne serait pas pour les entreprises une mauvaise nouvelle.
Une chose est sûre, c’est que le jour où l’inflation se réveillera, l’investisseur en actions sera à long terme mieux protégé que l’investisseur en obligations souveraines, qui se demandera par quel aveuglement il a pu accepter durablement des rendements infinitésimaux.
Olivier de Berranger
Pour en savoir plus sur les fonds de La Financière de l'Echiquier, cliquez ici.
Votre agenda pour les jours à venir...
Voici vos événements pour les deux prochaines semaines du 23 mars au 2 avril 2026.
Publié le 23 mars 2026
Publié le 23 mars 2026
Buzz H24
| Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds | |
| M Climate Solutions | 3.73% |
| Regnan Sustainable Water & Waste | -0.26% |
| La Française Credit Innovation | -1.55% |
| Storebrand Global Solutions | -2.22% |
| Triodos Impact Mixed | -2.30% |
| Echiquier Positive Impact Europe | -3.10% |
| Triodos Global Equities Impact | -3.71% |
| Dorval European Climate Initiative | -4.48% |
| Triodos Future Generations | -4.88% |
| EdR SICAV Euro Sustainable Equity | -5.37% |
| BDL Transitions Megatrends | -6.18% |
| Ecofi Smart Transition | -7.22% |
Palatine Europe Sustainable Employment
|
-7.52% |
| DNCA Invest Sustain Semperosa | -7.70% |
| R-co 4Change Net Zero Equity Euro | -8.80% |