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Digitalisation : quels impacts sur nos vies professionnelles post Covid-19 ?

Publié le

 

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Nos nouveaux comportements persisteront-ils lorsque les choses reviendront à la normale ?

 

Les mesures de distanciation sociale importantes ont obligé les consommateurs, les étudiants et les entreprises à adopter le travail, la socialisation, l'exercice, les soins de santé, l'éducation, les achats et même les repas, à domicile. « Après la crise, les gens retourneront au bureau, au pub, au club de gym, à l'école et même dans les magasins. Mais ne nous attendons pas à ce que cela redevienne complètement normal », prévient Jonathan Curtis, directeur de l'équipe de recherche secteur technologie de Franklin Equity Group.

 

Car les consommateurs, étudiants, patients et travailleurs ont acquis de nouvelles compétences digitales importantes et ont expérimenté de nombreux nouveaux services numériques. Des années de formation à la transformation digitale ont ainsi été accélérées. « Nous pensons qu'un grand nombre de ces nouvelles compétences resteront après la crise. Les retardataires devront donc accélérer leurs propres transformations et les investissements dans les technologies pour suivre le rythme », poursuit l'expert.

 

Leigh Todd, analyste senior en investissement chez Mellon (filiale de BNY Mellon IM), pense également que ces tendances sont là pour rester et que certains changements de comportement seront « probablement permanents ».

 

Selon elle, il sera « difficile pour le public d'oublier comment la technologie est venue à la rescousse, en facilitant la communication en temps réel par les médias sociaux et le shopping numérique, à une époque où les réunions amicales étaient interdites ». Parce que beaucoup ont compris qu'une pandémie mondiale imprévue peut entièrement faire dérailler la vie telle que nous la connaissons, certains peuvent ainsi envisager un passage permanent à un mode de vie plus imprégné de numérique.

 

 

La technologie, le secteur gagnant de l'après Covid-19 ?

 

La digitalisation va donc sans doute jouer un rôle majeur dans le monde de l'après-Covid-19. La crise a mis en lumière l'importance grandissante de la digitalisation et des outils technologiques dans nos vies, ainsi que dans celles des entreprises. « L'accélération de la demande pour plus d'outils et de services technologiques intelligents vient donner un coup d'élan à cette thématique d'avenir », assure Rolando Grandi, gérant à La Financière de l'Echiquier.

 

Dans cette conjoncture, la tendance structurelle de la digitalisation de l'économie se trouve plus que jamais renforcée et ses acteurs sont plutôt résilients en bourse.  « A l'image des 5 premières capitalisations du S&P 500, Microsoft, Apple, Amazon, Alphabet (Google) et Facebook qui représentent désormais plus de 20% de cet indice, une concentration qui n'a plus été observée depuis les années 70 », note Augustin Lecoq, gérant analyste chez Mandarine Gestion.

 

A ce titre, la digitalisation semble s'imposer comme un secteur d'investissement à privilégier. « On assiste à une vraie bascule : le taux de pénétration du digital a fait un bond et les investissements nécessaires pour faire face à ces nouveaux usages, qui vont perdurer après la crise, sont considérables », explique Frédéric Ponchon, gérant associé chez Sycomore AM. Celui-ci considère que la crise actuelle permet de distinguer les entreprises qui sont à la hauteur des enjeux et qui seront les gagnantes du monde de demain.

 

 

Le télétravail deviendra-t-il la norme ?

 

La crise sanitaire actuelle aura sans doute des conséquences durables sur l'organisation du travail. Durant la période de confinement, les entreprises ont été obligées de mener leurs activités en recourant presque exclusivement au télétravail. « Le confinement et sa conséquence directe, le télétravail, ont boosté l'utilisation d'outils collaboratifs hébergés sur le Cloud. Teams (Microsoft) a enregistré 2,7 milliards de minutes de réunions dans la seule journée du 31 mars dernier soit 3 fois plus que le record enregistré le 16 mars, avec 900 millions de minutes de réunions cumulées ce jour-là. De même, Meet, le produit de visioconférence de Google a enregistré 2 millions de nouveaux connectés chaque jour lors de la première semaine d'avril », constate Hervé Thiard, directeur de Pictet AM France & Belux.

 

Or, jusqu'à récemment, le télétravail restait une pratique marginale dans de nombreux pays. En 2017, la France comptait en moyenne 5 à 6% de travailleurs à distance quand le Luxembourg en totalisait 10 %. Des chiffres qui semblent croître de 20% tous les cinq ans selon Eurostat. En revanche, les salariés sont plus nombreux à télétravailler occasionnellement : 25% en 2017 et 29% en 2019 selon une enquête Ifop pour Malakoff Médéric Humanis.

 

« La pandémie et le confinement à l'œuvre devraient confirmer cette tendance : il est désormais raisonnable de penser qu'à court terme une part plus importante de Français auront recours au télétravail, en particulier ceux qui travaillent loin de leur domicile », jugent Pierre Mattei (Président de Keys REIM) et Claire Flurin (Directrice R&D de Keys AM). Le groupe Keys Asset Management, spécialisé dans la gestion d'actifs immobiliers, considère ainsi que l'expérimentation actuelle du télétravail en masse influencera probablement la demande en bureaux post Covid-19, sans pour autant sonner la fin du bureau plus traditionnel.

 

Nina Lagron, gérante à La Française AM, pense que la sortie du confinement se fera de manière très lente et progressive et que les entreprises continueront à recourir au télétravail au moins pendant plusieurs mois. « Si ce mode de fonctionnement parvient à prouver sa résilience en période de crise, les entreprises autoriseront peut-être les salariés ayant demandé à travailler de chez eux à continuer à télétravailler », estime-t-elle.

 

La société de gestion CPR AM (filiale d'Amundi) n'hésite pas à définir le télétravail comme « la transformation organisationnelle la plus rapide de l'histoire moderne », s'appuyant sur les estimations établies par Gartner qui indiquent que la demande de travail à distance augmentera d'ici 2030 de 30 %, à mesure que toute la Génération Z entrera dans le monde du travail. « Les enjeux de la transformation digitale ont fortement gagné en importance et nécessitent une architecture opérationnelle radicalement nouvelle. Cette tendance déjà en place depuis des années devrait continuer d'être profitable à de nombreuses entreprises au sein de la chaîne de valeur électronique, des prestataires de casques de réalité virtuelle et de routeurs Wi-Fi, des entreprises fournissant des infrastructures et des services de communication, des applications et des services de Cloud », énumère CPR AM.

 

Si la digitalisation des métiers s'est certes accélérée en raison de la crise du coronavirus, celle-ci était évidemment en marche depuis de nombreuses années. Et avec elle se sont développés de nombreux gains de productivité, mais également une pression directe sur certains types de métier. En 2015 déjà, l'étude « The Future of Employment : How susceptible are jobs to computerization » par Macquarie Research prédisait à terme une disparition pure et simple de 99% des télévendeurs, 94% des comptables ou encore 86% des agents immobilier. Le métier alors défini comme le moins menacé ? Membre du clergé...

 

 

Cet article a été rédigé par la rédaction de H24 Finance pour Boursorama. Tous droits réservés.


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