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« Croissance, inflation, actions » : un message clair pour DNCA

Publié le

La société de gestion DNCA s’attend en 2017 à un retour en force des actions face aux obligations, qui risquent quant à elles d’importantes déconvenues.

 

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DNCA organisait mardi 24 janvier sa réunion de début d’année à Paris. La société, qui vient d'atteindre les 100 collaborateurs, a clôturé l'année 2016 avec 19,8 milliards d’euros d'encours sous gestion, un chiffre globalement stable par rapport à la fin d’année 2015.

 

Concernant également l’actualité propre à la société, le Directeur Général Eric Franc a évoqué le visage à moyen-terme de DNCA :  « L'aventure DNCA, c'est continuer à attirer de nouveaux talents et surtout à les conserver. On ne sera jamais une multinationale et on restera une boutique car c'est notre ADN. On recrutera peut-être quelques gérants, notamment internationaux, mais on demeurera avant tout des gérants de conviction afin de garder votre confiance.»

 

La stratégie internationale a également été évoquée, « cela se fera étape par étape : on a beaucoup d'ambition en Suisse, on est en train de se positionner sur le marché britannique et en Amérique Latine également car il y a une appétence pour nos fonds. On a la chance d'avoir un des meilleurs gérants actions Europe qui est d'origine brésilienne (Ndlr H24 : Isaac Chebar, gérant de DNCA Value Europe). On a eu des demandes sur Singapour et Hong-Kong mais cela semble un peu tôt et on veut d'abord bien servir nos clients existants »  a expliqué Eric Franc.

 

 

« Croissance, inflation, actions »

 

En termes d’analyse économique, DNCA partage les vues de la quasi-totalité des autres sociétés de gestion, anticipant notamment un retour de l’inflation et de la croissance aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe.

 

Evoquant « un environnement macro-économique plus favorable qu’en 2016 », « un euro notoirement sous-évalué » et « un biais favorable au style Value », Jean-Charles Mériaux, Directeur des investissements de DNCA, considère que ces conditions « conduisent naturellement à privilégier les actions européennes » en 2017, toujours décotées face aux actions américaines.

 

En termes de stratégie pour 2017, Jean-Charles Mériaux explique « privilégier les large caps, préférer les secteurs liés à la reflation » et profiter des creux de marché pour renforcer ses positions.

 

La société garde un œil sur la réaction de la Fed en cas de surchauffe économique. Un excès d’inflation, notamment sur les salaires, pourrait en effet causer des problèmes en termes de politique monétaire car « l’inflation c’est comme le dentifrice : quand ça sort du tube, c’est très dur à remettre dedans » explique Jean-Charles Mériaux.

 

L’inflation est d’ailleurs déjà de retour en Europe avec 1,7% d’inflation en Allemagne sur les 12 derniers mois et 1,1% pour l’ensemble de la zone euro selon les chiffres publiés en janvier. En France, le dernier chiffre de l’inflation sur 12 mois est de 0,8%.

 

 

Que faire sur le marché obligataire ?

 

Problème : la remontée des taux obligataires en zone euro, même si elle a commencé à avoir lieu fin 2016, n’a pas été aussi forte que la récente remontée de l’inflation. Les taux réels en zone euro sont donc toujours largement négatifs, atteignant par exemple -1,5% à 10 ans en Allemagne.

 

« Avec le retour de l’inflation en Europe mais le maintien de taux faibles, on provoque une ruine des épargnants allemands. C’est pour ça que ça rue dans les brancards » commente Jean-Charles Mériaux.

 

Pour ce dernier, « Les obligations allemandes ne sont plus une valeur refuge (…). Tout le monde est en train de se rendre compte que c’est la fin d’une époque d’enrichissement obligataire qui a été énorme (…). La parenthèse des taux nominaux négatifs est refermée aujourd’hui (…). Actuellement, les marchés obligataires offrent beaucoup de risque pour peu de rendement ».

 

Pour répondre à ce problème, au sein du fonds Eurose (+2,36% en 2016), la part d’actions a été progressivement augmentée pour atteindre désormais 33% des actifs du portefeuille, « en contrepartie d’un affaiblissement de la sensibilité du fonds aux taux » explique Philippe Champigneulle, co-gérant d’Eurose. Les actifs obligataires ne représentent ainsi plus que 54% de l’allocation du fonds.

 

En effet, « Le rendement des actions est devenu nettement plus intéressant que celui des obligations, même si c’est une comparaison qu’il ne faudrait pas faire » souligne-t-il. « 3,5 % de rémunération de dividende, c’est introuvable sur le marché obligataire sauf en allant vers des entreprises au bilan compliqué comme Areva ».

 


« Nous on fait de la French value »


La société de gestion ne s’inquiète pas des risques politiques à venir en 2017, soulignant que le parti nationaliste néerlandais n’aura en aucun cas la majorité absolue au Parlement au mois de mars, et que la probabilité d’une victoire du FN en France, qui inquiète les brokers internationaux, reste quasi-nulle.

 

« Un rallye de soulagement est à attendre en cas de victoire d’un candidat libéral » aux élections françaises envisage plutôt Jean-Charles Mériaux, qui anticipe également qu’« un vote d’alternance est à attendre ».

 

L’année 2017 pourrait ainsi être celle des actions françaises, a souligné pour sa part Igor de Maack, porte-parole de la gestion de DNCA, s’amusant du fait que l’année 2017 sera précisément l’année du coq en Chine.

 

Evoquant les années 1980 où les actions françaises avaient enregistré de très belles performances dans un contexte de politique économique de rigueur décidée par François Mitterrand, Jean-Charles Mériaux a signalé que « Cela nous donne une idée du potentiel des valeurs françaises en cas d’application d’un programme économique vraiment sérieux » en France à partir de 2017.

 

En somme, à l'heure actuelle, « Nous on fait de la French value » a conclu Igor de Maack, ce qui désigne le fait de « privilégier la sélection de valeurs françaises bon marché ayant un potentiel intéressant de reprise des bénéfices ». Le message de DNCA en faveur des actions ne pouvait être plus clair.

 

 

Pour en savoir plus sur DNCA, cliquez ici.



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