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Nos questions au gérant d'un fonds en hausse de +2752% depuis sa création

Publié le

Le fonds small caps « Indépendance et Expansion », géré depuis 1992 par William Higgons au sein du groupe Siparex puis à partir de 2007 par la société de gestion familiale Stanwahr, enregistre une performance de + 2752% depuis 1993, contre 621% pour son indice de référence (1). Ayant atteint 290 millions d’euros d’encours, le fonds est fermé aux souscriptions depuis le 6 janvier 2017. Nos questions au gérant.

 

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H24 : Le fonds Indépendance et Expansion est fermé après avoir connu une forte collecte. Pourquoi cette décision ?

 

William Higgons : Indépendance et Expansion n’a jamais eu de souscription nette significative depuis sa création, alors même que les performances du fonds étaient au rendez-vous. C’était le drame de ma vie ! Néanmoins le fonds qui avait 20 millions d’encours en 1993 avait atteint 217 millions d’euros d’encours en 2007 pour redescendre à 134 millions d'euros fin 2015.

 

La collecte est venue très soudainement l’année dernière : les souscriptions ont été de 100 millions d’euros et le fonds atteint désormais 290 millions d’euros d’encours suite au travail de communication de MyFunds Office, TPM qui commercialise nos fonds auprès de la clientèle CGPI, et grâce au fait que nous ne prélevons pas de frais de souscription, ce qui nous rend attrayant pour les particuliers.

 

Nous avons désormais davantage de difficultés à trouver des actions à ajouter au portefeuille car les small et mid caps françaises sont correctement valorisées et nous évitons d’avoir un poids trop élevé dans le flottant sauf sous-évaluation manifeste. Par ailleurs la capacité de travail du gérant ne varie pas avec la taille du fonds. Pour l’anecdote nous avons eu environ 10% de liquidités au quatrième trimestre 2016 du fait de l’arrivée permanente de nouvelles souscriptions ce qui n’était pas idéal dans un marché haussier.

 

Aussi pour préserver l’alpha du fonds nous avons fermé le fonds aux souscriptions.

 

 

H24 : Quels sont justement les critères que vous regardez avant d’investir dans une entreprise ? Quelle est en somme votre méthodologie de gestion ?

 

William Higgons : Pour entrer dans le portefeuille, une entreprise doit avoir une marge d’exploitation supérieure à 5% et un rendement des capitaux engagés supérieur à 10%. Nous sommes également attentifs au ratio capitalisation boursière / autofinancement, qui n’est pas privilégié par les investisseurs.

 

Ensuite, je n’aime pas vendre un titre avant la fin d’une hausse. J’accepte ainsi de conserver un titre qui semble surévalué tant qu’il monte. L’expérience a montré que cette surévaluation apparente peut provenir d’une amélioration des marges plus forte qu’anticipé ou d’achats de détenteurs d’information privilégiées. Rothschild disait « j’ai fait fortune en vendant trop tôt », mais vendre trop tôt, c’est comme acheter un titre qui baisse : il vaut mieux l’éviter. En revanche un titre surévalué qui baisse est vendu très rapidement. La durée moyenne de détention d’un titre en portefeuille est de plus de 3 ans.

 

 

H24 : Qu’est-ce qui explique selon vous la surperformance de votre fonds à long terme par rapport aux autres fonds small caps, et qui vous a valu il y a peu le surnom de Monsieur 2300% ?

 

William Higgons : Je pense que les investisseurs et les analystes pourraient croiser davantage les données des bilans et des comptes de résultat. La rentabilité des capitaux engagés est un concept clé. Cela fait 40 ans que j’attends de lire une étude de broker fondant sa recommandation sur ce facteur.

 

Une autre raison du succès du fonds, dont je parle plus rarement, tient peut-être au fait que j’utilise dans mes modèles d’évaluation un taux d’actualisation plus faible que celui retenu par la plupart des investisseurs. Cela les pousse à investir dans des sociétés ayant un business plan prévoyant une très forte croissance, type biotechs, et les empêche de voir l’intérêt que peuvent présenter certaines sociétés aux perspectives de croissance plus faibles.

 

 

H24 : Quelles sont vos principales positions en portefeuille et vos éventuels biais sectoriels ?

 

William Higgons : MGI Coutier représente 7% du portefeuille et constitue la principale ligne du fonds suivie de Faurecia 5%. Nous avons ensuite Sopra et Groupe Guillin qui représentent chacune 4%.

 

Je suis toujours surexposé aux équipementiers automobiles, qui représentent 20% du fonds depuis 2012. Leur surperformance a été compensée par le fait que le produit des souscriptions a peu été investi dans ce secteur. Il est caractérisé par une bonne visibilité et une forte rentabilité des capitaux engagés.

 

Le fonds conserve également un biais en faveur des entreprises de services numériques, mais cette exposition a été réduite de 20% à 16% du fonds en 2016.

 

Pour éviter de trop faire chuter le prix d’une action en cas de vente, nous avons construit un portefeuille moins concentré que par le passé.

 

 

H24 : Vous dites que beaucoup de small caps sont correctement évaluées. Pensez-vous que celles-ci ont encore un véritable potentiel d’appréciation ?

 

William Higgons : On ne peut jamais savoir quelle sera l’orientation à venir de la bourse. Toutefois tant que le rendement des actions restera supérieur à celui des obligations d’Etat à 10 ans il sera difficile d’affirmer qu’elles sont surévaluées. Cet écart s’est réduit puisqu’il n’y a désormais plus que 0,5% d’écart entre le rendement des actions du CAC Mid & Small et les obligations d’Etat à 10 ans. Pour le fonds cet écart reste de 1%. Pour moi les valorisations des small caps sont normales.

 

 

H24 : Comment envisagez-vous l’avenir du fonds Indépendance et Expansion, et de votre société de gestion Stanwhar, dans les prochaines années ?

 

William Higgons : La taille du fonds nous satisfait, éventuellement nous le rouvrirons pour compenser les rachats. Nous ne pensons pas ouvrir un autre fonds à court terme. L’équipe de gestion a été renforcée depuis fin 2016 par l’arrivée d’Arthur Marle qui nous a rejoint en octobre et celle de mon fils Victor début février, en revanche Audrey Bacot a quitté la société fin février.

 

 

Pour en savoir plus sur MyFunds Office, cliquez ici.



Propos recueillis par H24 Finance. Tous droits réservés.
 

 

(1) Indice de référence du fonds : SBF Second Marché jusqu’en 2004 puis CAC Small puis CAC Mid & Small depuis le 1er janvier 2017.


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