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Comgest : « Ne rien faire, c’est assurer que les gouvernements prendront un jour la main avec des mesures bien plus radicales »

14/10/2019

La société de gestion alerte sur l'urgence de traiter les enjeux climatiques.

 

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Activisme, TCFD, PRI in Person in Paris, raison d'être, devoir de vigilance... Et Comgest dans tout ça ?

 

 

Une semaine après la conférence PRI in Person qui s’est tenue en septembre à Paris, Comgest recevait les investisseurs autour des sujets ESG et de la responsabilité des investisseurs. L’agenda était chargé : Activisme, enseignements de la conférence PRI, Raison d’Etre des entreprises et TCFD (Task Force on Climate Related Financial Disclosures, littéralement « Groupe de travail dédié au reporting financier concernant les enjeux climatiques »).

 

Les « mégatendances » décrites par Sébastien Thévoux-Chabuel, analyste-gérant chez Comgest, prennent une importance exponentiellement croissante et pénètrent à grande vitesse le monde de l’investissement. Il a présenté les travaux de la société de gestion aux côtés de Yann Gérain, Analyste ESG spécialisé sur les marchés émergents et le Japon. Dans la salle, on a aussi vu Eric Voravong, analyste de l’équipe ESG spécialisé sur l’Asie. 

 

 

1ère tendance : l’activisme est devenu protéiforme

 

Pour les férus d’histoire financière, on se rappelle les coups d’éclat des raiders Carl Icahn (Yahoo, Xerox, Time Warner) ou Nelson Peltz (Cadburry Schweppes, Heinz, Kraft). Plus récemment, on évoque spontanément Vincent Bolloré (galaxie Lazard, Vivendi, Havas).

 

Cet activisme actionnarial avait deux objectifs principaux : la maximisation du capital et l’influence sur la stratégie de la cible.

 

De nos jours, cette forme d’activisme persiste et prend aussi des formes élargies aux préoccupations saillantes du monde actuel. Il suffît de se rapporter à la loi Dodd-Frank pour y voir l’obligation de voter et de rendre public l’exercice des droits de vote. Mais certains groupes, y compris dans la gestion d’actifs, n’ont pas encore pleinement mis en œuvre l’exercice des droits de vote sur les sujets portant sur l’ESG.

 

Activisme des collaborateurs :

 


Le saviez-vous ?

 

Le téléchargement d’un film de 90 minutes consomme autant qu’une ampoule basse consommation allumée pendant 90 heures, soit 4 jours environ. Imaginez la consommation d’Amazon Prime Vidéo …

 

Activisme des clients :

 

 

 

2ème mégatendance : la raison d’être

 

Si la Business Roundtable réunissant 181 entreprises américaines a fait grand bruit autour de ses engagements vers d’autres buts que la seule valorisation du capital – i.e. la Raison d’Etre –, la presse n’a pas manqué d’en souligner les contradictions et les hypocrisies.

 

Comgest estime que déclarer dès aujourd’hui une Raison d’Etre se justifie quand elle s’appuie sur les ressorts profonds de l’entreprise.

 

Mais on ne peut pas trouver sa nouvelle « raison d’être » en quelques semaines. Comgest relève que celle qu’a choisie Atos satisfait peut-être leur besoin de communiquer, mais reste éloignée du but. Celle d’Essilor Luxottica est venue naturellement : « Améliorer la vue pour améliorer la vie ».  Selon Sébastien Thévoux-Chabuel, il faut laisser mûrir le dessein qui doit emporter l’adhésion de tous, actionnaires, salariés, fournisseurs et clients, avant de modifier les statuts.

 

 

Conférence de Paris « PRI in Person » : 1700 participants, 100 experts, 50 pays


Comgest souligne qu’a été remis le label d’excellence à 47 institutions dont, pour la France, Axa, CDC, ERAFP, FRR, Ircantec, MACIF et MAIF. 

 

Ce sont l’urgence, la nécessité d’agir et les impacts escomptés qui ont dominé la conférence des PRI. Pour le ministre Bruno Le Maire, la génération actuelle est la dernière à pouvoir traiter les enjeux climatiques et tenir, coûte que coûte, l’objectif de réchauffement contenu à 2,5-3,5 degrés. Finies les injonctions, place à l’action selon le patron de Bercy.

 

« Ne rien faire, c’est assurer que les gouvernements prendront un jour la main avec des mesures bien plus radicales » a commenté Yann Gérain.

 

 

Ce que fait Comgest


 

Comgest étudie d’autres causes externes pouvant impacter négativement les entreprises. La société 427 (427mt.com), fondée par une française et rachetée en juillet dernier par Moody’s, accompagne Comgest dans la mesure de l’exposition des entreprises aux 5 risques physiques les plus importants : inondations, stress thermique, stress hydrique, vents violents et montée du niveau de la mer.


 

 

Impacts positifs


Impact sur la société


La société de gestion a comparé les taux d’imposition effectifs des entreprises à leurs taux théoriques respectifs. Les sociétés de Magellan paient leur « juste part » avec un taux d’imposition alignés avec le taux théorique à 1% près. Ces sociétés participent « normalement » aux financements des infrastructures, des services publics de la santé etc. Les gérants relèvent qu’un portefeuille comprenant des GAFA serait loin d’être aussi vertueux…

 

Développement Durable


Après l’établissement des Objectifs de Développement Durables par les Nations Unies en 2015, un grand mouvement s’est emparé des directions générales avec des résultats divers. Comgest estime que beaucoup font de « la peinture en vert » (green washing). Dans Magellan, les 43 entreprises en portefeuille publient annuellement une liste d’actions traitant la plupart des ODD. En pratique, l’analyse des équipes ESG de Comgest montre que le degré d’avancement est plus modeste qu’affiché. Mais c’est un début.

 

La bienveillance n’empêchant pas l’exigence, Comgest continue de déployer sa philosophie ESG dans ses processus avec pragmatisme, toujours à l’écoute de ses clients.

 

Dernière info : Comgest est noté A+ par les PRI pour la 4ème année consécutive (« Stratégie & Gouvernance ») pour son approche en matière d’investissement responsable.

 

 

Pour en savoir plus sur les fonds Comgest, cliquez ici.




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