La brigade financière débarque chez ce vendeur de « rêves du passé »…
La Brigade de répression de la délinquance économique ainsi que la Brigade financière ont, d’après les informations du Point, perquisitionné les bureaux et le domicile de Gérard Lhéritier, fondateur d’Aristophil, ainsi que plusieurs gestionnaires de patrimoine revendeurs de ses « produits miracles ».
Quelques extraits de l’article du Point :
(…) Fondée en 1990, la société Aristophil incite en effet ses clients à placer leur argent non pas dans des actions ou des obligations, mais dans des lettres et manuscrits anciens.
(…) Pour 1 500 euros, des vendeurs au discours bien rodé proposent à une clientèle aisée d'acheter des lots de manuscrits anciens en indivision.
Baptisé Coraly's, ce produit financier ne permet toutefois pas à l'heureux investisseur de s'offrir la lettre d'amour de Flaubert ou les écrits de De Gaulle dont il rêvait depuis toujours.
Il ne possède que quelques parts d'un fonds comprenant, par exemple, cinq lettres autographes de Voltaire, un manuscrit de Kerouac et une partition originale de Debussy dont il ne verra jamais le début d'une note puisque c'est dans les coffres d'Aristophil que sont conservés ces trésors.
(…) Mauvaise nouvelle pour ces investisseurs : le fisc et Tracfin, le service de Bercy chargé de traquer les mouvements d'argent suspects, ont repéré des irrégularités dans les finances du groupe.
Redoutant qu'une partie des 500 millions confiés à Aristophil par ses clients ne se soit déjà volatilisée, l'organisme anti-blanchiment a transmis au parquet de Paris une note alarmiste, conduisant celui-ci à ouvrir au printemps dernier une enquête préliminaire pour "pratiques commerciales trompeuses" et "escroquerie en bande organisée".
Outre la recherche de preuves, les perquisitions en cours ont aussi vocation à saisir les avoirs de la société et de ses dirigeants afin de permettre une future indemnisation des clients.
Arnaque façon Madoff ?
(…) Une pyramide de Ponzi nouvelle formule, ne s'appuyant pas cette fois sur des traders…
(…) La société, qui vante à ses clients un marché en pleine expansion, leur fait miroiter un rendement garanti de l'ordre de 8 % annuel. Soit 40 % en cinq ans, la durée minimale de l'investissement.
Problème : pour les spécialistes du marché, ce rythme n'est pas tenable à terme.
"Aristophil est un château de cartes qui menace à tout moment de s'écrouler, s'inquiète l'un d'entre eux.
Pour l'instant, le système tient, car Aristophil, principal acteur du marché, fait monter artificiellement les prix en achetant à prix d'or certains manuscrits. Une bulle spéculative entretenue grâce à l'argent des nouveaux investisseurs, qui permet à la société de surenchérir lors de toutes les grandes ventes publiques."
Pour bien comprendre, lire l'article complet du Point, cliquer ici.
H24 : On avait encore signalé leur "méthode marketing" il y a quelques semaines, cliquer ici.
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