Dans un contexte de taux bas, les investisseurs privilégient les actifs de rendement
Benoit Soler, responsable du pôle High Yield Edmond de Rothschild Investment Managers, nous explique pourquoi les obligations High Yield constituent actuellement une solution adéquate pour les investisseurs qui souhaitent dynamiser leurs placements.
Quelle attractivité présentent les obligations High Yield dans le contexte actuel ?
Les obligations High Yield sont très intéressantes en ce moment. Elles offrent actuellement un taux de rendement actuariel de 10% environ, hors secteur financier. Nous constatons une forte dichotomie entre les fondamentaux de la classe d’actifs et les taux actuariels observés. Si la situation macro-économique se normalise, nous pourrions assister à une évolution similaire à 2009. Rappelons qu’après avoir perdu 35 % en 2008, les obligations High Yield avaient repris plus de 60 % en 2009.
Un autre avantage, est la plus forte probabilité de toucher le coupon. Si l’entreprise émettrice ne paye pas le coupon prévu, elle se met en situation de défaut.
Enfin, le High Yield peut s’accommoder d’une croissance atone à faiblement récessioniste. Dans un tel contexte, les entreprises ont tendance à se recentrer sur elles-mêmes et à couper leurs dépenses d’investissement ou leur velléité d’acquisition pour se focaliser sur la réduction de l’endettement. De plus, leur situation est aujourd’hui saine avec beaucoup de liquidités disponibles et peu de risque de refinancement à court terme.
Les mois d’août et septembre ont vu des corrections fortes sur le segment des obligations à haut rendement. Comment ces corrections s’expliquent-elles ?
Ces corrections sont essentiellement le fait de facteurs techniques. Les obligations à haut rendement ont beaucoup collecté de mars 2009 à mars 2011, et réalisé sur la même période un très beau parcours financier, avec une hausse de l’ordre de 84%. Il est parfaitement légitime que, lorsque des difficultés sont apparues, les investisseurs qui étaient à la tête de gains latents importants aient souhaité les réaliser. Ce faisant, ils ont provoqué de fortes chutes de cours, peu justifiées par les fondamentaux des titres.
Comment vous positionnez-vous sur ce segment.
Nous privilégions une approche de gestion défensive et patrimoniale. Nous limitons nos investissements à la frange la moins risquée des obligations High Yield. Nous avons très peu de titres CCC et ne détenons pas d’obligations subordonnées financières High Yield, car le potentiel de perte en capital est trop élevé à nos yeux au regard du gain attendu. Par ailleurs, nous avons pour objectif de maintenir une volatilité du fonds parmi les plus faibles de sa classe d’actifs.
Cette approche de gestion ne nous empêche pas de tirer parti du High Yield. Nous sommes pleinement en mesure de capter un potentiel rebond de marché, Néanmoins, au regard du risque que présentent ces titres et de la volatilité dont peuvent faire preuves les marchés, nous avons choisi d’être sélectifs. Ce qui nous a notamment permis de mieux résister au repli des marchés cet été.
Source : EDRIM
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