Interview du directeur de la gestion diversifiée en charge des fonds CPR Croissance...
Quartier Libre pour Malik Haddouk, Directeur de la gestion diversifiée et Frédéric Lorenzini.
Frédéric Lorenzini : Quels sont les maillons faibles de l’économie mondiale ?
Malik Haddouk : Actuellement les marchés émergents, surtout les BRIC où on assiste à une contraction de la croissance ; la faiblesse de la reprise des investissements dans les entreprises et la faible inflation constatée en Europe.
Frédéric Lorenzini : Sur quelles devises faut-il s’exposer ?
M.K : Nous couvrons le risque yen et on est de nouveau sur le dollar.
Frédéric Lorenzini : Les 3 thèmes porteurs de 2014 ?
M.K : Les résultats des entreprises, surtout en Europe. La poursuite des opérations de rapprochement. La reprise des pays périphériques en Europe, tant au niveau des actions que de la dette.
Frédéric Lorenzini : La hausse des taux devrait-elle se poursuivre ?
M.K : En ce début d’année, on a eu un reflux mais sur le moyen terme avec la reprise on devrait assister à une normalisation : aux Etats-Unis nous nous attendons à ce que le 10 ans soit aux alentours de 3,50% en fin d’année.
Frédéric Lorenzini : On a l’impression que la dette des Etats est moins un problème que par le passé ?
M.K : Cela reste un problème d’actualité mais il est moins sur le devant de la scène car il y a eu des progrès ; mais les Etats doivent poursuivre leur assainissement.
Frédéric Lorenzini : Quand on fait de la gestion flexible, quels sont les garde-fous que l’on se fixe ?
M.K : On construit des scénarios de marché pour se fixer des allocations, elles sont encadrées par un budget de risque avec des pertes maximales.
Frédéric Lorenzini : Sur le fonds réactif, avez-vous déjà été aux taquets : 20 et 80% en actions ?
M.K : Oui, en juin 2011 nous sommes descendus à 20% et en décembre 2013 nous avions une exposition actions de 78%.
Frédéric Lorenzini : Quelle est la qualité la plus importante pour un gérant flexible ?
M.K : C’est d’utiliser toutes les marges de manœuvre, d’avoir des convictions et de les confronter avec son équipe.
Frédéric Lorenzini : Votre modèle ?
M.K : Pelé : il était simple et brillant, avec beaucoup d’humilité.
Frédéric Lorenzini : Votre plus gros regret comme gérant ?
M.K : L’année dernière, on avait bien anticipé l’explosion du marché japonais mais on n’est pas allé assez loin en termes d’exposition… pour respecter notre approche qui accorde une grande importance au contrôle du risque.
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