« Même Dieu se ferait virer en tant qu'investisseur actif »...

| Chaque mois, Lucien Oldakowski (Analyst chez Morgan Stanley IM) partage les points saillants d’une analyse ou note de recherche qui lui semble pertinente… et sans push produit (ou presque !) |
Dans sa dernière chronique « Dans les lunettes de Lucien », celui-ci revient sur un article qui a défrayé la chronique lors de sa publication en 2016 : « Even God would get fired as an active investor » par Wesley Gray.
Dernière ce titre accrocheur, l’Américain développe une étude dont les résultats peuvent paraître surprenant :
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Il créé un portefeuille composé de 50 entreprises du S&P 500
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Il sélectionne systématiquement les valeurs affichant les meilleures performances des 5 prochaines années
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Il le rebalance tous les 5 ans de 1926 à 2016
Il s’agit donc du gérant actif rêvé.
Ce portefeuille « parfait » réalise une performance annualisée de… 29% !
Pourtant, il connaît pas moins de 7 périodes de baisse supérieures à 30%. Aucun investisseur rationnel n’aurait conservé un tel portefeuille jusqu’à maturité.
Lucien Oldakowski
« L’anecdote rappelle ainsi que les périodes de volatilité font partie intégrante du cycle de création de valeur, sans que la réciproque ne soit vraie – volatilité n’étant pas synonyme de création de valeur. En tant que gérant actif comme en tant qu’allocataire ou conseil en gestion de patrimoine, nous ne saurons ainsi nous répéter l’importance de rester investi sur du long terme. »
Ce graphique de JP Morgan Asset Management rappelle par ailleurs le potentiel coût d’opportunité à « timer le marché » 😉

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