Un gérant qui va chez le psy pour se confier…

On me dit que je ne suis pas assez flexible pour capter les variations de marchés...
Docteur : Au fond de vous, pensez-vous souhaitable de capter ces variations ?

Oui, bien sûr mais cela semble impossible, personne n'ayant jamais réussi. En revanche, j'ai une méthode éprouvée pour ne pas m'approprier les peurs du marché et garder cohérent un cap dans la durée.

D'autres, me trouvent trop exposé en actions...
Docteur : Les actions font peur ?

Que les actions cotées !
Nous avons privilégié les actions depuis plusieurs années pensant l'environnement obligataire trop cher. Cette volatilité assumée s'est avérée rémunératrice.
Docteur : Et maintenant la donne va changer non ?

La question est plutôt quand et comment ?
Peut-on imaginer des valorisations inchangées avec de telles hausses de taux ?

On me reproche aussi ma volatilité...
Docteur : La volatilité reste-elle un bon indicateur des risques que vous prenez ?

J'accepte la volatilité des actions car elles ont le meilleur couple rendement risque pour mes clients. Fuir la volatilité en étant illiquide n'est pas l'unique réponse.
On peut même dire que c'est un mauvais traitement posé sur un bon diagnostic. Pourtant je remarque que ce phénomène s'accélère depuis Juin 2019.

J'ai aussi beaucoup de drawdowns, docteur et ça mes clients ont du mal à l'accepter...
Docteur : Je comprends cela fait peur, mais les drawdowns, de 2016, de 2018, de 2020 étaient-ils justifiés ?

Les marchés ont tendance à survendre les peurs, d'où l'intérêt de différencier la peur des risques afin de rester cohérents et générer de la performance dans la durée.
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