LE MARCHÉ IMMOBILIER RÉSIDENTIEL
LE MARCHÉ IMMOBILIER RÉSIDENTIEL
En 2007, nous avions utilisé le stock de logements disponibles outre-Atlantique en guise d’indicateur avancé pour l’économie américaine. La construction spéculative de logements avait été si excessive aux États-Unis que le stock de logements disponibles avait augmenté d’un équivalent de près de 4 mois de ventes en 2004 à plus de 7 mois en 2006.
Historiquement, une telle augmentation avait laissé entrevoir une récession imminente et elle nous avait conduits à nous montrer extrêmement prudents à l’égard des perspectives des économies américaine et mondiale. Nous savons tous ce qui s’est passé par la suite : la croissance du PIB américain est devenue négative en 2008 et s’est contractée de plus de 3 % en année glissante en 2009, tandis que l’effondrement du marché immobilier résidentiel américain a été l’une des causes premières de la crise financière internationale.
Aujourd’hui, l’indicateur des stocks de logements brosse un tableau tout-à fait différent. Le stock de logements disponibles a significativement baissé en 2012 et s’établit désormais à moins de 4 mois de ventes, un niveau qui a souvent précédé une forte reprise de la croissance. En outre, les prix des logements augmentent aux États-Unis (tout en demeurant toutefois bien endeçà de leurs niveaux records) et la Réserve fédérale s’emploie à soutenir le marché en consacrant désormais la quasi-totalité de son programme d’assouplissement quantitatif à l’achat de titres adossés à des créances hypothécaires (MBS), plutôt que d’emprunts d’État américains.
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Tout comme l’implosion du marché immobilier avait eu d’importants effets multiplicateurs négatifs en 2007 et 2008 – le gel de l’activité de construction s’était en effet propagé et traduit par une augmentation du chômage, un recul de la consommation et donc une baisse de la production –, les effets positifs liés à l’amélioration actuelle du secteur nous rendent beaucoup plus confiants dans les perspectives de croissance des États- Unis. Tout ceci est de bon augure pour le dollar et nous encourage à détenir des obligations d’entreprises « investment grade » et à haut rendement américaines.
En effet, la solidité des bénéfices, la faiblesse des niveaux d’endettement et le rééchelonnement général des profils dette à haut rendement sont autant de facteurs qui devraient contribuer à maintenir les taux de défaut en-deçà des niveaux suggérés par les valorisations actuelles. En revanche, nous trouvons moins intéressant de détenir des emprunts d’État américains, dont les valorisations semblent témoigner d’une poursuite du scénario actuel de « sortie de crise poussive ».
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Source : M&G
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