"Une partie des épargnants recherchent une rémunération de leur épargne supérieure à celle offerte par les produits d’épargne liquides"...
Doivent-ils privilégier la recherche de plus-values ou investir dans des produits centrés sur la recherche de rendement ? Leçon n°2 Schroders
Depuis 10 ans, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Les placements en actions sont devenus plus risqués en raison des incertitudes grandissantes liées au financement de nos économies de plus en plus dépendantes du volume et du prix du crédit. Les taux obligataires se sont, quant à eux, sensiblement contractés.
En 2007, les taux des obligations d’Etat offraient un rendement de 4% par an. Aujourd’hui, obtenir 2% relève de l’exploit, sauf à accepter de s’exposer à des facteurs de risque importants ou difficiles à quantifier comme par exemple en Grèce ou au Portugal.
En conséquence, pour obtenir un tel niveau de rémunération, les épargnants pourraient être tentés par des actifs boursiers plus risqués.
Or, il est tout à fait possible de cibler des placements certes plus risqués que les obligations d’Etat, mais dont la source de rémunération est moins volatile que celle associée aux actions.
L’idée est de favoriser des placements financiers dont la performance est majoritairement influencée par les flux de revenus qu’ils sont susceptibles de générer plutôt que par l’évolution de leur prix. C’est le cas, par exemple :
- des titres obligataires dits spéculatifs émis par des sociétés en retournement ou présentant une faible surface financière. On parle alors d’obligations à haut rendement : le rendement de ces titres est plus élevé, de l’ordre de 7%, tout comme leur niveau de risque en comparaison aux titres de sociétés aux fondamentaux plus robustes.
- des obligations émises dans les pays émergents affichant un rendement d’environ 5,5%
- des actions offrant des niveaux de dividendes élevés (4%)
Néanmoins, le risque de perte en capital est plus important que pour les produits d’épargne classiques. Une diversification intelligente et une très bonne connaissance de ces univers d’investissement sont par conséquent essentielles.
Aymeric Forest, Gérant Multi-Asset chez Schroders
Pour en savoir plus, cliquez-ici : http://h24finance.com/profile-1324.html
A suivre la semaine prochaine : Episode 3 - Y a-t-il une différence entre le rendement d’une obligation et le rendement d’une action ?
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