La vision des marchés d'Olivia Giscard D’Estaing et François Mouté
Neuflize Private Assets reste prudente face à la faible croissance économique.
Les bons indicateurs sur l’économie américaine et les nouvelles injections de liquidités de la BCE ont encouragé l’embellie sur les marchés au mois de février.
L’économie américaine a en effet confirmé son raffermissement avec un PIB trimestriel en hausse constante sur l’année. Les marchés de l’emploi (même si le taux de chômage reste nettement supérieur à son niveau d’avant crise), de l’immobilier et de l’automobile ont repris une certaine vigueur.
En dépit d’un taux d’endettement élevé et du recul du prix de l’immobilier, le principal moteur de la croissance aux Etats-Unis reste celui de la consommation des ménages. Ceux-ci ont bénéficié de transferts sociaux au prix d’un déficit budgétaire proche de 10 % et d’une dette publique de l’ordre de 90 % du PIB, ce qui rend cette politique insoutenable à terme.
En Europe, l’opération de refinancement de 530 Mds€ par la BCE le 29 février a permis une nette détente des taux des emprunts d’Etat dans la zone euro et a également éloigné le spectre d’un « credit crunch ». Ces bonnes nouvelles ne justifient pas pour autant un optimisme béat comme semble en témoigner le niveau de la volatilité des marchés revenu à 17 points (VIX) contre plus de 40 l’été dernier. La tentative de rétablissement des comptes publics se fait au prix de politiques d’austérité qui plongent certains pays en récession comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce. Sans croissance du PIB, il est vain d’espérer une amélioration rapide de la situation financière des Etats.
Aussi, la hausse significative du prix de l’énergie (+22 % pour le Brent et +39 % pour le WTI depuis septembre dernier) aura un impact sur les économies occidentales.
Dans cet environnement de faible croissance économique, il sera difficile pour les entreprises d’afficher une croissance des résultats soutenue, d’autant que les niveaux de marges atteignent des niveaux records. La valorisation des marchés semble attractive mais elle cache en fait des disparités grandissantes entre secteurs et entreprises. Nous sommes convaincus que les secteurs les plus attractifs dans ce contexte restent les services pétroliers, l’agrochimie, la technologie et les valeurs aurifères.
La situation économique nous incite à rester prudents après le rebond des marchés.
Source : Olivia Giscard d’Estaing et François Mouté, Neuflize Private Assets
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