En 2011, la gestion collective enregistre la plus importante décollecte de son histoire...
Europerformance vient de publier le bilan annuel.
La gestion collective a connu en 2011 un exercice particulièrement difficile avec un encours des fonds de droit français commercialisés ramené à 726,5 milliards d’euros, soit un très net recul annuel de -14%.
Aussi bien les OPCVM de court terme que les OPCVM de long terme ont enregistré une baisse significative de leur encours : réduction de 30,8 milliards d’euros pour les fonds de Trésorerie (-8,9%), de 13,8 milliards d’euros pour les fonds Obligations (-18,1%), de 43,8 milliards d’euros pour les fonds Actions (-20,9%), de 19 milliards d’euros pour les fonds Diversifiés (-13,9%), de 8,5 milliards d’euros pour les fonds Garantis (-12,4%), de 1,8 milliard d’euros pour les OPCVM de fonds Alternatifs (- 23,9%).
Sur l’année, 118 milliards d’euros ont été perdus par la gestion collective qui atteint son plus bas niveau d’encours depuis le départ, à l’été 2007, d’une crise d’abord circonscrite aux crédits subprimes américains et dont la portée systémique n’a eu de cesse de s’accroître, particulièrement en 2011.
En 2011, la gestion collective enregistre la plus importante décollecte de son histoire avec -82,1 milliards d’euros de rachats de parts d’OPCVM. Cette décollecte, la 4ème au cours des 5 dernières années, est autrement significative puisque pour la 1ère fois toutes les classes d’actifs ont été simultanément touchées par les retraits. Seules des classes d’actifs très spécialisées ou des zones géographiques bien précises ont attiré des flux d’investissement : les fonds à Capital Garanti, les fonds Obligations Haut Rendement, les fonds sur Actions du Nord de l’Europe.
Cette année, les mouvements de collecte ont favorisé certains assureurs tandis que les grands réseaux bancaires ont continué d’enregistrer des retraits, aussi bien sur leur gamme de fonds peu risqués que sur leur offre de fonds risqués. Les résultats des banques privées, avec le transfert d’une partie de la collecte depuis des actifs à risques vers des supports de Trésorerie, marquent leur réactivité aux conditions de marché.
En Europe, l’année a été marquée par d’importants rachats, notamment au 2nd semestre, sur les OPCVM de long terme. Face à cette décollecte, les marchés de fonds de droit irlandais, britannique et luxembourgeois, ont affiché une forte résistance.
Alors que le nombre de produits français ouverts à la commercialisation décroît depuis 2 ans (environ -5%), les demandes d’autorisation de commercialisation en France pour les produits étrangers continuent d’être soutenues (+10%).
Source : Europerformance
Autres articles
Voir tous les articlesMarché
Le risque ne se joue plus uniquement sur les marchés mais aussi sur...
La parole à Arif Saad, Head of Natural Capital chez Van Lanshot Kempen IM.
Publié le 05 mai 2026
Marché
Parce que parfois, une image vaut mille mots...
Publié le 23 avril 2026
Marché
Comment (re)venir aujourd’hui sur les émergents ?
H24 a posé la question à un panel de gérants.
Publié le 22 avril 2026