Un marché tétanisé
Une nouvelle semaine de baisse pour les indices mondiaux.
Après un semblant de stabilisation en début de semaine (rebond technique), la chute est repartie de plus belle à partir de Jeudi ou l’Eurostoxx cède, cette seule journée, 5.34%. L’indice affiche une performance hebdomadaire négative de -6.43%, entrainé principalement par les valeurs bancaires et les craintes concernant la croissance mondiale. En Europe, le Dax perd 8.63% cette semaine, l’Ibex abandonne 5.84% et le CAC 40 termine la semaine à -6.13%. De l’autre coté de l’atlantique, le S&P cède 4.69% cette semaine.
La volatilité est restée toute la semaine sur des niveaux importants. Le VIX, indice qui mesure la volatilité du S&P 500, clôture la semaine à 43%, proche de son plus haut annuel, atteint le 8 aout.
L’or, valeur refuge pour les investisseurs n’arrête pas son ascension pour atteindre une nouvelle fois ses plus hauts historiques à 1852 $.1 l’once, vendredi en clôture… soit une performance de +23.4% depuis le 30 Juin, alors que l’Eurostoxx perd 24% sur cette même période… Difficile de trouver meilleure illustration de l’ambiance qui règne sur les marchés depuis 6 semaines.
En ligne de mire cette semaine, les craintes d’une récession possible aux Etats-Unis ainsi qu’un rebond des inquiétudes sur la crise de la dette en Europe, qui a entrainé le secteur bancaire dans son sillage. Le sommet franco-allemand Jeudi n’a pas rassuré les investisseurs puisqu’aucune mesure tangible n’a été prise.
La proposition d'instaurer une taxe sur les transactions financières a par ailleurs renforcé les craintes sur les valeurs bancaires européennes qui ont souffert également jeudi des inquiétudes de la Fed concernant leurs filiales américaines. Société Générale a ainsi perdu 12.34% Jeudi et termine sa quatrième semaine de baisse consécutive à -14.12% après des baisses hebdomadaires de 11%, 21% et 8%. La valeur cède plus de 50% depuis le 1er Juillet.
Les très mauvais chiffres macro économiques ont également été un facteur de fébrilité pour le marché. Le PIB Allemand décevant (+0.1% contre +0.5% attendu) a entrainé les indices, déjà fragilisés par la croissance nulle de la France au second trimestre, à la baisse. Ces craintes ont été accentuées jeudi par les chiffres catastrophiques de la Fed de Philadelphie (-30.7 contre 2.0 attendu) ainsi que par ceux de l’emploi, légèrement sous les attentes. Le chiffre des nouvelles demandes d’allocation au chômage plus important que prévu contribue également à l’inquiétude des investisseurs quant au risque de récession.
Source EFG
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