La spirale infernale de la dette
Après une semaine,ou plutôt, une séance de répit, les marchés sont repartis de plus belle à la baisse, en raison des incertitudes qui pèsent encore et toujours sur une résolution prochaine de la crise grecque.
L’Eurostoxx50 chute de près de 2% sur la semaine, le Cac40 de 1%. Les disparités régionales sont toujours d’ampleur significative et au détriment de l’Europe du Sud, à l’image du différentiel de performance entre le Dax allemand (-0.6%), et l’indice Ibex espagnol (-3.2% sur la semaine). Les marchés américains, qui ne sont pas directement exposés au risque grec, résistent mieux, à l’image de l’indice S&P500 qui reste stable (-0.2% sur la semaine). Le taux de change Euro/Dollar s’en ressent au détriment de l’Euro qui perd 0.8% face au billet vert, à 1.4188$ à la clôture de Vendredi.
Les marchés financiers ne vont pas trouver de quoi atténuer leur nervosité au cours de la semaine à venir. En effet, au vote de confiance obtenu par le gouvernement Papandréou la semaine passée, va succéder le vote du nouveau budget, qui prévoit 28Mlds€ d’économies ainsi que des privatisations d’établissements publics. En dépit de la confiance du Parlement accordée la semaine dernière, la marge de manoeuvre du gouvernement reste ténue, en raison du refus du chef de l’opposition de cautionner le plan dans son intégralité. Or, l’adoption de ce plan d’austérité demeure la condition sine qua non du versement de l’aide de l’Europe et du FMI. Ces derniers devraient attendre les résultats du vote avant de faire de nouvelles annonces.
Réunis en sommet à Bruxelles, les ministres de finances des pays de la Zone Euro seraient prêts, si la classe politique grecque fait preuve de sa bonne volonté, à mettre en place un nouveau plan d’aide d’un montant similaire au plan adopté en 2010, soit 110Mlds €.
En attendant, le flou continue de régner quant à la participation des investisseurs privés au sauvetage de la Grèce. Les banques françaises, grandes détentrices de titres de créances grecs, ont présenté de nouvelles propositions sur ce sujet lors de la réunion de l’International Institute of Finance. Selon le mécanisme qu’elles mettent en avant, les banques renouvelleraient 70%, et non 100%, des titres de dette qu’elles détiennent. 50% de ces titres seraient réinvestis sur de nouveaux emprunts à 30 ans et 20% seraient placés en obligations zéro-coupon rémunérées au taux payé par la Grèce au titre du plan de sauvetage.
Source : EFG
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