Doper les rendements avec des unités de compte
La reprise boursière de ce début d’année va-t-elle encourager les épargnants français à réviser leur allocation d’actifs ?
L’assurance vie a enregistré en 2010 une collecte de 144 Milliards d’euros, un niveau qui surpasse le précédent record de 2006. L’épargne collectée a été placée à 87 % en fonds euros, soit un flux supérieur à 10 milliards d’euros par mois ! Si la sécurité offerte par ces fonds reste attrayante pour les Français, une augmentation progressive de la part des unités de compte dans leurs contrats permettrait d’en stimuler le rendement.
Les atouts des fonds en euros sont connus : taux clairement affiché, capital garanti, lissage des plus-values dans la durée… Bref, ils offrent une sécurité appréciée dans le paysage de l’épargne, tout en bénéficiant du cadre fiscal avantageux de l’assurance vie. En même temps, on ne peut que s’interroger sur une telle préférence, alors que les taux de rendements des fonds euros seront en moyenne inférieurs à 3.5% en 2011. «Jusqu’à présent, les Français ont privilégié la sécurité à la rémunération », observe Stéphane Girardot, Directeur Expertises, Marketing et Communication de la Banque Privée 1818. La reprise boursière de ce début d’année va-t-elle encourager les épargnants français à réviser leur allocation d’actifs ? « Il ne s’agit pas forcément de revenir dix ans en arrière, lorsque les supports en unités de compte représentaient 40 % des placements de l’assurance vie mais plutôt vers la moyenne historique située entre 20 et 25 % », explique Stéphane Girardot.
Pour cela, il est nécessaire de surmonter le traumatisme provoqué par deux Krachs boursiers en moins de dix ans. «Cette volatilité a clairement alimenté la défiance des investisseurs et pas toujours à tort. Cela étant, lorsqu’on aborde les actions, il faut le faire avec une vision d’ensemble », rappelle Stéphane Girardot. Cela signifie notamment tenir compte des dividendes dans le calcul de la performance des actions, mais aussi analyser l’ensemble du spectre de ces dernières : les petites et moyennes valeurs ont beaucoup mieux performé depuis dix ans que le CAC 40, auquel on se réfère toujours. Enfin, conclut Stéphane Girardot «chaque investisseur doit définir son profil de risque et son horizon de placement ».
Source : Banque Privée 1818
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