La semaine dernière a été particulièrement difficile pour les investisseurs
Les marchés chahutés par les effets d’annonce.
En raison des graves circonstances de crise que connaissent actuellement le Japon et la Lybie, les marchés ont évolué au gré des annonces sur l’évolution de la situation dans ces deux pays. La volatilité des indices a ainsi significativement rebondi : + 22 % pour le VIX américain et +15 % pour le V2X européen, ces deux indices atteignant des niveaux inédits depuis Juillet 2010. Ce contexte a bien entendu été défavorable aux marchés actions L’Eurostoxx 50 et le Cac 40 cèdent plus de 3 % sur la semaine. Le Dax30 affiche des pertes encore plus importantes, à -4.5 % sur la semaine. Le marché américain s’en sort mieux, à l’image du S&P 500 qui ne cède « que » de 1.9 %, notamment soutenu par la levée de l’interdiction qui empêchait les banques de verser des dividendes à leurs actionnaires.
Les dernières nouvelles qui nous sont parvenues sont, en revanche, encourageantes pour les jours à venir. Au Japon, les autorités ont tenu un discours optimiste, et ce pour la première fois depuis le début de la crise, suite au progrès effectués dans leur effort de refroidissement des réacteurs. Certaines entreprises commencent, en outre, à rouvrir leurs usines (Nissan en a rouvert 5, Toyota et Honda annoncent également des reprises progressives).Cette stabilisation de la situation, si elle se confirme, ne pourrait qu’être perçue positivement par des investisseurs d’ores et déjà rassurés par le volontarisme dont font preuve les partenaires économiques du Japon afin de soutenir l’économie du pays via des ventes concertées de Yen. En Lybie, le fait que l’intervention de la coalition n’ait pas rencontré de résistance significative permet également aux investisseurs de respirer, du moins pour le moment.
Un succès rapide rencontré contre le régime du Colonel Kadhafi rendrait vraisemblablement les marchés euphoriques. A contrario, tout enlisement du conflit, le risque zéro n’existe pas, aurait des conséquences politique économiques et financières très négatives. Il convient, par ailleurs, de garder un œil sur les autres pays de la région où la répression par les régimes menacés semble se généraliser, au Bahrein, au Yemen et en Syrie.
Source : EFG
Autres articles
Voir tous les articlesMarché
Le risque ne se joue plus uniquement sur les marchés mais aussi sur...
La parole à Arif Saad, Head of Natural Capital chez Van Lanshot Kempen IM.
Publié le 05 mai 2026
Marché
Parce que parfois, une image vaut mille mots...
Publié le 23 avril 2026
Marché
Comment (re)venir aujourd’hui sur les émergents ?
H24 a posé la question à un panel de gérants.
Publié le 22 avril 2026