Les banques centrales préoccupées par l’inflation
Les marchés actions ne sont pas parvenus à remonter la pente cette semaine, après les importantes prises de bénéfices de la semaine précédente
L’Eurostoxx 50 et le Cac 40 cèdent 1.2% sur les cinq derniers jours de bourse, et près de 4% sur deux semaines. Les marchés américains résistent mieux, à l’image du S&P 500 qui reste stable cette semaine, et ne cède « que » 1.6% sur ces deux semaines. La persistance des combats en Lybie a, bien entendu, continué à mettre à mal les marchés cette semaine et a soutenu la hausse des prix du pétrole,- le Brent a encore gagné 3.4%, après +9.4% la semaine précédente -, qui commence à être vue comme une menace pour la croissance des entreprises. Néanmoins, ce n’est pas là le facteur principal de la baisse de cette semaine. Celle-ci s’explique en effet surtout par le changement de cap des banques centrales, et notamment de la Banque Centrale Européenne. Dans sa dernière allocution, Jean-Claude Trichet a, en effet, indiqué que le risque d’inflation devenait un sujet de préoccupation et qu’une hausse des taux était à envisager pour bientôt. La fameuse phrase, « les taux sont à un niveau approprié », semble désormais appartenir au passé. Le marché obligataire n’a pas tardé à réagir à ces annonces. Le rendement des obligations allemandes à 2 ans est ainsi passé de 1.54% Mercredi à 1.78% Jeudi, celui des obligations à 10 ans de 3.20% à 3.33%. Le marché des changes a, sans surprise, également été impacté.
L’Euro progresse de 1.7% sur la semaine, clôturant Vendredi soir à 1.3987 $, après avoir atteint 1.4008$ en cours de séance, et faisant fi des craintes de résurgence du risque souverain en Zone Euro. De son côté, la Réserve Fédérale américaine n’a pas encore tout à fait pris le virage d’une politique monétaire plus restrictive, mais semble orienter sa réflexion dans cette direction. Le dernier Beige Book insiste effectivement sur le risque grandissant d’un dérapage de l’inflation qui ferait peser un poids sur les entreprises et les particuliers, au moment où ils renouent enfin, comme le montrent les indicateurs macro-économiques publiés récemment, avec les créations d’emploi et l’optimisme. Désormais, semble-t-il, cette menace importe plus que le risque de ralentissement lié à une politique plus restrictive. Si les investisseurs ne s’attendent pas à ne remontée rapide des taux, il est en revanche plus que probable que les mesures de « Quantitative Easing » prennent fin à l’issue du plan actuel, et ne soient pas reconduites.
Source : EFG
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