Après la Grèce, l'Irlande
" Les marchés actions ont replongé de concert, cette semaine, sur fond de regain de tension au niveau des dettes souveraines en Europe. L’Eurostoxx50 chute de 1.9% et le Cac40 de 2.2%. Les indices boursiers américains ne sont pas épargnés à l’image du S&P500 qui cède également 2.2%. Cette baisse s’accompagne d’un regain sensible de la volatilité des indices. Le Vix et le V2X, qui mesurent respectivement la volatilité de l’indice S&P500 et de l’Eurostoxx50 progressent ainsi de près de 13% sur la semaine. Les tensions liées à la dette irlandaise font également baisser l’Euro qui cède 2.4% sur la semaine face au Dollar et clôture la séance de Vendredi à 1.3691$.
La crise de la dette souveraine revient donc sur le devant de la scène suite aux rumeurs incessantes au sujet d’un probable recours de l’Irlande au fonds de stabilité mis en place en Mai dernier par l’Union Européenne et le FMI.
Le marché obligataire a bien évidement été significativement impacté. Au cours de la séance de mercredi, le rendement du 10 ans irlandais s’est tendu de 40 points de base à 8.63% et ce mouvement a continué jusqu’en fin de semaine. Au cours de cette même journée, le spread avec le Bund allemand a atteint les 600 points de base, un record. Les inquiétudes se sont propagées aux autres pays dits « périphériques ». Si le Portugal a réussi à placer 1.25 Mlds€ de dette sur le marché, cette adjudication n’est pas pour autant un franc succès puisque le taux payé sur 10 ans est ressorti à 6.80%... L’Espagne n’est pas en reste et la prime payée par les investisseurs afin de se prémunir contre un défaut espagnol a grimpé depuis le mois d’Octobre pour revenir au même niveau qu’aux mois de Mai/Juin, soit en pleine crise de la dette grecque.
Les investisseurs gardent pour l’instant à l’esprit que le fonds de stabilité permettra sans trop de peine d’aider l’Irlande. Néanmoins, on peut s’inquiéter de ce qu’il adviendra si la crise se propage et que les autres pays périphériques demandent également à piocher dans la caisse…
Autre facteur de tensions, le G20, censé trouver des solutions aux déséquilibres du marché des changes, s’est avéré être un « non-évènement ». Les chefs d’Etat réunis à Séoul se sont, en effet, contentés de souligner les problèmes actuels et la nécessité de promouvoir des taux de change uniquement déterminé par le marché, et non par des Etats. Rien de concret n’est donc sorti de ce sommet et les tensions opposant Américains et Chinois, qui s’accusent mutuellement de manipuler leur monnaie, risquent bien de perdurer. "
Source : EFG Asset Management
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