Après une année 2009 largement haussière, la désillusion s’est imposée à nouveau sur les marchés durant le premier semestre 2010. Les discussions autour de la problématique du risque souverain concernant certains États européens ont eu un impact négatif dur les classes d’actifs risquées et poussé au repli sur les valeurs-refuge. Les actions ont en moyenne perdu 10 % alors que les rendements des emprunts d’État allemands sont tombés à des niveaux historiquement bas.
L’Euro s’est lui déprécié, ce dont les investisseurs basés dans la zone Euro ont profité. Très récemment, l’attention s’est à nouveau portée sur les perspectives de croissance. Les indicateurs de conjoncture étaient au plus haut sans que les marchés de l’emploi ne se soient ressaisis. Si les entreprises sont en bonne posture – génération de cashflows et réserves de trésorerie se situant à des niveaux élevés – la validité des estimations de bénéfices pour 2011 est toutefois remise en cause.
Les caractéristiques classiques d’un ralentissement de milieu de cycle sont ainsi présentes – un affaiblissement de la dynamique conjoncturelle après une première phase de reprise robuste. Comme toujours à ce stade, on se demande quelle est la probabilité d’un scénario de « double dip » – soit une rechute dans la récession. Pour ce faire, un choc externe est cependant habituellement nécessaire.
Dans ce cadre, la crise des emprunts d’État joue parfaitement ce rôle. Pour une estimation de ce risque, un facteur difficilement mesurable entre ici en jeu : la politique. Car, pour le meilleur et pour le pire, un certain nombre d’acteurs du marché européen des emprunts d’État dépendent directement des mesures mises en place par l’Union européenne ainsi que de l’attitude de la Banque centrale. Et malgré la volonté de donner aux États suffisamment de temps pour mettre en place leurs mesures de consolidation des finances, rien ne garantit leur succès. Vu sous cet angle, des primes de risque élevées associées aux actifs risqués sont justifiées. Ces primes existent bel et bien déjà dans les faits. En Europe, le rendement sur dividendes est d’environ 4 % alors qu’une obligation d’État à cinq ans allemande rétribue à hauteur de 1,5 %. Le spread est ici de deux écarts type supérieur à la moyenne. Cette considération relative justifie, d’après nous, un maintien de la surpondération actions.
Dans cet univers, l’accent est mis sur les actions européennes tandis que les États-Unis et le Japon sont sous-pondérés. Notre analyse des marchés émergents est toujours positive même si un large consensus s’est d’ores et déjà établi à propos de ces marchés. Les matières premières, qui tirent profit d’une évolution solide de la croissance dans les pays émergents rentre dans la même équation. Dans le domaine des obligations d’état, il y a une surpondération du Japon alors que l’Europe et les États-Unis sont sous-pondérés. Le risque actif du portefeuille modèle est maintenu à un niveau modéré d’un point de vue historique.
(Source: Raiffeisen, Kurt Schappelwein)
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Publié le mercredi 26 novembre 2025
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