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Les marchés ont horreur de l’incertitude...

...surtout pendant les vacances d'été.

Alors que la crise des dettes souveraines n’est pas terminée en Europe, les tensions sur le marché interbancaire ont accentué les craintes de défaut d’un établissement financier. Le retournement des anticipations de croissance économique en Chine ou aux USA a achevé de miner la confiance des investisseurs. Peut-elle se restaurer rapidement et durablement ? Les tensions financières en Europe peuvent s’apaiser maintenant que l’échéance de refinancement du premier juillet est passée. La hausse des taux interbancaires reflète les craintes des opérateurs mais également la simple raréfaction des liquidités, ce qui est moins inquiétant. La prochaine publication des « stress test » des banques européennes, assortie d’augmentations de capital, peut aussi rassurer les intervenants. Tout progrès significatif dans la gouvernance économique européenne pourrait ramener de la confiance en Europe et dans sa capacité à  gérer la diminution des dettes sans mettre en péril la croissance. Les craintes de récession dans un avenir proche sont excessives, car les plans de relance américains ne sont pas terminés et pourraient même faire l’objet d’une rallonge. Le ralentissement du marché du travail aux USA est peut-être temporaire, comme en 2004 ou en 2005. De plus, les pays émergents gardent une croissance soutenue. Malgré ce potentiel de nouvelles plus positives, le ralentissement de la croissance en 2011 aux USA et en Europe semble inéluctable. Même si les publications des résultats du 2nd trimestre des sociétés américaines sont satisfaisantes, les entreprises adopteront sans doute, dans le contexte actuel, un discours de prudence sur l’activité des prochains semestres. Finalement, un regain de confiance passager reste possible mais le climat général des prochains mois devrait rester très incertain, soumis à  des alternances de bonnes et de mauvaises nouvelles. La volatilité des marchés, devrait donc rester élevée. Le risque de baisse n’est pas négligeable. Si les marchés actions devaient prendre en compte un ralentissement sensible d’activité en 2011, ils pourraient retrouver les niveaux de juillet 2009 (environ 3000 points sur le CAC40). S’ils devaient à  nouveau intégrer un scénario de déflation ou de longue récession, les points bas de 2009 seront la référence. Il est impossible de prévoir si et quand de tels scénarii se produiront mais l’évolution récente des marchés obligataires et des actions en augmente la probabilité. La tendance des marchés à  court et à  moyen terme devient très incertaine. Si un rebond se matérialise à  nouveau, un allégement des actions semble judicieux pour protéger les portefeuilles. Nous avons adopté une allocation stratégique légèrement sous pondérée en actions. Il est trop tôt pour renforcer significativement le poids des actions, malgré le repli des derniers jours. Cependant, la faible valorisation des actions et la difficulté d’évaluer le timing exact du ralentissement américain, nous conduisent à  maintenir pour l’instant nos objectifs d’un retour à  l’équilibre pour la fin d’année. Par compartiment, les actions américaines et européennes (hors pays du Sud) sont privilégiées. Mais, à  court terme, la stabilisation du dollar atténue l’attrait des valeurs américaines et d’ailleurs, l’Europe a rattrapé une partie de son retard depuis un mois. A long terme, les actions des pays émergents restent intéressantes (l’Inde, le Brésil ou la Chine semblent redevenir attractifs à  court terme). Nous maintenons en portefeuille les secteurs et actions bénéficiant d’une tendance favorable depuis le début de l’année (consommation, distribution, tourisme/loisirs, biens et services industriels, technologie, santé, médias). Nous souspondérons les secteurs délaissés (Télécommunications, Services Publics, Pétrole et Gaz hors services pétroliers) en dépit du rendement ou de la bonne rentabilité des sociétés qui les composent. Nos recommandations sectorielles sont peu modifiées (Technologie et Contruction/Matériaux dégradés à  CT). "Nous apportons quelques changements dans la partie défensive des portefeuilles. Nous maintenons les obligations d’entreprises, convertibles et produits de gestion alternative. L’aversion au risque a permis un fort rebond des emprunts d’Etat AAA qui nous semblent à  leurs prix, sauf en cas de déflation avérée." (Source: CHOLET DUPONT : Stratégie d'investissement par Vincent Guenzi)

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