
Le groupe Cyrus poursuit sa forte croissance avec 600 M€ collectés à fin mai 2026
H24 a assisté à la conférence du groupe Cyrus avec :
Meyer Azogui (président du groupe Cyrus), Patrick Ganansia (vice-président du groupe Cyrus), Sophie Nouy (directrice de la gestion de fortune Paris et du pôle d’expertise patrimoniale), Frédéric Maxwell (directeur général délégué d’Eternam) Pauline Hampartzounian (directrice de Mirae - produits structurés), Anthony Lapeyre (directeur de la gestion diversifiée chez Amplegest) et Julien Leleu (directeur de Flandrin Capital - private equity).
Ce qu'il fallait en retenir...
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📌 600 millions d’euros collectés YTD (bruts) à fin mai 2026 contre 500 millions d’euros à fin mai 2025.
📌 La consolidation de la gestion privée va se poursuivre.
📌 Cyrus recommande d’avoir 20 % de produits structurés en portefeuille, avec une approche patrimoniale et plutôt défensive.
📌 Cyrus estime avoir atteint le niveau requis pour accompagner les familles les plus fortunées. La société s’attend à un fort développement de son activité de family-office d’ici 24 mois.
Les quatre raisons de la consolidation dans la gestion privée
Pour Meyer Azogui,
- Le marché de la gestion privée est en croissance (accumulation du capital des baby boomers et enrichissement des Français et européens)
- Inflation réglementaire
- Création de nouveaux cabinets de conseil (CGP) qui parviennent parfois à bâtir en cinq ans des structures que d’autres ont mis vingt ans à construire
- Rajeunissement des CGP qui vendent (autour de 40 ans). Ils recherchent un adossement.
« La convergence entre les multi-family offices et la gestion de fortune a commencé », estime Meyer Azogui.
Fidèle à son génome
A l’origine du succès de Cyrus, un génome :
- L’ingénierie patrimoniale, formidable sésame pour un nombre important de clients,
- L’indépendance et la profondeur de l’offre, en architecture ouverte,
- La pérennité de la relation avec les clients portée par les salariés actionnaires.
Meyer Azogui rappelle : « Nous sommes pionniers de ce marché depuis 27 ans ». Il souligne également que 300 des 550 salariés de Cyrus sont actionnaires : « ce point fondamental fera toujours la différence ».
Une considérable croissance est attendue dans l’activité de family-office dans les 24 mois. « Nous avons atteint les niveaux de compétence et de ressources pour conseiller les familles les plus fortunées ». Pour Patrick Ganansia, « les clients concernés par notre service de family-office ont besoin de consolidation et supervision de leurs actifs ».
Les axes d’allocation d’actifs selon Cyrus
Alors que l’année 2026 est marquée par la confrontation géopolitique entre les États-Unis et la Chine, et que les marchés actions sont principalement tirés par le développement de l’intelligence artificielle, avec des performances paroxystiques dans les semi-conducteurs, Cyrus décline son approche :
Les convictions de Cyrus (Amplegest) sont orientées vers les secteurs alimentés par les flux d’investissement publics ou privés, les goulets d’étranglement économique mondiaux et les marchés pouvant offrir une décorrélation face au poids écrasant de la technologie :
- Sélection de valeurs technologiques mondiales
- Marchés bénéficiant d’une dynamique interne forte
- Métaux de la transition énergétique (cuivre) et métaux précieux
- Obligations d’entreprise européennes, favorisées par la hausse des rendements à deux et cinq ans
- Position tactique acheteuse sur le dollar, soutenue par la crise énergétique actuelle. Mais vision baissière sur le dollar américain à moyen terme.
H24 Finance a retenu aussi quelques recommandations
🧩 Produits structurés : détenir environ 20% en portefeuille, avec un mélange de produits à capital garanti et non garanti. Privilégier les sous-jacents de qualité et résilients. Eviter les stratégies basées sur un seul titre, avec ou sans décrément, et les paniers « worst of ».
🏢 Non coté : le marché secondaire se détache et continue de bien performer. La dette privée reste une classe d’actifs incontournable
🏠 Immobilier : une crise inédite par sa nature (hausse des taux d’intérêts, taux de vacances des bureaux en Île-de-France à 11,4% au T1 2026). Mais l’immobilier reste central : c’est là que nous passons le plus clair de notre temps. Parmi les convictions : bureaux les plus centraux, secteur de la logistique et résidentiel en vente à la découpe.
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