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Petites capitalisations : l’avis des gérants stars, Amiral Gestion, Indépendance AM et Alken Asset Management


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📌 Les petites capitalisations européennes profitent d’un retour d’intérêt lié d’abord au contexte macroéconomique, plus qu’à un simple effet de flux.

📌 La décote reste réelle, surtout en France et en Allemagne, mais elle s’est déjà partiellement refermée dans plusieurs zones d’Europe.

📌 Les trois gérants (Indépendance AM, Alken AM et Amiral Gestion) insistent sur la même discipline : bilan sain, valorisation attractive, qualité du management et capacité à traverser les cycles.

📌 Dans cet univers, la dispersion des performances reste forte. Autrement dit, le sujet n’est plus seulement d’acheter des small caps, mais de bien choisir son fonds.


Après plusieurs années de désaffection, les petites capitalisations européennes retrouvent une place dans les allocations. C’est le constat partagé lors d’un débat réunissant Nicolas Walewski, fondateur et gérant d’Alken Asset Management, Raphaël Moreau, gérant chez Amiral Gestion, et William Higgons, président et gérant d’Indépendance AM.

Un point commun émerge rapidement : le segment a rebondi, mais il reste profondément hétérogène. Dès lors, la sélection redevient déterminante, aussi bien au niveau des titres que des fonds.


Un rebond d’abord porté par la macroéconomie

Le diagnostic de Raphaël Moreau donne le ton. Pour le gérant d’Amiral Gestion, le réveil des small caps n’a rien d’un mystère technique.

Pour nous, c’est avant tout une question de macroéconomie, résume Raphaël Moreau, gérant chez Amiral Gestion. Après plusieurs années de croissance molle en Europe, les petites et moyennes entreprises cotées ont globalement préservé leurs marges, généré du cash et conservé des bilans solides. Elles abordent donc la reprise dans de meilleures conditions que ne le laisse penser la perception de marché.

Cette lecture est partagée par William Higgons, qui ajoute un facteur de soutien : la baisse du dollar, plus pénalisante pour les grandes capitalisations. Nicolas Walewski insiste, lui, sur les valorisations encore attractives malgré le rattrapage récent.


Une lecture géographique de plus en plus déterminante

La question géographique s’impose comme un axe clé. La France concentre une large partie des échanges. Les intervenants soulignent tous que le marché français reste l’un des moins chers d’Europe, avec une décote nourrie par l’incertitude politique et fiscale. William Higgons le dit clairement : la question française est moins microéconomique que politique. Nicolas Walewski nuance en rappelant qu’une partie des sociétés cotées en France ne réalise qu’une part marginale de son chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Autrement dit, il est possible d’acheter depuis Paris des leaders mondiaux dont le risque opérationnel à la France reste limité. En parallèle, l’Allemagne revient dans le radar, tandis que l’Europe du Sud a déjà beaucoup « re raté ».


Small caps vs private equity : une différence de structure de bilan

On compare souvent les fonds de private equity et les fonds de petites capitalisations cotées. Mais Raphaël Moreau a tenu à rappeler une différence essentielle entre les deux univers : 40 % des small caps européennes sont en situation de trésorerie nette positive. Il souligne que la cote offre aujourd’hui un gisement de sociétés petites et moyennes financièrement solides, là où une partie du private equity repose, par construction, sur davantage de dette. En effet, la comparaison des performances passées masque souvent cette asymétrie de structure de bilan.


Une lecture géographique de plus en plus déterminante

Sur le plan du process, les convergences sont nettes. Les trois gérants défendent une approche fondamentale, centrée sur la qualité du business model, la discipline de valorisation et la solidité financière. William Higgons privilégie des sociétés en croissance avec une forte rentabilité des capitaux employés tout en ayant une décote certaine. Nicolas Walewski met l’accent sur la gouvernance et les dossiers délaissés.

Être investi sur une société solide, pas chère et avec un bilan sain, c’est la meilleure manière de se protéger contre les pièges, résume Raphaël Moreau, gérant chez Amiral Gestion. 


La dispersion, nouveau terrain de jeu des sélectionneurs

En conclusion, ce débat délivre un message assez net pour les sélectionneurs de fonds. Le rebond des petites capitalisations européennes est réel, mais le segment n’est plus un bloc homogène. Certaines zones ont déjà bien reraté, d’autres conservent une décote importante. Certaines sociétés restent manifestement oubliées, d’autres ont déjà retrouvé des niveaux plus exigeants. Dès lors, l’enjeu n’est pas seulement d’être exposé aux small caps, mais d’identifier les équipes capables de naviguer dans cette dispersion. C’est probablement là que se jouera l’essentiel de la performance à venir.

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