
Varenne Capital garde son cap dans un début d'année chahuté
H24 a assisté au Point de Gestion Trimestriel T1 2026 organisé par Varenne Capital animé par David Mellul (Directeur général).
Ce qu'il fallait en retenir...
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📌 Grâce à ses stratégies de décorrélation et de couverture, Varenne a pu amortir le choc de mars et profiter du rebond d'avril
📌 Les équipes de gestion ont accepté une part de volatilité afin de préserver le potentiel de performance à long terme
📌 Les valeurs liées à l'IA et l'électrification ont tiré leur épingle du jeu
Varenne Capital garde son cap dans un début d'année chahuté
Dans un environnement de marché chamboulé par la guerre en Iran, les investisseurs ont été confrontés à un net regain de volatilité et d’incertitude. Après un bon début d’exercice, Varenne Capital n’a pas échappé à ces tensions, mais a pu amortir le choc en mars grâce à ses stratégies de décorrélation avant de pleinement profiter du rebond début avril, comme l’explique David Mellul, Directeur général de Varenne Capital.
Dans la continuité de la fin 2025, le premier trimestre avait débuté sous de bons auspices pour les marchés. Toutefois, les tensions géopolitiques et les craintes inflationnistes, brutalement ravivées par le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, ont provoqué un sell-off des marchés actions en mars, rapidement suivi d’un rebond dès le 8 avril dans le sillage de l’annonce du cessez-le-feu.
Une gestion faite pour encaisser les chocs et rebondir
Cette séquence de marché illustre pleinement l’approche de Varenne. Plutôt que de réduire l’exposition pour contenir les risques à court terme, la gestion accepte une part de volatilité afin de préserver le potentiel de performance à long terme.
Concrètement, cela s’est traduit par le maintien des positions de conviction en actions, au sein de portefeuilles concentrés de 23 à 30 valeurs. Un positionnement qui a permis de capter le rebond intervenu en avril, à la suite de l’annonce d’une trêve entre l’Iran et les États-Unis. L’ensemble des fonds UCITS affichait à nouveau une performance positive depuis le début de l’année : +6,3 % pour Varenne Long Short ; +7,2 % pour Varenne Valeur ; +11,3 % pour Varenne Global et +11,5 % pour Varenne Conviction.
Dispersion des performances
Comme souvent dans ce type d’environnement, les contributions individuelles ont été très contrastées au cours de cette période. Du côté des baisses, les valeurs les plus exposées au conflit au Moyen-Orient ont logiquement souffert comme les compagnies aériennes IAG et Ryanair. Dans le secteur du tourisme, Booking Holdings a publié des résultats solides mais n’a pu éviter la correction sur les marchés inquiets d’un possible ralentissement de l’activité.
Des convictions toujours orientées croissance et IA
À l’inverse, des valeurs ont tiré leur épingle du jeu, notamment celles dans la chaîne de valeur de l’IA. Ainsi, Corning ou Micron Technology se sont distingués. Même constat du côté des actions liées à l’électrification, GE Vernova et Siemens Energy bénéficient de tendances structurelles.
Des arbitrages ciblés
Fidèle à son approche opportuniste, Varenne a procédé à des arbitrages en faveur de thématiques jugées plus porteuses. Autodesk a ainsi été remplacé par Johnson Controls International, tandis que l’exposition au secteur aérien a été réallouée vers des profils plus défensifs ou structurellement porteurs, comme Envista dans les solutions dentaires ou Globus Medical dans les équipements médicaux.
Ces mouvements traduisent une volonté de renforcer la qualité et la résilience des portefeuilles, sans renoncer aux moteurs de croissance de long terme.
Positions short
Dans un environnement chahuté en mars, les stratégies de décorrélation et de couverture ont pleinement démontré leur utilité. Les positions short ont ainsi joué un rôle d’amortisseur au cours du dernier mois du trimestre.
L’équipe cible des entreprises fragilisées par leur modèle économique ou leur structure financière, afin que ces positions constituent une source de performance complémentaire, tout en contribuant à réduire la corrélation du portefeuille aux marchés.
Un dispositif de couverture renforcé
Deux fonds (Varenne Valeur et Varenne Global) intègrent également un dispositif de couverture des risques extrêmes (tail risk hedging) destiné à protéger le portefeuille de chutes brutales pouvant causer des pertes définitives (Varenne qualifie ce type d’événement de correction supérieure à 20 % du S&P 500 sur 1 an). Mis en place en grande partie fin 2025, le dispositif a été ajusté à la marge durant le premier trimestre, l’équipe de gestion ayant profité de conditions favorables sur le marché des options pour le compléter.
Schématiquement, le dispositif repose sur un ensemble cohérent d’instruments conçus comme autant de lignes de défense en cas de choc sur les marchés. Le budget annuel de 1,5 % est en partie financé par une stratégie d’arbitrage de fusions-acquisitions. Cette dernière vise à profiter des écarts observés entre le cours de Bourse et le prix offert dans le cadre d’opérations de rapprochement. Au premier trimestre, notamment, elle a généré une contribution positive comprise entre 0,3 % et 0,4 % dans les fonds.
Une prudence assumée
Dans des marchés encore incertains, Varenne entend conserver une approche à la fois disciplinée et opportuniste. Le positionnement net en actions des différents fonds évolue ainsi vers le milieu de la fourchette cible.
Ce positionnement laisse à l’équipe de gestion la flexibilité nécessaire pour capter le potentiel de long terme, tout en restant attentive aux risques actuels.
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