
Actions et dette émergentes : pourquoi Nordea AM y voit encore du potentiel
H24 a assisté à la conférence Nordea Asset Management avec Pierre-Henri Cloarec (Responsable de l’équipe Actions Marchés Émergents chez Nordea AM) ainsi que Richard Petit et Todd Howard (gérants chez MetLife IM).
Ce qu'il fallait en retenir...
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📌 Les marchés émergents profitent d’un changement de perception des investisseurs et de la faiblesse du dollar
📌 L’IA, la tech asiatique et la reflation chinoise restent au cœur des convictions des gérants
📌 En dette comme en actions, les intervenants défendent une approche active dans un univers émergent jugé de plus en plus dispersé
Il n’est pas trop tard pour revenir sur les marchés émergents
Le récent regain des marchés émergents s’explique avant tout par un changement de perception des investisseurs, selon Pierre-Henri Cloarec.
Pendant plus d’une décennie, le marché américain concentrait l’essentiel de la performance mondiale. « Il n’était pas nécessaire de regarder au-delà des États-Unis pour surperformer les indices mondiaux », résume-t-il.
Mais depuis début 2025, les opportunités offertes par les marchés émergents sont redevenues difficiles à ignorer. Les actions émergentes ont ainsi fortement rebondi, soutenues notamment par la faiblesse de la devise américaine. « Le facteur principal est le dollar », insiste Pierre-Henri Cloarec.
Même après les performances enregistrées depuis l’an dernier, les valorisations restent jugées attractives après une longue décennie de sous-performance. « Ce n’est pas trop tard car il y avait tellement de “catch-up” après une décennie de sous-performance », estime le gérant.
Pour Nordea AM, le mouvement pourrait surtout être plus durable qu’un simple rebond tactique. « Le précédent cycle baissier des marchés émergents a duré plus d’une décennie. Il ne serait donc pas déraisonnable d’anticiper que le cycle haussier actuel se prolonge au-delà d’une seule année. »
Semi-conducteurs, IA et reflation chinoise : les nouveaux moteurs émergents
L’intelligence artificielle reste un moteur central des convictions actions de Nordea AM. Pierre-Henri Cloarec rappelle ainsi que 80% de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs liés à l’IA est aujourd’hui contrôlée par des entreprises sud-coréennes et taïwanaises, justifiant une surpondération sur ces marchés.
Même si « le marché a encore du mal à savoir qui seront les vrais gagnants », les dépenses massives dans l’IA soutiennent déjà les perspectives bénéficiaires de nombreux acteurs asiatiques.
Les intervenants restent également positifs sur la Chine. La consommation domestique y demeure robuste et la reflation chinoise pourrait devenir, selon Pierre-Henri Cloarec, un énorme catalyseur. « Et avec 30% du benchmark, ça commence à se voir ! », sourit-il.
La transition énergétique fait aussi partie des thématiques structurelles mises en avant par les équipes de gestion.
Dette émergente : le retour de la dispersion et de la gestion active
Chez Nordea, l’expertise dette émergente a été déléguée à MetLife Investment Management à travers plusieurs stratégies dédiées, portées notamment par Richard Petit et Todd Howard.
Ce dernier souligne d’ailleurs l’amélioration progressive des fondamentaux émergents dans un environnement mondial d’assouplissement monétaire.
Richard Petit insiste quant à lui sur l’évolution profonde de la classe d’actifs. « On les appelle émergents en les identifiant comme une poche à risque. Aujourd’hui, ce n’est plus la même histoire. Il y a de très beaux dossiers », assure-t-il.
Le conflit au Moyen-Orient a même créé certaines opportunités selon les gérants, avec des tensions sur les taux ayant permis de retrouver des points d’entrée plus attractifs.
Pourquoi revenir sur la dette émergente aujourd’hui ? Les intervenants mettent notamment en avant le carry, des histoires crédit plus spécifiques et une capacité plus forte des pays émergents à absorber les chocs qu’il y a encore quelques années.
« Les marchés émergents ne sont pas une classe d’actifs uniforme », rappelle Richard Petit. Entre pays exportateurs de matières premières, champions technologiques asiatiques, marchés portés par la consommation domestique ou encore histoires crédit très spécifiques, les écarts de trajectoires deviennent de plus en plus marqués.
Dans cet environnement, les intervenants estiment que la gestion active redevient centrale pour capter les opportunités… et éviter les pièges.
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