Le fossé se creuse entre les performances des bourses US et européennes...
Nouveau coup de semonce sur les places boursières !
Nouveau coup de semonce sur les places boursières, en fort recul aujourd’hui (-5.25% pour le Cac 40, -4.90% pour l’Eurostoxx 50). Une fois de plus, la séance du jour (22/09/11) démontre à quel point les marchés financiers sont sensibles aux « newsflows », sur-interprétant la moindre annonce négative. Cette fois, ce sont les perspectives pessimistes de la Fed (sur l’emploi U.S avec un taux de chômage à 9.1% et le risque de contagion systémique de la crise de la dette aux établissements financiers) qui ont fait plongé les bourses. Parallèlement, de nouvelles successions de rumeurs/démentis concernant la solidité des banques ont contribué à déboussoler les investisseurs. La question de la consolidation des fonds propres des banques par l’apport d’argent frais est dans tous les esprits. BNP Paribas en a été la cible depuis hier (le titre a chuté de 5.70 % aujourd’hui, l’ensemble des valeurs bancaires ont plongé : - 9.57% pour la Société Générale, -9.49% pour le Crédit Agricole). Il existe aujourd’hui un écart saisissant entre le comportement des bourses européennes et celui des bourses américaines. Le diagnostic économique est sensiblement similaire : faibles perspectives de croissance, taux de chômage élevé, crise de la dette. Pourtant sa répercussion en bourse est bien plus modérée outre-Atlantique. En effet, les indices S&P 500 et Dow Jones reculent respectivement de 8.26 et 7. 12% depuis le début de l’année, contre 26.89% pour le Cac 40 (certes fortement pondéré en financières) et 28.54 pour l’Eurostoxx 50. Ce grand écart ne tient donc pas de réalités économiques mais bien de perceptions opposées à l’égard de ces marchés respectifs : l’image que renvoie la zone euro aux investisseurs est celle d’une zone en plein chaos, incapable de résoudre ses conflits internes. Ce déficit de confiance amène les investisseurs institutionnels américains à transférer leurs avoirs, auparavant investis sur les bourses européennes, vers les classes d’actifs américaines jugées plus solides (« flight to quality » en faveur du T-Bond U.S). Les Bourses européennes sont ainsi peu à peu désertées, provoquant l'effondrement généralisé de toutes les catégories de valeurs, bancaires mais également cycliques et même défensives.
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