
Graphique de la semaine : Fidelity International - Quand l'allocation contredit les objectifs...
Dans sa nouvelle étude mondiale Be Invested 2026, Fidelity International a interrogé 13 000 investisseurs dans 13 pays, dont 1000 en France, et met en lumière un constat frappant : un écart persistant entre les objectifs affichés des investisseurs et leurs décisions d'investissement.
Samantha Ricciardi - Directrice EMEA chez Fidelity International
« Les investisseurs européens ont des objectifs clairs, qu’il s’agisse de la préparation de la retraite, de la génération de rendements réguliers ou de la transmission d’un patrimoine. Environ 65% se disent confiants quant à l’atteinte de leurs objectifs financiers. Toutefois, notre étude met en évidence un écart persistant et croissant entre leurs aspirations et leurs décisions d’investissement.
Au cours des cinq prochaines années, les investisseurs européens visent une performance annuelle de 7,3% - 6,3% pour les Français - mais détiennent en moyenne environ 60 000 €, soit près d’un tiers de leurs 169 000 € d’actifs disponibles, sous forme de liquidités réparties entre leurs comptes d’épargne et d’investissement (voir Graphique).
Cela reflète une tendance structurelle plus large en Europe. Selon la Banque centrale européenne, les ménages de la zone euro détiennent environ 11 500 milliards d’euros en liquidités et dépôts, soit environ un tiers de leurs actifs financiers totaux. En France, la part moyenne de liquidités détenues atteint 38% des actifs disponibles, illustrant également ce biais de prudence marqué.
Fait encourageant, certains leviers sont susceptibles d’inciter les investisseurs à transférer davantage de liquidités vers des placements. En France, l’incitation est avant tout d’ordre fiscale : près d’un tiers des investisseurs français (31%) citent de meilleures incitations fiscales comme principal facteur de motivation, devant la possibilité d’échanger avec un conseiller financier ou un professionnel de l’investissement (21%). Toutefois, 18% déclarent qu’aucun facteur ne les inciterait à modifier leur comportement, signe qu’une part non négligeable des épargnants reste attachée à la sécurité perçue des liquidités, malgré le risque d’érosion du pouvoir d’achat à long terme. »

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