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2026 : la vue des allocataires avec EOS Allocations, Rothschild & Co AM et Lazard Frères Gestion


H24 a assisté à la conférence « 2026 : la vue des allocataires » qui s’inscrivait dans le cadre du partenariat noué entre EOS Allocations, Rothschild & Co AM et Lazard Frères Gestion.

Un partenariat pensé pour être résolument opérationnel, avec des allocations d’actifs et des profils de gestion conseillée animés directement par les équipes multigestion de Rothschild et de Lazard, et intégrés sur l’outil Meta CGP aux côtés des profils EOS Allocations.

L’objectif est clair. Apporter une allocation lisible, pilotée dans le temps et adossée à des convictions fortes, qu’elles soient macroéconomiques, de valorisation ou de sélection de fonds.

C’est dans ce cadre que se sont exprimés Thomas Planell (Gérant-Allocataire chez Lazard Frères Gestion), Marc Terras (Directeur de la Gestion en Architecture Ouverte chez Rothschild & Co AM), et Pierre Bermond (Allocataire, Fondateur d'EOS Allocations).

Un format volontairement original, pensé pour sortir des discours macro génériques et aller vers des arbitrages concrets et opérationnels pour 2026.

Ce qu'il fallait en retenir...


⏱️ Si vous n’avez que 24 secondes

📌 Croissance mondiale autour de 3%, mais avec des fragilités concentrées aux États-Unis

📌 Valorisations élevées sur la plupart des classes d’actifs, laissant peu de marge d’erreur

📌 Préférence claire pour l’Europe et les petites capitalisations, au détriment des grandes valeurs américaines

📌 Approche prudente à court terme, plus constructive sur l’année, avec une gestion active de la volatilité


Un scénario macro partagé, mais de plus en plus étroit

Le diagnostic macro est relativement consensuel. La croissance mondiale devrait rester stable, soutenue par l’investissement technologique, des politiques budgétaires encore accommodantes et une amélioration des conditions financières.

Pour Marc Terras, la dynamique globale reste favorable mais repose sur une base de plus en plus étroite, en particulier aux États-Unis.

« La croissance américaine est de plus en plus polarisée, avec une consommation concentrée sur les ménages les plus aisés », souligne le Directeur de la Gestion en Architecture Ouverte pour Rothschild & Co AM.

Chez Lazard Frères Gestion, Thomas Planell évoque un « déséquilibre stable ». L’économie américaine tient grâce à de puissantes forces de rappel, notamment l’investissement lié à l’IA, mais elle se situe selon lui en fin de cycle, ce qui accroît la sensibilité aux chocs.

Pierre Bermond partage ce diagnostic, tout en soulignant un point clé souvent sous-estimé« Le vrai soutien de la croissance aujourd’hui, c’est l’amélioration des conditions financières. Le crédit circule mieux, les spreads se sont comprimés, et ça donne du vent dans les voiles de l’économie ».

L’Europe ressort en relatif plus solide. Sans être un moteur de croissance mondiale, elle bénéficie d’une meilleure dynamique domestique, de perspectives de relance en Allemagne et d’un profil de risque jugé plus équilibré.


Des valorisations tendues sur toutes les classes d’actifs

C’est l’un des points d’alerte majeurs de la conférence. Les marchés sont chers, aussi bien sur les actions que sur le crédit. Aux États-Unis, les PER se situent dans les percentiles les plus élevés de l’Histoire récente. Les spreads de crédit investment grade et high yield sont fortement comprimés.

Dans ce contexte, Thomas Planell rappelle que la performance ne pourra plus venir d’une expansion des multiples. « La croissance des bénéfices devient le moteur central de la performance. Sans elle, le risque d’accident de marché est réel ».


Obligations : Du portage, mais peu de tolérance au risque

Sur les obligations souveraines des pays développés, les positions restent prudentes. La volatilité structurelle observée depuis 2022 et le risque inflationniste résiduel limitent l’attrait des durations longues.

Le High Yield, en particulier américain, est jugé peu rémunérateur au regard du risque encouru. « Le jeu n’en vaut pas la chandelle », souligne Pierre Bermond. À l’inverse, les obligations émergentes offrent un meilleur compromis, avec des rendements de l’ordre de 6 à 7%, à condition d’accepter une volatilité plus élevée.


Actions : L’Europe reprend l’avantage

Le message est net. Préférence marquée pour les actions européennes, et plus encore pour les petites et moyennes capitalisations. Moindre concentration que le marché américain, exposition plus domestique, sensibilité réduite aux tensions commerciales et aux effets de change. « Les small caps européennes sont relativement protégées des risques de guerre commerciale et de change », rappelle Thomas Planell.

À l’inverse, les grandes capitalisations américaines concentrent les fragilités. Valorisation extrême, dépendance à l’IA, besoins massifs de financement et sensibilité accrue aux flux internationaux. Les small caps américaines constituent une exception relative, mieux positionnées pour capter les politiques de relance domestique.


Marchés émergents, dollar et or : Sélectivité maximale

Les marchés émergents restent attractifs, mais sans approche globale. La granularité est indispensable. Amérique latine et Inde sont privilégiées, tandis que la Chine reste abordée avec prudence malgré des valorisations basses.

Sur l’or, le constat est partagé. Après une forte hausse et une montée en puissance de la spéculation, les positions ont été réduites. C’est le cas notamment chez Lazard Frères Gestion et chez EOS Allocations. « Tous les signaux de bulle sont réunis. Flux records, spéculation élevée, ETF au plus haut », explique Thomas Planell. À long terme, l’or conserve un rôle de diversification. À court terme, le risque est jugé asymétrique.


Les fonds mis en avant pour 2026 : Les choix de chaque allocataire

En conclusion de la conférence, chaque intervenant a été invité à citer trois fonds à mettre en avant pour 2026, en cohérence avec ses convictions d’allocation. Des sélections assumées, mêlant fonds maison et fonds externes.

Les fonds cités par Thomas Planell – Lazard Frères Gestion

  • Lazard Actions Emergentes (fonds maison, approche de long terme avec un biais value et une sélection fondamentale exigeante)

  • Lazard Sovereignty Europe (fonds thématique centré sur les enjeux de souveraineté européenne et industrielle)

  • DNCA Invest Strategic Resources (exposition diversifiée aux métaux industriels et précieux, avec une gestion active des cycles)

Les fonds cités par Marc Terras – Rothschild & Co AM

  • Lazard Capital Fi SRI (crédit financier subordonné, avec un rendement jugé attractif au regard des fondamentaux)

  • BDL Convictions (actions européennes, approche opportuniste et sélective)

  • R-co Opal Équilibre (fonds d’allocation multi-actifs concentrant les principales convictions de Rothschild & Co Asset Management)

Les fonds cités par Pierre Bermond – EOS Allocations

  • Indépendance Europe Mid (actions européennes de moyenne capitalisation, gestion value disciplinée)

  • Templeton Emerging Markets (actions émergentes, approche diversifiée et éprouvée dans le temps)

  • Carmignac Portfolio Credit (crédit flexible, pilotage actif de la duration et du risque de crédit)

Au-delà des différences de styles, un fil conducteur se dégage clairement : Europe, sélectivité, portage maîtrisé et diversification émergente.

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