
Axiom AI - Pétrole, croissance, géopolitique : malgré les inquiétudes, les financières européennes continuent de surprendre
H24 a assisté à la conférence Axiom AI avec David Benamou (CIO) et Antonio Roman (Gérant de portefeuille).
Ce qu'il fallait en retenir...
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📌 Les financières européennes viennent d'enchaîner un 20e trimestre consécutif supérieur aux attentes.
📌 Le marché s'inquiète du choc énergétique et d'un possible ralentissement du crédit, mais les fondamentaux restent solides.
📌 Pour Axiom, l'IA, la consolidation du secteur et des valorisations toujours attractives continuent de soutenir le potentiel des financières européennes.
Les financières européennes continuent de surprendre
À écouter les équipes d'Axiom Alternative Investments, les résultats du premier trimestre racontent toujours la même histoire : celle d'un secteur qui résiste mieux que prévu.
« Cela fait plus de vingt trimestres consécutifs que le secteur financier délivre des résultats au-dessus des attentes », rappelle David Benamou.
Les banques restent les principales contributrices à cette dynamique. Les marges d'intérêt continuent de bénéficier d'une croissance des prêts redevenue positive dans de nombreux pays européens tandis que les commissions restent bien orientées dans la gestion de fortune, la gestion d'actifs ou encore les activités de marché.
Plus surprenant encore, les marges bancaires résistent malgré les baisses de taux engagées par la BCE.
« Les banques ont aujourd'hui une bien meilleure discipline dans la gestion du coût des dépôts. La marge client continue même de progresser alors que les taux ont baissé », souligne David Benamou.
Résultat : les bénéfices progressent, les niveaux de capital restent élevés et les rendements distribués aux actionnaires demeurent parmi les plus attractifs du marché européen.
Le détroit d'Ormuz remplace l'inflation dans les conversations
Si les résultats sont solides, les débats ont changé.
Il y a un an, les investisseurs s'interrogeaient sur l'impact de la baisse des taux. Aujourd'hui, c'est le détroit d'Ormuz qui concentre l'attention.
Pour Antonio Roman, le risque n'est pas tant la hausse du pétrole elle-même que ses conséquences potentielles sur la croissance européenne.
« Jusqu'à présent, le marché a interprété de façon plutôt positive la situation du détroit d'Ormuz pour les revenus d'intérêt bancaires. Mais si cela dure longtemps, on pourrait commencer à avoir des effets plus récessionnistes. »
Autre sujet de vigilance : le crédit. Les enquêtes de la BCE montrent un ralentissement des intentions d'emprunt chez les ménages comme chez les entreprises. Pourtant, dans les chiffres publiés par les banques, la croissance des volumes reste toujours bien orientée.
« Est-ce seulement du sentiment ou peut-on s'attendre à une baisse de la croissance du crédit ? C'est aujourd'hui le deuxième grand débat du secteur », estime le gérant.
Pour autant, Axiom ne voit pas de détérioration majeure à l'horizon. Les coûts du risque restent faibles et les établissements européens conservent d'importants coussins de capital.
IA, consolidation et valorisations : les trois piliers du scénario positif
Au-delà de la macroéconomie, les équipes d'Axiom continuent d'identifier plusieurs moteurs structurels.
Le premier concerne l'intelligence artificielle. Après plusieurs années de discours, les banques commencent désormais à intégrer des objectifs concrets d'amélioration de leur efficacité opérationnelle.
Le deuxième est la consolidation européenne. Le feuilleton UniCredit-Commerzbank, les ambitions allemandes du Crédit Agricole ou encore l'intégration d'AXA IM par BNP Paribas témoignent d'un mouvement de fond.
« C'est vraiment l'incarnation du thème de l'intégration européenne », estime Antonio Roman à propos du dossier UniCredit.
Enfin, les valorisations restent au cœur de la thèse d'investissement. Malgré leur parcours boursier, les banques européennes se négocient toujours avec une décote importante par rapport à leurs homologues américaines.
Pour Antonio Roman, le secteur conserve un profil rare : « Le secteur financier combine beaucoup de rendement, beaucoup de rachats d'actions mais aussi de la croissance des bénéfices. »
Une combinaison qui explique pourquoi, malgré le bruit géopolitique et les inquiétudes sur la croissance, Axiom continue de regarder les financières européennes avec bienveillance.
| Fonds | Axiom European Banks Equity |
| ISIN | LU1876459212 |
| Société de Gestion | Axiom AI |
| Date de lancement | 26/03/2014 |
| Encours sous gestion | 609M€ |
| Perf depuis lancement | +321.11% |
| Perf 5 ans | +263.54% |
| Perf YTD | +4.33% |
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