Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8382.25 -0.03% 2.86%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

BDL Capital Management - Pourquoi la course aux data centers crée des opportunités inédites sur les valeurs délaissées

H24 a assisté au webinaire "IA : parlons de rentabilité" organisé par BDL Capital Management avec Victorien de Gastines (Directeur Commercial), Laurent Chaudeurge (Membre du Comité d'Investissement) et Aymeric Mellet (Co-gérant de BDL Rempart et BDL Conviction).

Ce qu'il fallait en retenir...

⏱️ Si vous n'avez que 24 secondes

📌 Financer la révolution IA coûtera 6 000 milliards de dollars d'ici 2030 — et pour les rentabiliser, les hyperscalers devront générer 3 000 milliards de chiffre d'affaires annuel qui n'existent pas encore aujourd'hui.

📌 Le modèle financier des géants tech se fissure : le free cash flow ne suffit plus. Rachats d'actions en baisse, émissions en hausse — la croissance IA devient dilutive pour l'actionnaire, et les contraintes physiques (énergie, équipements) freinent déjà l'exécution.

📌 BDL ne détient aucune position dans les hyperscalers. La maison cible des valeurs délaissées par la course à l'IA — à forts effets de réseau, peu substituables par un LLM — et y voit des opportunités rares.


FondsBDL RempartBDL Convictions
Perf YTD+2.96%+5.24%
Perf 2025+17.98%+23.76%
ISINFR0010174144FR0010651224
Société de GestionBDL Capital Management

6 000 milliards investis : à quel prix ?

Derrière chaque réponse d'un modèle d'IA, il y a d'abord de l'électricité. Laurent Chaudeurge a posé le cadre d'entrée : « L'idée, c'est de consommer de l'énergie au sein d'un data center pour la transformer en tokens — c'est-à-dire en intelligence. » La capacité mondiale installée atteint 114 gigawatts fin 2025 et devrait doubler pour atteindre 279 gigawatts d'ici 2030. Au premier trimestre 2025, les cinq grands hyperscalers — Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, Oracle — ont brutalement accéléré : +40% de capex en un seul trimestre.

La question de la rentabilité découle directement de ces chiffres. Avec un coût estimé à 50 milliards de dollars par gigawatt, 120 gigawatts supplémentaires représentent 6 000 milliards d'investissements d'ici 2030. En retenant un rendement cible de 10% et une marge d'EBITDA de 50%, Laurent Chaudeurge arrive à une conclusion qui donne le vertige : « Il faudrait générer 3 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an qui n'existent pas aujourd'hui. » C'est l'équivalent de l'intégralité du budget mondial des logiciels et services informatiques — ou encore 70% du résultat net agrégé des 1 300 entreprises du MSCI.


Un modèle financier qui se fissure — et des contraintes physiques qui s'accumulent

Le changement de paradigme est financier d'abord. Avant 2025, les hyperscalers généraient suffisamment de free cash flow pour financer leurs capex et rémunérer leurs actionnaires. Ce n'est plus le cas. « On passe d'une situation où on avait un déficit d'offre en actions à un surplus », résume Laurent Chaudeurge. Les rachats d'actions reculent, les émissions s'accélèrent — Alphabet, Meta, Oracle ont tous levé des capitaux ces derniers mois. La croissance, autrefois autofinancée, devient dilutive.

Les contraintes sont aussi physiques. Aymeric Mellet a détaillé les goulots d'étranglement qui s'accumulent sur toute la chaîne : raccordement au réseau électrique (délai désormais supérieur à 2030), turbines à gaz, transformateurs, équipements mémoire. « Et ça, c'est avant même l'accélération des capex du Q1 », souligne-t-il. À cela s'ajoute un risque de dominos : les hyperscalers sont profondément interconnectés, et la fragilisation d'un acteur — Oracle et ses engagements élevés par rapport à sa rentabilité sont cités — pourrait déstabiliser l'ensemble de l'écosystème.


BDL : rester à l'écart et acheter ce que l'IA délaisse

BDL Capital Management gère plus de 4 milliards d'euros sur ses fonds ouverts et a collecté près de 600 millions depuis le début de l'année. Pour autant, la maison n'est actionnaire ni des hyperscalers, ni de la chaîne de valeur directe de l'IA. « Ce n'est pas qu'on ne veut pas investir dans l'IA — c'est qu'on aimerait que le soufflé dégonfle, qu'on puisse trier les gagnants des perdants et surtout avoir des valorisations plus raisonnables », explique Laurent Chaudeurge.

La stratégie se déploie en creux : profiter de la désaffection des investisseurs pour des secteurs délaissés. L'équipe a ainsi initié des positions sur SAP, Amadeus, Rightmove ou Scout24 — des sociétés à forts effets de réseau, peu substituables par un LLM. « On a des opportunités qu'on n'a pas vues depuis 15 ans », conclut Aymeric Mellet. Si la détente géopolitique au Moyen-Orient se confirme, un retour en grâce de ces valeurs de qualité pourrait se dessiner plus vite que prévu.


Autres articles

Voir tous les articles

Un Témoin dans la Salle

Gestion alternative : arrêtez de croire à la martingale...

Publié le 26 juin 2026

Lire la suite

Un Témoin dans la Salle

Comment l'IA transforme les choix d'investissement

Publié le 25 juin 2026

Lire la suite

Un Témoin dans la Salle

Encours multipliés par deux en un an : les raisons d'un succès fulgurant...

Publié le 23 juin 2026

Lire la suite
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds