
L’IA et la souveraineté énergétique : les nouveaux moteurs de la transition énergétique selon Sycomore AM
H24 a assisté à la conférence sur la gamme Eco Solutions organisée par Sycomore AM avec Nicolas Pennel (Responsable Relations Partenaires), Anne-Claire Abadie (gérante spécialiste environnement), Erwan Créhalet et Clémence Bourcet (analystes durabilité) et Thibault Renoux (gérant).
Ce qu'il fallait en retenir...
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📌 10 milliards d'euros d'encours et plus de 70 collaborateurs pour Sycomore AM.
📌 Un indicateur propriétaire au cœur du processus de gestion de la gamme Eco Solutions.
📌 L'IA et la souveraineté énergétique, nouveaux moteurs de la transition énergétique.
Le cap des 10 milliards est franchi !
Créée en 2001, Sycomore AM a franchi un cap : « On entre dans le club des sociétés de gestion à plus de 10 milliards d'euros d'encours », souligne Nicolas Pennel. Détenue par Generali depuis 2019, la société de gestion compte aujourd'hui 73 collaborateurs, dont près d'un tiers consacré à la gestion et à l'analyse extra-financière.
La gamme Eco Solutions, composée des fonds Sycomore Global Eco Solutions et Sycomore Europe Eco Solutions, investit depuis 2015 dans des entreprises qui apportent des réponses concrètes aux défis de la transition environnementale. Les gérants s'intéressent notamment à des sociétés actives dans les infrastructures électriques, le stockage d'énergie, l'efficacité énergétique et l'économie circulaire.
Pour leur sélection, les gérants s'appuient sur un indicateur propriétaire, la NEC (Net Environmental Contribution), qui mesure la contribution réelle des entreprises à la transition environnementale selon plusieurs critères : climat, ressources, eau, pollution et biodiversité. « L'empreinte carbone seule est trop réductrice pour identifier les véritables solutions environnementales », explique Erwan Créhalet.
Seules les entreprises affichant une contribution positive peuvent intégrer l'univers d'investissement.
Les solutions environnementales qui rendent l'IA possible
Pour les gérants, l'essor de l'intelligence artificielle ouvre un nouveau cycle d'investissement en faveur des solutions environnementales. Les besoins liés aux data centers, à l'électrification des usages et à la réindustrialisation entraînent une hausse de la consommation d'électricité. « On observe une croissance inédite de 2 à 3 % de la demande énergétique, alors qu'elle était quasi nulle ces vingt dernières années », explique Thibault Renoux.
Face à cette évolution, les gérants identifient quatre grandes sources d'opportunités, correspondant aux principaux points de tension de cette transformation : la production d'électricité, les réseaux, l'efficacité énergétique et la main-d'œuvre qualifiée.
La gamme Eco Solutions se positionne ainsi sur l'ensemble de cette chaîne de valeur, avec une attention particulière portée aux infrastructures énergétiques durables et au stockage de l'énergie. « Nous ne détenons pas les Magnificent Seven. Nous investissons plutôt dans ceux qui rendent leur croissance possible », résume Thibault Renoux.
La transition écologique comme levier de souveraineté
« Au-delà de l'enjeu climatique, la transition environnementale est désormais utilisée comme un levier de souveraineté énergétique et industrielle », explique Anne-Claire Abadie. La résilience des infrastructures, l'indépendance énergétique, le recyclage des métaux ou encore la relocalisation des industries impliquent des vagues de capex importantes et offrent de nombreuses opportunités d'investissement. Les gérants mettent notamment en avant le rôle stratégique du cuivre, indispensable à l'électrification de l'économie mondiale. Le recyclage des métaux critiques apparaît également comme une opportunité d'investissement de long terme dans un contexte de tensions géopolitiques et de besoins croissants en équipements énergétiques.
La réindustrialisation engagée aux États-Unis comme en Europe soutient par ailleurs la demande en automatisation, en modernisation des réseaux, en traitement de l'eau et en infrastructures énergétiques. Mais pour Sycomore, un défi majeur demeure : celui des compétences.
« Le facteur humain est probablement l'un des principaux goulets d'étranglement de la transition », conclut Thibault Renoux.
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