Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8305.4 0.32% 1.91%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

Rothschild & Co AM - Actions, taux, IA : pourquoi l’équilibre des marchés est plus fragile qu’il n’y paraît

H24 a assisté au webinaire de rentrée « 30 minutes avec un gérant » organisé par Rothschild & Co Asset Management avec Didier Bouvignies (Associé-Gérant et Directeur des Gestions).

Ce qu'il fallait en retenir...

⏱️ Si vous n'avez que 24 secondes

📌 Les marchés tiennent grâce à un « cercle vertueux » américain (l'IA dope l'investissement, valorise les marchés et enrichit des ménages qui continuent de consommer) mais il peut se retourner en cercle vicieux au moindre accident.

📌 L'inflation n'est pas maîtrisée (PCE - Personal Consumption Expenditures price index, l'indice des prix des dépenses de consommation des ménages aux États-Unis à plus de 3%) : les banques centrales redeviennent restrictives, les taux longs sont remontés partout à leurs niveaux de 2008, et la France a rejoint le camp des mauvais élèves budgétaires.

📌 La hausse des actions repose sur des bénéfices exceptionnels (+30% attendus aux États-Unis en 2026), pas sur une envolée des multiples, mais la prime de risque est tombée à zéro, une configuration qui rappelle 2000.


L'effet richesse, moteur (fragile) de la croissance américaine

Un an après un été de tous les chocs (guerres, guerre des tarifs, rebond du baril), le constat de Didier Bouvignies est celui d'une résistance « phénoménale » de l'économie et des entreprises. Les actions continuent de battre les autres classes d'actifs, avec une hausse d'environ 20% sur un an et 80% sur cinq ans. « Donc le risque est rémunéré », résume le gérant.

Le cœur du raisonnement tient à un enchaînement que Rothschild & Co AM qualifie de vertueux : l'IA irrigue l'investissement, valorise les marchés et enrichit les ménages. Résultat, un taux d'épargne américain au plus bas historique, autour de 3%, alors que la richesse des ménages atteint 7,5 fois leur revenu disponible. « Le marché fait le boulot tout seul », observe Didier Bouvignies. Et près de 35% des foyers américains détiennent désormais plus de 500 000 dollars d'actifs. « Les cadeaux à Noël sont plus sympas quand on s'est enrichi à cette hauteur-là », glisse-t-il.

Le revers : si les marchés corrigent, l'effet richesse se tarit, le consommateur décroche et le cercle devient vicieux.


Taux et inflation : un régime durablement plus élevé

La mauvaise nouvelle de l'été s'est jouée sur l'obligataire. L'inflation cœur suivie par la Fed (le PCE) reste à plus de 3%, loin de l'objectif de 2%, sans tendance baissière. Les banquiers centraux sont donc contraints à un discours plus restrictif, et les taux longs sont remontés presque partout à leurs niveaux de 2008. Signe, selon le gérant, d'un taux d'intérêt d'équilibre durablement plus haut, tiré par les besoins d'investissement (défense, climat, IA) et le reflux du carry trade asiatique.

Sur les dettes souveraines, Didier Bouvignies invite à la mesure : « Il faut toujours essayer de regarder les chiffres avant de regarder les journaux télévisés. » La hausse des taux est un phénomène mondial.

Deux exceptions notables toutefois : l'Italie et la France, « qui était un bon élève et qui est maintenant devenue un mauvais élève ». La dette sur PIB française a progressé de 15 points depuis 2021, quand celles du Portugal et de l'Espagne reculaient de près de 10 points.


Actions : des bénéfices record, une prime de risque à zéro

Si les actions montent, c'est d'abord grâce aux résultats. Au deuxième trimestre, les bénéfices progressent de 23% pour l'ensemble de l'économie américaine, PME comprises, et jusqu'à 48% pour le S&P 500 en publié. Pour 2026, le consensus attend +30% aux États-Unis et +17% en Europe, avec un retour sur fonds propres américain de 23%, du jamais-vu.

« Ce n'est pas comme en 2000 », souligne néanmoins le gérant. Car la hausse actuelle repose d'abord sur la progression des bénéfices, et non sur une expansion des multiples : alors que les profits bondissaient de 30%, le marché n'a progressé que de 11 à 12%, faisant même refluer le PER américain de 24 à 19-20 fois.

Le point de vigilance est ailleurs. Avec des taux à 4,7% aux États-Unis et 3% en Europe, la prime de risque des actions est tombée à zéro. Une situation qui, en 2000, s'était révélée dangereuse. « Il faut que les bénéfices continuent à croître pour donner une prime de risque par rapport à l'obligataire », prévient Didier Bouvignies.

Le tout sur fond d'un optimisme des investisseurs à 9,7 sur 10 et de flux entrants records en actions : un alignement de planètes séduisant, mais un équilibre instable, suspendu à l'impulsion budgétaire et monétaire… et au pari de l'IA, dont les dépenses d'investissement pourraient atteindre 5 000 milliards de dollars.

Autres articles

Voir tous les articles

Un Témoin dans la Salle

Ils ont franchi les 10 Mds€ d'encours et ne comptent pas s'arrêter là...

Publié le 28 juillet 2026

Lire la suite

Un Témoin dans la Salle

Le marché a changé, R-Co Valor aussi...

Publié le 24 juillet 2026

Lire la suite

Un Témoin dans la Salle

Concentration excessive de la tech : M&G dégaine sa botte secrète...

Publié le 23 juillet 2026

Lire la suite
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds