Des actions US oui... mais pas n’importe lesquelles !

En premier lieu, la gérante souligne que le marché américain reste un marché incontournable dans l’univers de la gestion. Autre trait particulier de ce marché : peu de sociétés avec des actifs « lourds » donc on ne peut faire du « value » ancienne école avec une approche Price to Book.
En effet, 90% de la valeur du S&P 500 est désormais composée d’actifs incorporels versus actifs fixes !
Comment se porte l’économie américaine ?
Le contexte reste solide, affirme Rosanna Burcheri. Le consommateur américain a du cash et consomme. Le taux d’épargne est retombé sur des plus bas. Par ailleurs, le consommateur US n’entre pas dans la crise en étant très endetté comme en 2007/2008.
En termes de valorisation, en revanche, nous ne sommes pas sur des niveaux très attractifs, d’autant plus que les prévisions de bénéfices n’ont pas encore vraiment corrigé.
Comment le fonds peut-il profiter de cet environnement ?
L’objectif pour l'équipe de gestion est de construire un portefeuille concentré qui peut fonctionner dans tout type de marché. Pour arriver à cela, il faut être discipliné sur la valorisation et se positionner sur des thèmes structurels.
La gérante le martèle, c’est comme cela qu’on évite les « value trap ». La tendance structurelle permet de tirer la croissance sur le long terme. Ainsi, elle a sélectionné 8 tendances de long terme :
-
Principes de l’ONU et transition climatique (15% du portefeuille actuellement),
-
Coût des soins de santé (21%),
-
Dépenses de consommation (12%),
-
Résilience énergétique (12%),
-
Infrastructures numériques (10%),
-
Contenu (5%),
-
Actifs sous-estimés (15%),
-
Situation de redressement (3%).
Rosanna Burcheri ne réfléchit pas avec des multiples P/E ou Price to Book. Elle regarde son univers de gestion sous 3 angles :
-
Coût de reproduction des actifs/Valorisation de l’immatériel,
-
Valorisation fondée sur la génération de cash flows (rentabilité moyenne, intensité moyenne du capital),
-
La croissance est-elle intégrée dans le prix ?
Par ailleurs, la gérante veut travailler avec une marge de sécurité : quelle serait la valeur à la casse de la société et donc quel est mon potentiel de baisse par rapport à mon potentiel de hausse ?
En conclusion, Rosanna Burcheri affirme que le style « value » reste attractif. Selon elle, on est en train de corriger les exagérations des années 2018-2020 en termes de différentiel de valorisation entre la value et croissance.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
Autres articles
Voir tous les articlesUn Témoin dans la Salle
« Les élastiques se tendent » : l'alerte d'un poids lourd de l'architecture ouverte...
Publié le 30 octobre 2026
Un Témoin dans la Salle
Crédit : le rendement est là, mais comment entrer au bon moment ?
Publié le 29 octobre 2026
Un Témoin dans la Salle
Taux à 5,3% et records en Bourse : l'IA rend la diversification vitale
Publié le 28 octobre 2026