6,7 milliards dont 1,2 milliard en provenance de la clientèle CGP...
Sycomore AM organisait la semaine dernière une conférence dédiée à son fonds Sycomore Allocation Patrimoine (+3,89% YTD), géré par Stanislas de Bailliencourt. Ce dernier a présenté à cette occasion ses dernières convictions de marché.
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Chez Sycomore AM, la collecte ne s’arrête plus : la société gère désormais 6,7 milliards d’euros d’encours, dont 1,2 milliard en provenance de la clientèle CGP.
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Les effectifs sont eux aussi en croissance, avec bientôt 58 collaborateurs au sein de la société à la rentrée avec la prochaine arrivée de deux nouveaux gérants dédiés au secteur technologique et au secteur de la consommation.
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Sycomore Allocation Patrimoine : allègement des actions
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Au sein de la gamme de fonds de Sycomore AM, le fonds Sycomore Allocation Patrimoine (flexible 0-60% actions, 0-100% obligations) géré par Stanislas de Bailliencourt représente 340 millions d’euros d’encours.
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Actuellement, le fond est investi à 26% en actions (dont 87% d’actions européennes) contre 32% en début d’année. Dans un contexte de marché haussier, Stanislas de Bailliencourt a préféré prendre prudemment ses bénéfices au cours des derniers mois.
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« Même si on est très positifs sur la macro, une bonne partie de la hausse a été faite » explique-t-il. Le gérant attend un prochain creux de marché pour se renforcer : « Si on a une baisse des marchés de 10-15%, on remontera vers 35% d’exposition actions » envisage-t-il.
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« Les valorisations n’offrent plus de large décote »
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En termes d’analyse de marché, Stanislas de Bailliencourt s’affiche très nuancé tout en restant globalement optimiste : « On a les conditions réunies pour que le marché haussier se poursuive encore deux ou trois ans » en zone euro grâce à un « terreau favorable » explique-t-il.
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L’Europe reste d’ailleurs « bien moins chère que les Etats-Unis » en termes de valorisations boursières, et la hausse des actions européennes pourrait être soutenue par le retour des flux d’achats qui s’observent depuis quelques mois sur cette classe d’actifs.
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Malgré tout, « les valorisations n’offrent plus de large décote » explique-t-il, et les marchés font face selon lui à « un excès d’optimisme de la part des investisseurs impliquant une possible correction à court terme ».
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Certains sujets ont en effet ravivé d’anciennes inquiétudes sur les marchés, comme « la baisse du pétrole qui réinstaure un risque de déflation » mentionne le gérant. Pour ce dernier, « Ça va être compliqué pour que le baril remonte au-dessus de 60 dollars. Ce n’est pas impossible qu’on retombe sous 40 dollars. Cela ferait souffrir les valeurs bancaires ».
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Poche obligataire : nette préférence pour le high yield
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Au sein de la poche obligataire, qui représente 51% du portefeuille de Sycomore Allocation Patrimoine, le high yield est largement représenté et constitue à lui seul 63% de cette poche.
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Le gérant reste à l’écart des obligations souveraines. « Nous pensons que les obligations d’Etat sont destructrices de valeur » explique-t-il, du fait que les taux réels (ajustés de l’inflation) sont toujours négatifs pour les obligations européennes et que le risque d’une remontée des taux est toujours clairement présent.
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Stanislas de Bailliencourt relativise néanmoins les craintes parfois exagérées à ce sujet. « On n’a jamais pensé qu’il y aurait un krach obligataire, on pense simplement que les taux vont remonter progressivement » explique-t-il.
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Une chose est sûre : les obligations souveraines ont perdu leur statut de valeurs-refuges. Pour de nombreux investisseurs toujours présents sur cette classe d’actifs, « Il y a un vrai travail de réallocation à faire » estime le gérant. D’où son choix d’intégrer davantage de risque en portefeuille pour obtenir une rémunération plus substantielle.
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Pour en savoir plus sur les fonds de Sycomore AM, cliquez ici.
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