CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7962.39 -0.24% -2.3%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
EdR Goldsphere 14.68%
CM-AM Global Gold 14.46%
CPR Invest Global Gold Mines 13.30%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 11.81%
IAM Space 11.68%
Pictet - Clean Energy Transition 7.43%
Templeton Emerging Markets Fund 7.31%
Aperture European Innovation 7.13%
Piquemal Houghton Global Equities Grand Prix de la Finance 6.85%
SKAGEN Kon-Tiki 5.60%
Longchamp Dalton Japan Long Only 5.11%
HMG Globetrotter 4.65%
Thematics Water 3.69%
GemEquity 3.23%
EdR SICAV Global Resilience 2.99%
DNCA Invest Strategic Resources 2.89%
BNP Paribas Aqua 2.43%
DNCA Invest Sustain Climate 2.38%
Mandarine Global Transition 2.34%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 1.71%
Groupama Global Active Equity 1.70%
Athymis Industrie 4.0 1.70%
H2O Multiequities 1.55%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund 1.25%
Groupama Global Disruption 1.17%
BNP Paribas US Small Cap 1.08%
Sycomore Sustainable Tech 0.47%
AXA Aedificandi -0.15%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance -0.43%
JPMorgan Funds - Global Dividend -0.62%
FTGF Putnam US Research Fund -0.91%
Allianz Innovation Souveraineté Européenne -1.30%
Palatine Amérique -1.70%
Candriam Equities L Oncology -2.24%
Sienna Actions Bas Carbone -2.45%
Fidelity Global Technology -2.53%
Carmignac Investissement -2.63%
Sienna Actions Internationales -2.91%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance -3.14%
JPMorgan Funds - America Equity -3.45%
Echiquier Global Tech -3.56%
EdR Fund Healthcare -3.61%
Echiquier World Equity Growth -3.93%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology -4.31%
Franklin Technology Fund -4.38%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -4.52%
GIS Sycomore Ageing Population -4.62%
Mirova Global Sustainable Equity -4.91%
Thematics Meta -5.18%
Athymis Millennial -5.73%
Ofi Invest Grandes Marques -6.64%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -6.65%
Square Megatrends Champions -7.37%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -7.88%
Thematics AI and Robotics -7.95%
ODDO BHF Artificial Intelligence -8.09%
Auris Gravity US Equity Fund -8.36%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -9.91%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance -15.53%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Comprendre l'enjeu de la hausse des taux d'intérêt pour les marchés avec Carmignac…

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Didier Saint-Georges v3.jpg

Didier Saint-Georges

 

 

Nous indiquions dans notre Note de janvier que « l’année 2021 pourrait s’avérer plus complexe pour les marchés que ce qui semble généralement admis ». Cette mise en garde se confirme dès ce mois de mars, les marchés commençant à bruisser du risque que pourrait leur faire courir une poursuite de la hausse déjà enclenchée des taux d’intérêt à long terme, en particulier américains. Les taux d’intérêt ayant parfois la fâcheuse idée de prolonger leurs mouvements initiaux d’une accélération soudaine, il nous semble justifié d’expliquer davantage notre réflexion sur ce sujet dès maintenant.

 

L’expérience suggère qu’en général une hausse des taux d’intérêt dans sa phase initiale envoie un message plutôt favorable aux marchés d’actions : elle signale une embellie économique et ne menace pas encore une détérioration importante du coût du capital. Cette analyse est confortée aujourd’hui par le niveau absolu des taux d’intérêt, très loin de ceux qui historiquement ont pu poser un problème pour la valorisation des actifs risqués. Ces facteurs expliquent en grande partie que jusqu’à présent les marchés d’actions aient pris avec beaucoup de philosophie la volatilité subie par les marchés obligataires : les taux des emprunts d’État américains à dix ans sont passés en seulement deux mois de 0,9% à 1,47%, tandis que l’indice actions MSCI Monde a encore progressé de plus de 4% pendant cette période. Mais une prise en compte un peu plus large des éléments de contexte débouche sur un diagnostic plus complexe pour l’avenir.

 

 

Une année 2021 sous stéroïdes

 

Comme expliqué dans notre Note de janvier, la conjonction de politiques budgétaires et monétaires historiquement favorables, d’un effet de base hors normes, et de découvertes de plus en plus encourageantes concernant l’efficacité des vaccins va probablement produire en 2021, en tout cas aux États-Unis, l’un des plus forts rythmes de croissance économique depuis les années 1980. On ne saurait s’étonner dans ce contexte que les mouvements spéculatifs, dopés par une liquidité surabondante, se soient empilés sur l’optimisme de l’analyse fondamentale pour pousser les marchés actions toujours plus haut. Mais également que l’accélération du rythme de l’inflation, qui sera lui aussi gonflé par l’effet de base d’ici quelques mois (il s’était effondré avec la chute de la consommation et du prix du pétrole au printemps 2020), n’a jusqu’à présent été perçu que comme le symptôme heureux de la « normalisation » économique tant espérée.

 

La hausse de l’inflation réduira d’autant les taux d’intérêt réels (taux nominaux moins inflation) et rendra du même coup la dette plus supportable et l’attrait des actions plus évident encore. La question devient donc : des taux d’intérêt réels négatifs et la poursuite du « quantitative easing » sur un rythme inchangé pouvant de moins en moins se justifier dans une économie qui croît au rythme de 5% à 6%, quand les banques centrales risquent-elles de ruiner l’ambiance en pré-annonçant un resserrement de leur politique monétaire ?

 

 

Premiers signaux

 

Lors de son discours devant le Sénat américain le 23 février dernier, le président de la Réserve fédérale américaine Jerome Powell a confirmé n’avoir aucune intention de durcir sa politique monétaire pour l’instant (après s’être un peu inquiétés les jours précédents, les marchés d’actions sont repartis de l’avant sur cette bonne nouvelle). Ce message corrobore celui qu’il avait passé l’été dernier lors du traditionnel sommet annuel des banquiers centraux à Jackson Hole : c’est la moyenne à long terme de l’inflation qui est ciblée désormais, et non plus son niveau immédiat. Donc, même si ce dernier venait à fortement accélérer dans les prochains mois, principalement par effet de base, la Fed resterait de marbre selon sa nouvelle doctrine. Pourtant, à peine quelques jours plus tard, les taux obligataires se tendaient de nouveau, et les marchés actions accusaient le coup.

 

 

Les marchés influencent la politique monétaire, au moins autant que l’inverse

 

L’explication de cette fébrilité tient à ce que, dans l’optimisme général, l’attentisme ostensiblement affiché par la Fed commence à faire craindre que, en cas de croissance toujours forte au-delà de 2021, la Fed doive alors précipiter d’autant plus le resserrement de sa politique monétaire pour éviter la surchauffe. C’est ce que l’accélération de la hausse des taux longs traduit : non seulement les anticipations d’inflation à moyen terme se sont tendues, mais celles des taux d’intérêt réels (au-delà de l’inflation) aussi. On notera de plus que la Fed anticipe aujourd’hui une croissance économique aux États-Unis de « seulement » 4,2% cette année. Ceci nous semble très en dessous de la réalité. Elle semble faire peu de cas du plan de sauvetage déjà voté par la Chambre des représentants de 1 900 milliards de dollars, bientôt vraisemblablement doublé d’un plan de dépenses d’infrastructures de taille similaire, et d’un rebond de la consommation probable à la faveur de l’immunité collective au coronavirus bientôt atteinte aux États-Unis. La reconnaissance un peu plus tard dans l’année de cette sous-estimation pourrait offrir à la Fed la justification d’une remise en cause de son attentisme. Autrement dit, en faisant chaque jour monter un peu plus les taux réels à long terme, les marchés signalent à la Fed qu’il y a un coût croissant à ne rien faire.

 

 

La clé du problème pour les marchés réside dans un changement de régime

 

La décennie qui a suivi la grande crise financière de 2008 a été caractérisée par des politiques monétaires extrêmement accommodantes, accompagnées de politiques budgétaires très timides, car contraintes par la doxa de l’orthodoxie financière. Il en est résulté des croissances économiques médiocres, donc des progressions salariales faibles, et en revanche des actifs financiers dopés par les taux bas.

 

La crise de 2020 a dynamité une première fois cette approche, en obligeant les gouvernements à tourner radicalement le dos à la rigueur budgétaire (voir notre Note de janvier « Le Virus et le Rubicon »). Puis Joe Biden, élu à la présidence des États-Unis, appuyé par une majorité absolue au Congrès, a complété la démolition de l’ancien régime en s’engageant sur un programme de relance budgétaire sans précédent, qui cible explicitement la croissance réelle et la réduction des inégalités. Autrement dit, au moment où étaient atteintes les limites de l’efficacité et de l’acceptabilité sociale du traitement de la crise par la seule politique monétaire, c’est la politique budgétaire qui a été brandie comme nouveau fer de lance de la politique économique.

 

Ce changement de régime a d’abord provoqué une hausse des anticipations d’inflation (puisque cette fois les consommateurs profiteront des mesures de soutien), qui ont grandement amorti pour les marchés actions la hausse des taux obligataires. Mais depuis quelques semaines les marchés obligataires, anticipant que la Fed devra à terme durcir sa politique, ont poussé les taux réels de long terme à la hausse. Cette configuration est naturellement beaucoup moins bénigne pour les marchés actions, qui à la toute fin du mois de février ont donc commencé à subir leurs premiers craquements. Il est encore trop tôt pour juger si la correction des marchés obligataires aura finalement raison de l’optimisme des économistes au-delà de 2021. Mais pour l’instant, le changement de régime des marchés invite à la prudence sur les marchés de taux comme sur ceux d’actions.

 

 

Que faire ?

 

Un régime de marché de plusieurs décennies ne s’inverse pas si facilement. Dans un premier temps, il est naturel qu’il soit précédé d’une hausse de la volatilité. Celle des marchés obligataires a largement commencé, celle des marchés d’actions suit logiquement. Pour cette raison, nous avons réduit ces dernières semaines l’ensemble des risques dans nos portefeuilles, tant obligataires qu’actions, par des opérations de couverture, sur le Nasdaq principalement et sur les taux longs américains. Dans le même temps, la croissance effective de l’économie au-delà du rebond de 2021 nécessitera encore beaucoup de soutien budgétaire, dépenses que la correction des marchés obligataires pourrait encore enrayer. Nous conservons donc précieusement en portefeuille, aux côtés des valeurs qui profiteront de la réouverture des économies, les valeurs de croissance dont nous avons la conviction que la visibilité sur leurs résultats ainsi que leur « pricing power » en cas de remontée de l’inflation seront des atouts précieux dans tous les scénarios.

 

 

Achevé de rédigé le 8/03/2021.

 

 

Pour en savoir plus sur les fonds Carmignac Risk Managers, cliquez ici.

ACTIONS PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Arc Actions Rendement 5.07%
Ginjer Detox European Equity 4.23%
Chahine Funds - Equity Continental Europe 3.82%
Tailor Actions Entrepreneurs 3.58%
Maxima 2.28%
Indépendance Europe Mid 2.09%
Groupama Opportunities Europe 1.85%
CPR Invest - European Strategic Autonomy 0.77%
Mandarine Premium Europe 0.57%
Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe 0.47%
Sycomore Europe Happy @ Work -0.08%
BDL Convictions Grand Prix de la Finance -0.18%
JPMorgan Euroland Dynamic -0.29%
Axiom European Banks Equity -0.31%
IDE Dynamic Euro -0.40%
Tikehau European Sovereignty -0.79%
Tocqueville Euro Equity ISR -1.31%
HMG Découvertes -1.34%
Gay-Lussac Microcaps Europe -1.34%
Pluvalca Initiatives PME -1.52%
Tocqueville Value Euro ISR -1.66%
Indépendance France Small & Mid Grand Prix de la Finance -1.67%
Fidelity Europe -1.81%
Tailor Actions Avenir ISR -1.83%
Sycomore Sélection Responsable -2.31%
Moneta Multi Caps Grand Prix de la Finance -2.65%
Amplegest Pricing Power Grand Prix de la Finance -2.69%
Mandarine Europe Microcap -3.20%
Tocqueville Croissance Euro ISR -3.23%
DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe Grand Prix de la Finance -3.31%
ODDO BHF Active Small Cap -3.59%
Alken European Opportunities -3.71%
R-co 4Change Net Zero Equity Euro -4.14%
INOCAP France Smallcaps -4.30%
LFR Inclusion Responsable ISR -4.43%
Echiquier Major SRI Growth Europe Grand Prix de la Finance -4.77%
DNCA Invest SRI Norden Europe -4.94%
VALBOA Engagement -4.99%
Mandarine Unique -5.20%
Europe Income Family -5.56%
Lazard Small Caps Euro -5.60%
VEGA Europe Convictions ISR -6.06%
VEGA France Opportunités ISR -6.51%
Dorval Drivers Europe -6.72%
Uzès WWW Perf -7.12%
EdR SICAV Tricolore Convictions Grand Prix de la Finance -9.65%
Groupama Avenir PME Europe Grand Prix de la Finance -11.31%
OBLIGATIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Amundi Cash USD 2.60%
Templeton Global Total Return Fund 1.28%
LO Funds - Short-Term Money Market CHF 0.74%
Syquant Capital - Helium Invest 0.66%
M&G (Lux) Emerging Markets Bond Fund 0.61%
Axiom Short Duration Bond 0.25%
IVO EM Corporate Debt UCITS Grand Prix de la Finance 0.11%
M International Convertible 2028 -0.01%
IVO Global High Yield -0.02%
Axiom Emerging Markets Corporate Bonds -0.09%
Franklin Euro Short Duration Bond Fund -0.18%
Income Euro Sélection -0.19%
IVO EM Corporate Debt Short Duration SRI -0.22%
DNCA Invest Credit Conviction -0.36%
Lazard Euro Short Duration Income Opportunities SRI -0.37%
Axiom Obligataire Grand Prix de la Finance -0.42%
SLF (L) Bond 12M -0.54%
Hugau Obli 1-3 -0.55%
Ostrum SRI Crossover -0.59%
R-co Conviction Credit Euro Grand Prix de la Finance -0.63%
EdR SICAV Short Duration Credit -0.70%
Carmignac Portfolio Credit -0.72%
BNY Mellon Global Short-Dated High Yield Bond Fund (EUR) -0.74%
Hugau Obli 3-5 -0.75%
Jupiter Dynamic Bond -0.76%
Ostrum Euro High Income Fund -0.91%
Auris Euro Rendement -0.92%
Ofi Invest Alpha Yield -0.96%
Lazard Credit Fi SRI -0.99%
Sycoyield 2030 -0.99%
EdR SICAV Financial Bonds -1.01%
Mandarine Credit Opportunities -1.02%
La Française Credit Innovation -1.27%
Tikehau European High Yield -1.28%
Tailor Crédit Rendement Cible -1.28%
EdR Fund Bond Allocation -1.35%
Tikehau 2031 -1.45%
EdR SICAV Millesima 2030 -1.48%
LO Fallen Angels -1.59%
Lazard Credit Opportunities -1.74%
Eiffel High Yield Low Carbon -1.76%
Omnibond -1.93%
Eiffel Rendement 2030 -2.09%
CPR Absolute Return Bond -2.40%
H2O Multibonds Grand Prix de la Finance -3.26%