| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 8057.36 | +1.79% | -1.13% |
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| Pictet TR - Sirius | 3.41% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 3.14% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 3.03% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 2.82% |
| RAM European Market Neutral Equities | 1.59% |
| Pictet TR - Atlas | 1.44% |
| Sapienta Absolu | 1.15% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.91% |
| Schelcher Optimal Income | 0.60% |
| H2O Adagio | 0.60% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.57% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.43% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
0.39% |
BDL Durandal
|
0.36% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | 0.04% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | -0.05% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | -0.52% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | -0.61% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -0.83% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -1.56% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | -2.68% |
Exane Pleiade
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-2.93% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -2.96% |
| MacroSphere Global Fund | -5.13% |
La politique prend le dessus...

Les récents événements politiques, tels que les élections européennes et la dissolution de l’Assemblée, ont fait réagir les marchés financiers. De quoi nous questionner sur un réel changement de paradigme où la politique reprend le dessus sur l'économie. Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard, et Pierre Sabatier, économiste et président de PrimeView, nous éclairent sur ce tournant historique.
Pendant des décennies, la politique semblait être l’instrument de l’économie et de la finance. Aujourd’hui, un renversement s’opère : l’intervention politique dicte les règles du jeu économique. Les initiatives telles que le plan IRA et CHIPS aux États-Unis et une régulation accrue de la sphère économique par le Parti communiste en Chine l’illustrent. En Europe, les échéances électorales prennent une nouvelle importance dans un contexte de déficits budgétaires tendus et de politique économique incertaine.
Ce virage marque un changement structurel significatif : la mondialisation fait place à une "re-continentalisation" des échanges, et le libre-échange à une compétition économique et sociale intensifiée. Pierre Sabatier illustre ce phénomène en prenant l'exemple des États-Unis, où les politiques en vigueur encouragent cette "re-continentalisation". Face à de tels changements, les anciennes règles du laisser-faire sont désormais insuffisantes pour gérer des économies qui recherchent de nouveaux modèles, adaptés à une croissance plus modeste et répondant aux nouvelles exigences des populations (environnement, éthique…)
Face à ce nouvel équilibre où la part du gâteau devient plus restreinte, l’intervention accrue des gouvernements peut créer des opportunités pour certains secteurs. Cependant, cela instaure aussi une dynamique où les entreprises doivent constamment réévaluer leurs stratégies face à des règles du jeu qui évoluent. Il en résulte des gagnants et des perdants.
Pour l'Europe, les élections récentes ne devraient pas bouleverser fondamentalement la politique économique. Le Parlement européen, qui reflète déjà toutes les sensibilités politiques, continuera de fonctionner par consensus. Bien que les écologistes aient perdu de l'influence, l'essentiel du danger repose sur la gouvernance des pays de l'UE et leur gestion des déficits nationaux. Le respect des règles budgétaires européennes est en effet crucial pour maintenir l'intervention de la BCE face aux très faibles écarts de spreads.
En France, la radicalité des programmes électoraux soulève des questions quant à leur faisabilité et à l'impact potentiel des politiques budgétaire. Cependant, le véritable danger réside dans une éventuelle remise en question de l’euro par les investisseurs étrangers, un débat qui pourrait réémerger et influencer la politique monétaire de la BCE. Toutefois, depuis la politique de Mario Draghi en 2012, la possibilité de disparition de l’euro semble écartée.
Aux États-Unis, les deux candidats à l'élection présidentielle présentent des programmes où la rigueur budgétaire laisse peut-être à désirer, se concentrant plutôt sur un activisme protectionniste. Les enjeux majeurs de cette élection incluent la remise en question de l'indépendance de la Fed par Donald Trump et les propositions de réformes fiscales. Les promesses de dépenses, sans augmentation des revenus via la fiscalité, mettent en lumière le rôle potentiel que pourrait jouer le banquier central dans le financement du déficit.
Si la politique reprend une place centrale, l'impact sur les marchés sera principalement sectoriel. Une stratégie de stock picking plus agile et une réactivité accrue seront alors nécessaires. Les entreprises de grande taille pourraient voir leur modèle économique remis en question par de nouvelles règles fiscales et réglementaires.
En somme, la gestion d’actifs devra rapidement s’adapter à un environnement où les décisions politiques redéfinissent les contours de l’économie mondiale.
Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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