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CM-AM Global Gold 17.56%
IAM Space 16.98%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance 10.10%
Templeton Emerging Markets Fund 8.24%
Aperture European Innovation 6.82%
Piquemal Houghton Global Equities 5.93%
Pictet - Clean Energy Transition 5.76%
BNP Paribas Aqua Grand Prix de la Finance 5.71%
EdR SICAV Global Resilience 5.48%
Longchamp Dalton Japan Long Only 5.22%
SKAGEN Kon-Tiki 5.21%
GemEquity 5.19%
Athymis Industrie 4.0 4.63%
Thematics Water 4.30%
BNP Paribas US Small Cap 3.45%
EdR Fund Healthcare 3.11%
Thematics AI and Robotics 3.07%
HMG Globetrotter 3.01%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology 2.94%
Candriam Equities L Oncology 2.82%
Mandarine Global Transition 2.76%
Groupama Global Active Equity 2.27%
Fidelity Global Technology 2.07%
Sycomore Sustainable Tech 2.00%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance 1.87%
Thematics Meta 1.81%
JPMorgan Funds - Global Dividend 1.71%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 1.60%
Sienna Actions Bas Carbone 1.39%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 1.33%
Pictet-Robotics 1.30%
Groupama Global Disruption 1.09%
M&G (Lux) Global Listed Infrastructure Fund Grand Prix de la Finance 1.04%
Claresco USA 0.96%
Palatine Amérique 0.95%
Carmignac Investissement Grand Prix de la Finance 0.95%
Sienna Actions Internationales 0.59%
H2O Multiequities 0.58%
Echiquier Global Tech 0.57%
Franklin Technology Fund 0.39%
GIS Sycomore Ageing Population 0.35%
DNCA Invest Sustain Semperosa 0.33%
Echiquier World Equity Growth 0.29%
CPR Invest Climate Action 0.25%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance 0.06%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -0.03%
AXA Aedificandi -0.09%
FTGF Putnam US Research Fund -0.20%
Mirova Global Sustainable Equity -0.23%
Athymis Millennial -0.24%
CPR Global Disruptive Opportunities -0.42%
Square Megatrends Champions -0.43%
Ofi Invest Grandes Marques -0.77%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance -1.21%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -1.32%
JPMorgan Funds - America Equity -1.36%
ODDO BHF Artificial Intelligence -1.84%
Auris Gravity US Equity Fund -2.37%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -2.66%
Pictet - Digital -3.27%
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Altaroc : Le Private Equity, ou la fabrique patiente de champions industriels

Altaroc : Le Private Equity, ou la fabrique patiente de champions industriels

⌚ Si vous n'avez que 24 secondes :

📌 Le Private Equity continue de "dérouler", loin du tumulte boursier.

📌 La relution de multiple : une stratégie d'une redoutable efficacité.

📌 Il ne s’agit pas ici d’opposer dogmatiquement capital investi et capital coté. Mais de reconnaître ce que le Private Equity a su inventer : un capitalisme patient, actif, structurant.


L'analyse de Frédéric Stolar :

 

Alors que les marchés financiers oscillent au gré des humeurs trimestrielles, des discours de banquiers centraux et des rumeurs d’OPA, le Private Equity continue de dérouler, loin du tumulte boursier, ses stratégies patiemment construites. À l’abri des projecteurs, mais non sans ambition. Parmi les ressorts fondamentaux de sa surperformance structurelle, deux mécanismes clés méritent d’être portés à l’attention : la stratégie de buy and build, et le rapport au temps – ce luxe oublié des marchés cotés.


Buy and build : la consolidation méthodique des marchés fragmentés

Le buy and build, ou comment transformer un marché éclaté en une machine industrielle intégrée. Les fonds de Private Equity ciblent des secteurs encore atomisés – santé, construction, services aux entreprises, logiciels – et y déploient une stratégie de consolidation d’une redoutable efficacité. La recette ? Acheter un leader à un multiple raisonnable, y agréger des petits acteurs à un prix d’entrée plus bas, extraire des synergies industrielles... et revaloriser immédiatement l’ensemble. C’est ce qu’on appelle la relution de multiple.

Prenons l’exemple très parlant des laboratoires d’analyse médicale : autrefois dispersés en une myriade d’unités indépendantes, ils ont été méthodiquement regroupés en trois géants hexagonaux sous l’égide de fonds d’investissement. Ce processus, parfois critiqué pour sa standardisation industrielle dans le monde de la santé, a pourtant permis une amélioration radicale de la productivité – mutualisation des moyens, économies d’échelle, baisse des coûts pour l’assurance maladie. Les investisseurs y trouvent leur compte, bien sûr, mais le système de santé aussi. Et ce modèle s’est reproduit dans d’autres sous-secteurs : radiologie, crèches, cliniques, pharmacies.

Mais les vertus du buy and build dépassent la santé. De la certification industrielle (Bureau Veritas, SGS) à la location de matériel de chantier (Loxam, Kiloutou), les consolidations orchestrées par les fonds ont permis l’émergence d’acteurs champions nationaux, voire mondiaux, à forte rentabilité. Une stratégie que les investisseurs cotés ne peuvent pas reproduire : elle demande de la patience, de l’influence stratégique, et une implication dans la gouvernance opérationnelle que le marché n'autorise pas.


Le temps long : un luxe devenu rare

Le deuxième levier du Private Equity, c’est son rapport unique au temps. Là où un gérant coté joue sa prime personnelle sur la surperformance de son fonds du trimestre par rapport aux indices de marché, le partenaire d’un fonds de LBO est évalué sur sept années de création de valeur. Il ne sera rémunéré (via le carried interest) que s’il livre un rendement annualisé supérieur à 10 %. En dessous : rien.

Ce système, souvent caricaturé, est en réalité profondément vertueux. Il incite les gérants à se projeter sur le long terme, à construire des plans industriels, à recruter des dirigeants ambitieux, à investir dans la transformation opérationnelle des entreprises. En bref, à créer de la valeur réelle. Le benchmark de court terme – réelle contrainte des marchés cotés – n’a pas sa place ici. Et c’est heureux.

Le chiffre parle de lui-même : la durée moyenne de détention d’une action sur les marchés cotés est tombée à cinq mois. Celle d’un fonds de Private Equity dépasse cinq ans. Rapport de 1 à 12. Un gouffre temporel qui se traduit par une différence d’approche fondamentale : l’un achète des cours, l’autre construit des entreprises.

Il ne s’agit pas ici d’opposer dogmatiquement capital investi et capital coté. Mais de reconnaître ce que le Private Equity a su inventer : un capitalisme patient, actif, structurant. Loin de la spéculation, il construit des champions industriels, soutient l’innovation, accélère les transitions.

Alors que l’économie réelle réclame des projets longs, des visions audacieuses et des stratégies industrielles, le Private Equity a, peut-être plus que jamais, un rôle central à jouer. C’est une finance de l’ombre, certes. Mais une finance de la transformation active et engagée.

Et dans un monde où tout s’accélère, peut-être avons-nous, justement, besoin de ceux qui savent encore prendre le temps.

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