CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7984.44 -0.71% -2.03%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
CM-AM Global Gold 22.97%
CPR Invest Global Gold Mines 22.06%
IAM Space 13.78%
Templeton Emerging Markets Fund 12.63%
SKAGEN Kon-Tiki 11.36%
DNCA Invest Strategic Resources 9.71%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 9.61%
Pictet - Clean Energy Transition 8.85%
GemEquity 8.72%
Piquemal Houghton Global Equities Grand Prix de la Finance 8.59%
Aperture European Innovation 7.97%
HMG Globetrotter 6.34%
Sycomore Sustainable Tech 6.28%
Longchamp Dalton Japan Long Only 6.23%
Athymis Industrie 4.0 5.75%
EdR SICAV Global Resilience 5.73%
Thematics Water 4.69%
Groupama Global Active Equity 4.68%
Groupama Global Disruption 4.60%
BNP Paribas Aqua 4.53%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 3.57%
DNCA Invest Sustain Climate 3.57%
Mandarine Global Transition 3.32%
JPMorgan Funds - Global Dividend 2.74%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund 2.43%
H2O Multiequities 2.32%
Palatine Amérique 1.26%
Carmignac Investissement 1.08%
FTGF Putnam US Research Fund 1.01%
AXA Aedificandi 0.75%
BNP Paribas US Small Cap 0.72%
JPMorgan Funds - America Equity 0.67%
Echiquier Global Tech 0.65%
Fidelity Global Technology 0.55%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology 0.09%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance -0.32%
Franklin Technology Fund -0.35%
Sienna Actions Internationales -0.49%
Candriam Equities L Oncology -1.13%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance -1.16%
Sienna Actions Bas Carbone -1.26%
EdR Fund Healthcare -1.29%
Echiquier World Equity Growth -1.57%
Thematics AI and Robotics -1.78%
Mirova Global Sustainable Equity -1.92%
Pictet-Robotics -1.96%
GIS Sycomore Ageing Population -2.32%
Thematics Meta -2.49%
Athymis Millennial -2.88%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -3.13%
ODDO BHF Artificial Intelligence -3.17%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -3.55%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -3.59%
Square Megatrends Champions -3.69%
Ofi Invest Grandes Marques -3.88%
Auris Gravity US Equity Fund -4.17%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -4.84%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance -6.33%
Pictet - Digital -7.51%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

Le billet de Didier Saint-Georges (CARMIGNAC) sur l'économie et les marchés, sans langue de bois

 

Le mouvement de yoyo que les marchés actions ont connu cet été n’a plus rien d’exceptionnel.



Comme c’est désormais l’habitude, à une baisse initiale sous l’impact de diverses menaces (cette fois-ci l’aggravation des tensions géopolitiques, et une déception sur la croissance européenne), a succédé un rebond confiant, nourri par le soutien indéfectible des principaux banquiers centraux, réaffirmé à l’occasion de leur réunion annuelle dans la vallée touristique de Jackson Hole, Wyoming.

 

Plus les banquiers centraux montrent leur lucidité sur les défis qu’ils doivent relever, ce qui fut particulièrement le cas cette fois pour le Président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, plus les investisseurs en concluent que ce qui doit être fait sera fait, et tout se passera bien.

 

Dans ce monde panglossien où les pressions déflationnistes en Europe sont comprises avant tout comme une bonne nouvelle pour tous les produits de taux, quelle analyse globale fait sens pour l’investisseur de long terme ?

 

 

L’économie américaine poursuit sa convalescence

 

Le jugement sur les Etats-Unis n’est pas le plus difficile car le progrès économique est palpable.

 

Non pas que les statistiques économiques soient sans ambiguïté : on a vu pour le premier trimestre de l’année, perturbé par le blizzard, que les estimations officielles de croissance du PIB peuvent être révisées jusqu’à trois fois, avec des conclusions à chaque fois très différentes.

 

Mais la performance économique des entreprises est parlante : les analystes ont de nouveau dû relever leurs estimations pour l’année, suite à la publication par les grandes entreprises de chiffres d’affaires en hausse moyenne de 4,4% sur le deuxième trimestre, et de résultats en hausse de 9,3%.

 

Cette dynamique diverge radicalement de celle constatée en Europe, où les analystes ont dû en ce deuxième trimestre revoir en baisse pour la quatrième année consécutive leurs prévisions de résultats des entreprises pour l’année.

 

L’économie américaine poursuit donc bien sa convalescence, quoique ce progrès se poursuive sur un rythme hésitant, ce qui est probablement une meilleure nouvelle encore.

 

Car, par chance pour les marchés de taux, les dépenses de consommation n’accélèrent guère, l’immobilier résidentiel ne s’emballe pas, et même si le taux de chômage est retombé désormais près du niveau de 6%, la croissance des salaires demeure faible à ce jour.

 

Par conséquent, Janet Yellen dans son discours de Jackson Hole est fondée à affirmer son pragmatisme, consistant à ajuster prudemment le rythme de normalisation monétaire à celui du rétablissement de l’économie.

 

Gardons à l’esprit que le défi pour Janet Yellen consiste à piloter à vue l’atterrissage de l’hélicoptère à liquidités que son prédécesseur Ben Bernanke avait lancé à l’assaut de la crise dès la fin 2008 (réduction des taux directeurs Fed Funds à 0,25%, suivie de trois vagues d’assouplissement quantitatif).

 

La difficulté de réaliser à tout moment sur les douze prochains mois le pilotage parfait ne doit pas être sous-estimée, et nous maintient attentif au risque de volatilité des marchés dans les prochains trimestres.


Mais fondamentalement, le marché actions américain, sous-tendu par une économie réelle saine, demeure parmi nos favoris à l’échelle globale.

 

 

Il n’en va pas de même en Europe


Le stade cataleptique auquel est tombée la croissance de la zone euro amène cette dernière à se tourner aujourd’hui, faute d’avoir agi plus tôt, vers les traitements de choc.

 

Ils ont été initiés par la prise de pouvoir à la hussarde du Premier Ministre réformiste Matteo Renzi en Italie en février dernier, et ont été prolongés par la purge pro-libérale effectuée par le Premier Ministre français Manuel Valls au sein de son gouvernement en août.

 

Le prochain choc attendu, sous la pression de menaces déflationnistes croissantes, sera l’annonce dans les prochaines semaines d’un soutien monétaire non-conventionnel par Mario Draghi.

 

Les marchés européens subissent les trouble-sauts d’une économie malade traitée aux électrochocs, dont la succession de traitements ciblés permet quelques espoirs, mais dont le pronostic de guérison globale demeure très incertain.

 

En clair, le secteur financier, organe vital sur lequel agissent d’abord les opérations de la Banque centrale européenne, présente aujourd’hui les meilleurs signes de stabilisation, qu’il s’agisse des dettes souveraines périphériques, ou du secteur bancaire, sous la forme d’actions ou d’obligations privées.

 

Nous y sommes positionnés, quoiqu’y ayant déjà réduit notre profil de risque.

 

Par ailleurs, la divergence entre les trajectoires des économies américaines et européennes soutient enfin l’hypothèse d’un affaiblissement de la parité euro-dollar.

 

Nous sommes positionnés dans ce sens.

 

Toutefois, ne nous y trompons pas : comme nous le confirme aujourd’hui le progrès décevant de la reprise japonaise, le seul affaiblissement de la monnaie ne suffira pas à relancer la croissance de l’économie européenne.

 

Son impact sur les exportations est assujetti à une demande globale suffisante, et son impact sur la demande domestique, en renchérissant les importations, peut même être redoutablement récessif s’il n’est pas accompagné d’augmentations de salaires (une perspective encore bien éloignée en Europe du fait d’un niveau de sous-emploi durablement élevé).

 

 

Japon : programme d’Abenomics


Au Japon, le choc du programme d’Abenomics initié fin 2012 a maintenant perdu de son mordant, et nécessite une piqure de rappel sans tarder.

 

Elle pourrait prendre la forme d’un soutien renforcé par le Président de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda, et à l’instar de l’épisode français, être agrémentée d’un renouvellement de l’équipe gouvernementale afin de réaffirmer la volonté de réformes.

 

Ces mesures de relance sont impératives pour assurer la bonne fin de la prochaine échéance de relèvement du taux de TVA en avril 2015, et avec elle la cohérence de l’ensemble de la réforme budgétaire.

 

Ceci justifierait alors de réexaminer notre exposition sur le Japon, que nous avons progressivement réduit au cours de l’année.

 

 

Le monde émergent



Dans le monde émergent, la primauté des réformes structurelles continue de définir l’horizon d’investissement, mais a l’heur de profiter aussi d’un soutien conjoncturel.

 

  • Cela vaut pour la Chine, où la faiblesse du marché immobilier et l’impact négatif sur le crédit des réformes en matière de régulation financière, maintiennent les autorités monétaires dans une posture de soutien.

 

  • Cela vaut aussi, quoique différemment, pour l’Inde et le Mexique où les réformes structurelles tant attendues sont enfin engagées, et bénéficient par ailleurs d’une reprise du cycle économique.

 

  • Au Brésil, le marché a déjà partiellement anticipé une alternance politique favorable, mais la désormais probable élection de Marina Silva aux élections présidentielles d’octobre, alors qu’elle était impensable au début de l’été, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour ce pays économiquement malmené.

 

  • Enfin, il est clair que la confirmation d’une liquidité globale toujours abondante constitue un soutien supplémentaire pour la classe d’actifs émergents.

 

 

Il ressort de cet examen que les pressions déflationnistes maintiennent les banquiers centraux dans la capacité de continuer d’assurer leur soutien aux marchés, ce qui sert les intérêts des investisseurs tant en actions qu’en obligations.

 

Mais il convient de parcourir ce meilleur des mondes avec la pleine conscience de son étroitesse.

 

Car des pressions déflationnistes allant en s’aggravant verraient tôt ou tard leur effet destructeur sur l’économie réelle impacter les marchés actions.

 

Tandis qu’une reprise franche du cycle économique global provoquerait une normalisation précipitée des taux d’intérêt.

 

A leur corps défendant, la crédibilité des banquiers centraux encourage les investisseurs à une prise de risque.

 

Il y a lieu de rester très lucide sur les limites de leur pouvoir.

 

Achevé de rédiger le 02/09/2014.

 

 

Pour en savoir plus sur les fonds Carmignac, cliquer ici.

Autres articles

ACTIONS PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Arc Actions Rendement 5.95%
Ginjer Detox European Equity 4.37%
Chahine Funds - Equity Continental Europe 4.05%
Indépendance Europe Mid 3.67%
JPMorgan Euroland Dynamic 2.72%
Groupama Opportunities Europe 1.98%
Tailor Actions Entrepreneurs 1.95%
Tikehau European Sovereignty 1.81%
Mandarine Premium Europe 1.46%
BDL Convictions Grand Prix de la Finance 1.33%
Pluvalca Initiatives PME 1.20%
CPR Invest - European Strategic Autonomy 1.17%
Maxima 0.84%
IDE Dynamic Euro 0.71%
Sycomore Europe Happy @ Work 0.60%
Axiom European Banks Equity 0.59%
Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe 0.47%
Indépendance France Small & Mid Grand Prix de la Finance 0.15%
Sycomore Sélection Responsable 0.01%
Mandarine Europe Microcap -0.15%
Tocqueville Euro Equity ISR -0.22%
Amplegest Pricing Power Grand Prix de la Finance -0.25%
Fidelity Europe -0.41%
HMG Découvertes -0.44%
Gay-Lussac Microcaps Europe -0.50%
VALBOA Engagement -0.76%
Tocqueville Croissance Euro ISR -0.79%
DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe Grand Prix de la Finance -1.18%
INOCAP France Smallcaps -1.54%
Alken European Opportunities -1.77%
LFR Inclusion Responsable ISR -1.85%
Europe Income Family -2.11%
Echiquier Major SRI Growth Europe Grand Prix de la Finance -2.51%
Tocqueville Value Euro ISR -2.52%
Moneta Multi Caps Grand Prix de la Finance -2.56%
Tailor Actions Avenir ISR -2.64%
Mandarine Unique -2.79%
VEGA Europe Convictions ISR -2.91%
R-co 4Change Net Zero Equity Euro -3.01%
Lazard Small Caps Euro -3.10%
ODDO BHF Active Small Cap -3.52%
VEGA France Opportunités ISR -3.88%
Dorval Drivers Europe -4.06%
Uzès WWW Perf -4.07%
DNCA Invest SRI Norden Europe -4.56%
EdR SICAV Tricolore Convictions Grand Prix de la Finance -6.20%
Groupama Avenir PME Europe Grand Prix de la Finance -8.18%
OBLIGATIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Templeton Global Total Return Fund 3.55%
LO Funds - Short-Term Money Market CHF 3.01%
Amundi Cash USD 2.66%
H2O Multibonds Grand Prix de la Finance 2.26%
M&G (Lux) Emerging Markets Bond Fund 2.19%
Jupiter Dynamic Bond 1.10%
IVO EM Corporate Debt UCITS Grand Prix de la Finance 1.05%
IVO EM Corporate Debt Short Duration SRI 1.03%
Axiom Emerging Markets Corporate Bonds 0.77%
Axiom Obligataire Grand Prix de la Finance 0.72%
IVO Global High Yield 0.62%
Axiom Short Duration Bond 0.57%
M International Convertible 2028 0.36%
DNCA Invest Credit Conviction 0.22%
Omnibond 0.21%
Hugau Obli 3-5 0.18%
Franklin Euro Short Duration Bond Fund 0.18%
R-co Conviction Credit Euro Grand Prix de la Finance 0.16%
Lazard Euro Short Duration Income Opportunities SRI 0.15%
Hugau Obli 1-3 0.14%
Income Euro Sélection 0.12%
Carmignac Portfolio Credit 0.09%
Mandarine Credit Opportunities 0.08%
CPR Absolute Return Bond 0.07%
Ofi Invest Alpha Yield 0.07%
Ostrum SRI Crossover 0.01%
Ostrum Euro High Income Fund -0.01%
Auris Euro Rendement -0.01%
Tailor Crédit Rendement Cible -0.03%
BNY Mellon Global Short-Dated High Yield Bond Fund (EUR) -0.07%
SLF (L) Bond 12M -0.09%
Lazard Credit Fi SRI -0.12%
EdR SICAV Financial Bonds -0.15%
EdR SICAV Short Duration Credit -0.21%
EdR Fund Bond Allocation -0.25%
LO Fallen Angels -0.27%
Sycoyield 2030 -0.35%
Lazard Credit Opportunities -0.36%
Tikehau European High Yield -0.38%
La Française Credit Innovation -0.40%
Tikehau 2031 -0.58%
EdR SICAV Millesima 2030 -0.62%
Eiffel High Yield Low Carbon -0.71%
Eiffel Rendement 2030 -0.97%