CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7915.36 -0.98% -2.87%
DIVERSIFIÉS / FLEXIBLES Perf. YTD
SRI
ACTIONS Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
CPR Invest Global Gold Mines 22.10%
CM-AM Global Gold 20.65%
IAM Space 13.66%
FTGF ClearBridge Infrastructure Value Fund 9.73%
SKAGEN Kon-Tiki 9.39%
Templeton Emerging Markets Fund 9.33%
GemEquity 8.15%
Piquemal Houghton Global Equities Grand Prix de la Finance 7.51%
BNP Paribas Aqua 7.22%
Longchamp Dalton Japan Long Only 7.20%
Aperture European Innovation 7.17%
DNCA Invest Strategic Resources 6.31%
EdR SICAV Global Resilience 6.19%
Pictet - Clean Energy Transition 5.49%
Sycomore Sustainable Tech 5.45%
HMG Globetrotter 5.25%
Thematics Water 5.15%
Athymis Industrie 4.0 4.43%
AXA Aedificandi 4.32%
Mandarine Global Transition 4.02%
Groupama Global Active Equity 3.61%
Groupama Global Disruption 3.17%
DNCA Invest Sustain Climate 3.15%
M&G (Lux) Global Dividend Fund 2.93%
BNP Paribas US Small Cap 2.87%
R-co Thematic Real Estate Grand Prix de la Finance 2.81%
Palatine Amérique 2.64%
JPMorgan Funds - Global Dividend 1.39%
Carmignac Investissement 0.79%
M&G (Lux) European Strategic Value Fund 0.35%
H2O Multiequities 0.16%
Fidelity Global Technology 0.12%
FTGF Putnam US Research Fund -0.02%
JPMorgan Funds - America Equity -0.39%
Sienna Actions Internationales -0.39%
EdR Fund Big Data Grand Prix de la Finance -0.47%
EdR Fund Healthcare -0.71%
Candriam Equities L Oncology -1.23%
Candriam Equities L Robotics & Innovative Technology -1.67%
Echiquier Global Tech -1.69%
Echiquier World Equity Growth -1.72%
Sienna Actions Bas Carbone -2.03%
Thematics Meta -2.08%
Mirova Global Sustainable Equity -2.15%
GIS Sycomore Ageing Population -2.30%
Comgest Monde Grand Prix de la Finance -2.40%
Pictet-Robotics -2.71%
Thematics AI and Robotics -2.74%
Franklin Technology Fund -3.16%
Auris Gravity US Equity Fund -3.19%
BNP Paribas Funds Disruptive Technology -3.43%
Athymis Millennial -3.51%
Square Megatrends Champions -3.94%
Ofi Invest Grandes Marques -4.26%
ODDO BHF Artificial Intelligence -4.34%
Loomis Sayles U.S. Growth Equity -5.30%
Echiquier Artificial Intelligence Grand Prix de la Finance -6.37%
Pictet - Digital -8.57%
R-co Thematic Blockchain Global Equity Grand Prix de la Finance -9.47%
PERFORMANCE ABSOLUE Perf. YTD
SRI

« Les faux départs n'abolissent pas la ligne d’arrivée » selon Carmignac Risk Managers...

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Didier%20Saint-Georges%20v3.jpg

Didier Saint-Georges, Membre du Comité d'Investissement de Carmignac Risk Managers

 

 

En ce début du dernier trimestre 2017, il est tout à fait saisissant de constater que ni la BCE ni la Fed n’ont encore mis en œuvre les prochaines étapes respectives de « normalisation » de leurs politiques monétaires, alors que le contexte économique le justifierait largement. La Fed est plus avancée, mais est demeurée extrêmement accommodante. La BCE n’a même pas encore bougé. En zone euro, la croissance économique est pourtant largement au-dessus de son potentiel de long terme, et les anticipations d’inflation se sont stabilisées, voire redressées. Aux États-Unis, la croissance demeure ferme, et la situation de l’emploi se tend chaque jour.

 

Dans les deux régions, le renchérissement du prix des actifs financiers appelle à la responsabilité des banquiers centraux de cesser d’enfler davantage le phénomène. Mais par peur des risques politiques à répétition depuis l’été 2016, par frustration à l’égard d’un objectif d’inflation élusif inscrit dans leurs statuts, peut-être par peur des marchés, les Banques centrales ont jusqu’à ce jour donné raison aux investisseurs qui ont fait le pari que le moment difficile serait sans cesse remis à plus tard. Cette succession de faux départs a prolongé le prodige artificiel d’une corrélation positive entre actions et obligations. La reprise du cycle économique conjuguée au soutien monétaire a continué de fournir aux marchés le cocktail euphorisant capable d’élever sans discontinuer le prix de toutes les classes d’actifs. Les téméraires ont continué d’être récompensés, et la gestion des risques d’être superflue.

 

La ligne d’arrivée de ce parcours d’obstacles pourtant n’a nullement disparu, et les banquiers centraux reconnaissent qu’ils s’en sont même maintenant considérablement rapprochés. Les marchés de taux ne se sont pas préparés à cette inflexion, tandis que les marchés d’actions espèrent pouvoir s’arracher, tant que le cycle économique les soutiendra, à la force de gravité qu’exerceront alors les obligations.

 

 

La ligne est désormais tracée

 

Sa présidente Janet Yellen l’a confirmé, la phase de réduction de la taille du bilan de la Banque de réserve fédérale américaine, après huit années d’une expansion radicale, débutera d’ici la fin de l’année. L’assouplissement des conditions financières produit par la faiblesse du dollar, et le plan de baisse d’impôts récemment évoqué par Donald Trump ne pourront que renforcer cette perspective. Le président de la Banque centrale européenne est tout aussi engagé : il nous détaillera en octobre les modalités de l’arrêt progressif de l’expansion de son bilan. Pour la première fois depuis 2008, la taille cumulée des bilans des quatre plus grandes Banques centrales du monde commencera de baisser l’an prochain. Et pourtant, les marchés financiers continuent de regarder ailleurs, comme si le « Quantitative Easing à l’infini » constituait encore un scénario plausible.


http://files.h24finance.com/jpeg/Carmignac's%20Note%20-%20Octobre%202017%201.jpg

 

Aux États-Unis, cette complaisance peut plus facilement s’expliquer. Nous pensons nous-même que le cycle économique vit ses derniers trimestres. L’activité industrielle montre déjà quelques signes d’essoufflement (voir notre note de septembre « La stratégie du paratonnerre »). Quant à la croissance de la consommation, elle repose sur une extension historique du crédit à la consommation et une baisse sensible du taux d’épargne, paramètres qui ne recèlent plus guère de marge de progression, en particulier quand les taux d’intérêt remonteront. Par conséquent, il est légitime d’anticiper que la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis fasse long feu.

 

Quand le rythme d’activité s’infléchira, la Fed ne pourra ignorer qu’une poursuite du resserrement monétaire ne ferait que précipiter l’inflexion. C’est déjà cette perspective que reflète la courbe des taux d’intérêt aux États-Unis, obstinément plate. C’est elle aussi qui explique que les valeurs de croissance américaines de nouveau surperforment les actions cycliques, et que le dollar ne se soit pas davantage ressaisi cet été après 8 mois de baisse ininterrompue. Á cet égard, le tardif projet de réductions d’impôts de l’Administration Trump, même s’il parvenait à survivre à une procédure budgétaire qui s’annonce compliquée, n‘est lui-même guère susceptible d’apporter un choc suffisant pour enrayer cette logique.

 

 

« L’Europe, l’Europe, l’Europe »

 

Comme le disait le Président de Gaulle il y a plus de cinquante ans, il ne sert à rien de répéter avec fougue sa foi dans l’Europe, « il faut prendre les choses comme elles sont ». La grande crise financière de 2008 a porté un coup extrêmement lourd au rêve de convergence de la zone euro. Les performances économiques ont profondément divergé entre l’Allemagne et les autres pays, et une polarisation profonde de l’opinion publique s’en est suivie. Les entreprises, investisseurs et allocataires d’actifs mondiaux ont reflété cette crise existentielle en désertant massivement la monnaie unique depuis près de dix ans (voir graphe).

 

http://files.h24finance.com/jpeg/Carmignac's%20Note%20-%20Octobre%202017%202.jpg

 

Certes, après que l’année 2016 eût introduit le risque d’une propagation mortelle des logiques de fragmentation politique et économique à la zone euro, les élections françaises ont enrayé la contamination en 2017. Mais les démocraties européennes demeurent sous la pression de populations frustrées à la fois du peu de richesse économique créée par leurs économies depuis 10 ans, et du partage qui en est fait. Les réformes à l’économie française et à la gouvernance de la zone euro que le Président Emmanuel Macron propose devront impérativement réussir pour que la tentation populiste ne resurgisse pas avec vengeance lors des prochains scrutins. S’il devra surmonter la résistance au changement en France, il contrôle néanmoins largement la mise en œuvre de son programme. Il devra en revanche convaincre la prochaine coalition allemande de la nécessité d’une réforme de la zone euro, et cette coalition n’est même pas encore signée.

 

Mais entre la tradition allemande du compromis politique intelligent (« Konsens denken »), et l’impératif absolu pour les partis modérés (CDU-CSU, FDP, Verts, SDP) de s’accorder sur un projet d’avenir crédible sous peine d’être délogés in fine par les extrêmes nationaux, il est légitime de faire le pari que l’intérêt d’une volonté politique commune prévaudra. Á court terme, le soutien du cycle économique aidera à faire accepter les réformes les plus difficiles, et c’est aussi le sens qu’il faut attribuer au pas de charge adopté par le gouvernement du premier Ministre français Edouard Philippe dans son action.

 

Ce cycle de croissance et cette nouvelle dynamique européenne ne permettront pas aux marchés obligataires de la zone euro d’esquiver l’impact que les réductions d’apport de liquidités de la BCE s’apprêtent à leur infliger. Le niveau extraordinairement bas des taux d’intérêt de la dette souveraine allemande sera bientôt intenable. C’est un risque qu’il est impératif de continuer de gérer, même si les faux départs successifs ont rendu les couvertures infructueuses ces derniers mois. En revanche, le retour des capitaux vers la zone euro, ainsi que le redressement de la courbe des taux pourraient dans un premier temps s’ajouter aux mérites du cycle économique pour protéger les marchés d’actions européens du risque obligataire, et renforcer en tendance la confiance des investisseurs dans la monnaie unique.

 

 

Achevé de rédiger le 02/10/2017

 

Pour en savoir plus sur les fonds Carmignac Risk Managers, cliquez ici.

Autres articles

ACTIONS PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Arc Actions Rendement 4.68%
Indépendance Europe Mid 3.30%
Chahine Funds - Equity Continental Europe 3.20%
BDL Convictions Grand Prix de la Finance 2.82%
Ginjer Detox European Equity 2.75%
Tikehau European Sovereignty 1.63%
Mandarine Premium Europe 1.50%
Groupama Opportunities Europe 1.31%
IDE Dynamic Euro 1.26%
Pluvalca Initiatives PME 1.08%
Indépendance France Small & Mid Grand Prix de la Finance 0.49%
Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe 0.27%
Mandarine Europe Microcap 0.18%
CPR Invest - European Strategic Autonomy 0.01%
Tailor Actions Entrepreneurs -0.04%
JPMorgan Euroland Dynamic -0.06%
Axiom European Banks Equity -0.10%
Gay-Lussac Microcaps Europe -0.16%
HMG Découvertes -0.37%
Maxima -0.42%
Sycomore Sélection Responsable -0.47%
DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe Grand Prix de la Finance -0.51%
Sycomore Europe Happy @ Work -0.61%
VALBOA Engagement -0.66%
Amplegest Pricing Power Grand Prix de la Finance -0.83%
Fidelity Europe -0.90%
Tocqueville Euro Equity ISR -1.26%
Tocqueville Croissance Euro ISR -1.83%
INOCAP France Smallcaps -2.04%
Europe Income Family -2.17%
Moneta Multi Caps Grand Prix de la Finance -2.25%
LFR Inclusion Responsable ISR -2.30%
VEGA Europe Convictions ISR -2.45%
Mandarine Unique -2.63%
Alken European Opportunities -2.74%
Lazard Small Caps Euro -2.90%
Echiquier Major SRI Growth Europe Grand Prix de la Finance -2.95%
ODDO BHF Active Small Cap -3.08%
Tocqueville Value Euro ISR -3.15%
VEGA France Opportunités ISR -3.51%
R-co 4Change Net Zero Equity Euro -3.54%
Dorval Drivers Europe -3.93%
DNCA Invest SRI Norden Europe -4.46%
Uzès WWW Perf -4.67%
Tailor Actions Avenir ISR -4.74%
EdR SICAV Tricolore Convictions Grand Prix de la Finance -6.52%
Groupama Avenir PME Europe Grand Prix de la Finance -7.36%
OBLIGATIONS Perf. YTD