| CAC 40 | Perf Jour | Perf Ytd |
|---|---|---|
| 7772.45 | +0.92% | -4.63% |
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| Pictet TR - Sirius | 3.78% |
| Candriam Absolute Return Equity Market Neutral | 2.98% |
| JPMorgan Funds - Europe Equity Absolute Alpha | 2.46% |
| Pictet TR - Atlas Titan | 1.68% |
| RAM European Market Neutral Equities | 1.44% |
| Pictet TR - Atlas | 0.91% |
| Sapienta Absolu | 0.91% |
Syquant Capital - Helium Selection
|
0.53% |
| Candriam Bonds Credit Alpha | 0.44% |
| Cigogne UCITS Credit Opportunities | 0.24% |
| Schelcher Optimal Income | 0.06% |
BDL Durandal
|
-0.52% |
| H2O Adagio | -0.72% |
DNCA Invest Alpha Bonds
|
-0.88% |
| ELEVA Global Bonds Opportunities | -1.03% |
| AXA WF Euro Credit Total Return | -1.47% |
| BNP Paribas Global Absolute Return Bond | -1.82% |
| Jupiter Merian Global Equity Absolute Return | -2.16% |
| Alken Fund Absolute Return Europe | -2.17% |
| Sienna Performance Absolue Défensif | -4.22% |
| Fidelity Absolute Return Global Equity Fund | -4.68% |
| ELEVA Absolute Return Dynamic | -5.45% |
Exane Pleiade
|
-5.55% |
| MacroSphere Global Fund | -8.99% |
Trois allocataires d'actifs donnent leur vision du marché...

Pierre Bermond, associé-fondateur d'EOS Allocations, François Pasquier, président de Fourpoints IM et responsable de la sélection de fonds chez Herez Patrimoine et Christophe Brochard, fondateur et dirigeant de Groupe Quinze Gestion Privée sont alors intervenus pour échanger sur ces questions.
Externalisation financière : les différentes raisons
Christophe Brochard évoque la complexité des marchés financiers. Aussi, selon lui, les conseillers ne sont pas forcément organisés pour arbitrer tous les portefeuilles en une journée. De son côté, Pierre Bermond met en lumière les trois enjeux majeurs de cette externalisation :
- Le gain de temps,
- L’expertise et le process offerts par l’allocataire d’actifs,
- L’aspect règlementaire (le conseiller peut justifier d’un suivi des fonds…).
Allocation d’actifs : les différents profils proposés
La manière classique de construction de profil (25% d’actions pour un profil prudent, 50% pour un profil équilibre et 75% pour un profil dynamique) n’est plus d’actualité selon le dirigeant de Groupe Quinze Gestion Privée. Une des raisons est la partie réputée stable du portefeuille.
Représentée le plus souvent par des obligations, cette poche est, selon lui, extrêmement risquée aujourd’hui. En effet, les taux sont très bas et ne rapportent plus rien. Il serait même « très dangereux d’avoir un profil prudent ». Ainsi, Christophe Brochard préfère travailler sans contraintes d’allocations via des profils flexibles.
À contrario François Pasquier voit les obligations (souveraines) comme un « actif de refuge fantastique » dans les périodes de marché compliquées et n’envisage pas d’écarter ce segment dans la construction des portefeuilles.
L’associé-fondateur d’EOS Allocations rejoint Christophe Brochard sur la déception qu’ont pu avoir les investisseurs au sujet des profils prudents, et évoque même la « crise des prudents ». Cependant, Pierre Bermond nuance les propos du dirigeant du groupe Quinze Gestion Privée sur le rôle des obligations. En effet, des obligations d’entreprises européennes High Yield à courte maturité ne permettent pas ou plus de réduire sensiblement la volatilité d’un portefeuille. Cependant, les taux souverains américains à forte duration ont permis à Nordea Stable Return ou encore Carmignac Patrimoine de plutôt bien naviguer dans la baisse.
« Vive le fonds euro » s’exclame-t-il ensuite. Pierre Bermond souligne l’importance qu’a eu le fonds euro dans une crise de recorrélation totale des actifs où même la meilleure allocation voyait sa performance chuter. En revanche, il constate que le fonds euro est amené à baisser dans les allocations.
Sélection de fonds : le nerf de la guerre
Pierre Bermond et son équipe s’intéressent à la capacité du gérant à performer dans le futur indépendamment des performances passées. Pour juger un fonds actions, l’expert en allocation d’actifs s’attarde sur le style du fonds (growth, value), sur sa taille de capitalisation, sur la répartition sectorielle et géographique, etc. Ensuite, il regarde la gestion à la loupe : un changement de gérant, de process, ou de structure capitalistique sont autant d’éléments à relever.
Christophe Brochard procède en deux étapes. La première, de façon quantitative (analyse des ratios), consiste à rassembler les deux meilleurs fonds de chaque catégorie. Ensuite, l’allocataire va extraire une liste resserrée d’environ 80 fonds. Parmi ceux-là, il faudra toujours se demander « quels sont ceux qui aujourd’hui sont les plus à même d’effectuer de la surperformance ? ».
François Pasquier s’intéresse davantage à la société de gestion en elle-même. Selon lui, la proximité avec les gérants est primordiale. Le responsable de la sélection de fonds chez Fourpoints Investments Managers est en relation avec environ 25 sociétés pour une liste d’environ 70 fonds suivis.
Et maintenant, que faire ?
Dans cette période d’incertitude, François Pasquier privilégie les fonds flexibles, c’est-à-dire ceux qui auront la latitude pour se positionner sur des sociétés gagnantes quelles que soient les circonstances. Le sélectionneur de fonds appelle à la prudence concernant les valeurs ayant le plus décoté (i.e. le value). Sur la partie crédit, selon lui, les conditions sont bonnes et il y aura des opportunités.
Christophe Brochard, quant à lui, est confiant sur les actifs à risques, il a même rechargé deux fois du risque (dans les portefeuilles) courant mars. « La sortie du confinement devrait bien se passer », affirme-t-il. Cependant, le dirigeant attire l'attention sur le segment des dettes d’État européens. Selon lui, il y a un vrai risque, en raison notamment de la faible marge de manœuvre de la Banque Centrale Européenne.
Enfin, Pierre Bermond sait que l’on devra faire des compromis. « Oui, la santé et le digital s’en sortiront, mais tout le monde en veut ! », souligne-t-il. Les titres value sont au contraire très décotés, et offrent un potentiel de rebond. Malheureusement, c’est le cas depuis maintenant plusieurs années. Enfin, le fondateur d’EOS Allocations rappelle que les chiffres macroéconomiques seront, sans aucun doute, très mauvais. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les marchés financiers ne pourront pas rebondir. Rappelons-nous 2009 : une économie exécrable mais un marché en forte hausse dès mars.
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| Triodos Impact Mixed | -2.66% |
| Storebrand Global Solutions | -3.04% |
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Palatine Europe Sustainable Employment
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| R-co 4Change Net Zero Equity Euro | -7.94% |