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Cette société de la Place Vendôme positionne aussi sa conférence sous le signe de l'ISR...

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La conférence annuelle de J.P. Morgan Asset Management était placée sous le signe de l’Investissement Socialement Responsable, nouveau focus du groupe dont 61% des encours globaux sont désormais ISR, la partie obligataire l’étant déjà à 100%.

 

Kyril Courboin, Directeur général de JPMorgan Chase & Co pour la France, et Directeur régional pour le Benelux, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, et Pietro Grassano, Directeur Général de J.P. Morgan Asset Management France, ont inauguré la conférence avec un agenda chargé.

 

 

Perspectives macro et hypothèses de performance à long terme


  • L’optimisme structurel de la banque est actuellement remis en cause par des tendances cycliques négatives, explique Vincent Juvyns, stratégiste dédié à la clientèle du Benelux, de France et de Genève. Les cycles économiques sont aujourd’hui moins amples, les banques centrales parvenant à maîtriser l’inflation, avec une croissance structurellement moins dynamique, et un endettement toujours plus élevé.
  • Les marchés de taux sont peu attractifs. Les estimations de performance de J.P. Morgan AM sont de 1,75% pour l’OAT 10 ans et de 0,75% pour l’OAT 30 ans. Seul le haut rendement européen atteint 4% dans les prévisions.
  • Si à long terme, le stratégiste favorise les actions des pays émergents et de l’Europe, c’est aux Etats-Unis qu’il recommande à court terme de surpondérer ses actifs. Il observe qu’une allocation équilibrée (NDLR : la répartition actions/obligations n’a pas été précisée mais on imagine une allocation 50/50) devrait rapporter autour de 4%/an en moyenne quand on en attendait 8% voici quelques années.
  • Vincent Juvyns estime que l’impact des mesures de relances aux Etats-Unis va se dissiper en 2019, alors que la politique monétaire risque de se faire plus restrictive. Les perspectives seront donc moins favorables en 2020.

 

Economies des pays émergents : encore un peu de pain noir


  • La fermeté du billet vert et la diminution du commerce mondiale pèsent encore sur les émergents. 
  • Il faut attendre l’effet des mesures contra cycliques en Chine, et celui de mesures complémentaires qu’il anticipe de la part du pouvoir à Beijing, avant que ne se redressent les économies des pays émergents. Ces dernières seraient grandement bénéficiaires d’une éventuelle baisse marquée du dollar.

 

L’Europe empêchée par ses défis politiques internes.

 

La fin du modèle bipartisan en Europe, qui subsiste encore aux Etats-Unis, a ouvert les portes à des pouvoirs fragmentés où se rejoignent parfois les extrêmes comme en Italie. La Belgique se retrouve une nouvelle fois sans gouvernement.


Le rendement des bons du Trésor américain devrait monter lentement


  • Le resserrement quantitatif produit mécaniquement la raréfaction de l’offre de papier sur le marché américain et une certaine tension sur les rendements. Cette progression devrait rester contenue car les rendements réels positifs attireront les investisseurs.
  • Le stratégiste a relevé le risque de liquidités posé notamment par les ETF obligataires dans la catégorie « Haut Rendement ». La taille du marché américain du haut rendement a triplé en 10 ans, mais les soldes de titres des brokers se sont effondrés !

 

Les valorisations ont baissé mais les perspectives bénéficiaires se sont aussi dégradées.

 

Fin 2018, les hausses de BPA étaient estimées à 10%. Elles sont passées à 6% fin Janvier.

 

L’allocation d’actifs de J.P.Morgan AM devient plus prudente :

 

  • Légère sous pondération des actions et des obligations,
  • Au sein des actions :

surpondération des grandes capitalisations américaines, et

sous pondération des émergents et de l’Europe hors UK.

  • Au sein des obligations :

surpondération des emprunts d’Etat américains, et

sous pondération des emprunts souverains de la zone Euro et des émissions privées,

  • Devises : neutre sauf le Yen qui est surpondéré.

 

 

Investissements ISR dans les gestions actions et obligations


Joanna Crompton, Gérante des fonds JPM Europe Sustainable Equity Fund et JPM Global Sustainable Equity Fund, a animé cette partie de la conférence avec Pierre-Yves Bareau, Directeur de la gestion Dette émergente, et Christian Preussner, Spécialiste produits actions américaines.

 

Deux continents, deux conceptions de l’ISR :

 

  • J.P. Morgan AM souligne que la majorité des investisseurs européens respecte les critères ESG pour des raisons éthiques tandis que leurs homologues américains le font en raison d’avantages perçus en matière de risque. Est-ce une approche purement utilitaire des américains ? Non, pas seulement…
  • l’intégration des critères ESG accélère plus fortement aux Etats-Unis qu’en Europe qui continue d’œuvrer par un filtrage négatif chez la plupart des acteurs,
  • L’Europe est en avance, une fois n’est pas coutume : 74% des investisseurs en Europe ont adopté, au moins en partie, la gestion ISR contre 35% aux Etats Unis et 27% en Asie Pacifique. 

 

D’où vient la demande d’investissements durables ?

 

  • La génération Y qui considère, pour 86% d’entre elle, que les critères ESG sont importants dans les décisions d’investissements,
  • Les événements de violence par les armes, ou le cyberespace et les catastrophes naturelles, qui poussent les investisseurs à s’intéresser aux risques ESG.

 

Pierre-Yves Bareau a illustré l’impact des critères ESG dans les pays émergents. Il compare ainsi le Mexique au Venezuela. Le premier a réussi son ouverture à l’Amérique du Nord après la « Tequila Crisis », a bénéficié de flux de capitaux et de notations de crédit en amélioration. Le second a fait défaut, est empêtré dans une profonde crise sociale et politique tandis que le fléau de la pollution continue de se répandre.

 

Il a aussi donné l’exemple d’un émetteur obligataire indonésien, producteur d’huile de palme. L’entreprise s’est vu refuser la souscription par un collège d’investisseurs réclamant plus d’engagements dans les dimensions ESG. L’émission a pu finalement être placée après que les dirigeants ont nettement revu à la hausse leurs objectifs.

 

 

Pays émergents, l’eldorado des investisseurs dans l’année du Cochon ?


En paraphrasant les propos de Vincent Juvyns, rappelons que l’année du Cochon apporte « fortune » et « joie de vivre » en astrologie chinoise. Qu’en sera t’il selon la grande maison américaine ?

 

  • Richard Titherington, Directeur de la gestion actions Marchés Emergents et Asie Pacifique, observe que les bénéfices dans les marchés émergents ont résisté en 2018 en dépit de la fermeté du billet vert.
  • Il insiste à raison sur le faible ratio P/BV qui clôt l’an dernier à x1,5 contre x3 à la veille de 2008et x1 en 1998 dans le sillage de la crise du bath thaïlandais, une situation extrême.
  • Le potentiel des actions émergentes à 5 ans est de 25-35% selon le modèle de la banque, avec en tête les grandes capitalisations chinoises les plus attractives ! Richard Titherington entend augmenter les intérêts de la gestion dans la section A des actions chinoises eu égard à leur fort potentiel.

 

Le saviez-vous ?

 

  • 933 actions A chinoises offrent une liquidité supérieure à 10 M$/jour contre 648 dans le reste des marchés émergents,
  • Le marché des actions A chinoises est bien diversifié dans la santé, la consommation, les services publics, la finance, l’industrie, la technologie, les matériaux, les télécommunications et l’immobilier.

 

 

Solutions multi-assets : JPM Global Income Fund et JPM Global Macro Opportunities Fund


Olivia Mayell, Managing Director et Spécialiste Produits, animait la présentation faite par les gérants Eric Bernbaum et Michael Shoenhaut, tous deux basés à New York.

 

Nous avons retenu les positionnements respectifs des fonds.

 

Pour le fonds « income »

 

  • Actions allégées avec une allocation géographiquement diversifiée,
  • Liquidation de l’allocation Investment Grade américaine, et nouvelle position dans le crédit titrisé des agences paragouvernementales (Fannie Mae etc),
  • Maintien de l’allocation au crédit à haut rendement américain, et nouvelle exposition au segment européen de la classe d’actifs.


Pour le fonds « Macro Opportunities »


  • 23% de sensibilité aux actions (delta 23%), en dessous de la moyenne historique plus proche de 35%,
  • 0,1 en duration obligataire, en deçà de la moyenne historique de 2 ans environ,
  • Surpondérations du dollar et du Yen au détriment de l’euro, du dollar Australien et du rand Sud-Africain.

 

En conclusion, nous avons noté un peu plus d’optimisme de la part des spécialistes de J.P. Morgan AM à l’aune de la pause dans la politique monétaire officiellement déclarée par le Président de la Réserve Fédérale Jerome Powell le 30 janvier.


 

Pour en savoir plus sur JP Morgan AM, cliquez ici.


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